19/04/2026
ET SI VOUS AVIEZ CHOISI VOS PARENTS… MAIS PAS POUR LES RAISONS QUE VOUS CROYEZ ?
Et si vous aviez choisi vos parents… mais pas du tout pour les raisons que vous imaginez au premier abord. L’idée peut sembler étrange, presque irritante selon les moments de vie, et pourtant elle ouvre une perspective assez fascinante. Avant de naître, en tant qu’âme, vous n’auriez pas seulement choisi vos parents, mais aussi votre date de naissance, votre lieu d’arrivée sur Terre avec sa météo particulière, son ambiance, son énergie, jusqu’à votre prénom et certaines expériences marquantes que vous alliez traverser. Une sorte de scénario global, pas dans les détails, mais dans les grandes lignes évolutives.
Et dans ce scénario, le choix des parents ne serait pas basé sur l’amour facile ou le confort émotionnel, mais sur l’efficacité de transformation. Vous n’auriez pas choisi des parents parfaits, mais des parents stratégiques.
Le premier parent, notamment, aurait un rôle très précis. Il porterait un défaut que vous avez vous-même déjà incarné dans une autre expérience, un défaut dont vous avez décidé de vous libérer. Pas n’importe lequel, mais celui qui vous insupporte profondément, celui qui, enfant, vous donne cette sensation d’injustice, d’incompréhension ou de manque d’amour. Cela peut être le jugement constant, la critique, la médisance, une forme de dépendance comme l’alcool ou le besoin de validation, une colère explosive, une froideur émotionnelle, une tendance à manipuler, à contrôler, à fuir ses responsabilités ou encore à blesser par les mots ou les gestes.
Ce défaut devient alors omniprésent dans votre perception d’enfant. Il vous dérange, il vous heurte, il vous construit aussi. Parce qu’en vous répétant intérieurement que vous ne serez jamais comme ça, vous créez une direction, une bifurcation dans votre trajectoire. Ce rejet profond devient en réalité une impulsion d’évolution. Ce n’est pas agréable, ce n’est pas doux, mais c’est puissant. Il y a là une forme de mécanisme presque génétique dans la mémoire comportementale, une sorte de reprogrammation par contraste, où l’observation répétée d’un trait déclenche une réponse interne visant à ne pas le reproduire.
Si vous prenez quelques instants pour revisiter votre enfance, il est souvent assez clair d’identifier quel parent correspond à cette dynamique et quel défaut précis vous a le plus affecté. Ce n’est pas toujours le plus visible extérieurement, mais c’est celui qui vous a touché au cœur, celui qui a déclenché chez vous une réaction forte, presque viscérale.
Le deuxième parent, lui, joue un rôle plus subtil mais tout aussi déterminant. Il incarne un défaut que vous ne souhaitez pas développer dans votre futur d’adulte, mais qui ne vous a pas forcément blessé de manière aussi intense. C’est quelque chose de plus diffus, une impression que ce comportement vous éloignerait de vous-même si vous l’adoptiez. Cela peut être une tendance à se sacrifier, à manquer d’ambition, à éviter les conflits, à se conformer pour être accepté, à ne pas oser s’exprimer pleinement, à vivre dans la peur du regard des autres, à procrastiner sa propre vie ou à rester dans une zone de confort limitante.
Ce défaut agit comme une sorte de repère intérieur. Il ne provoque pas nécessairement de rejet violent, mais il crée une lucidité. Une sensation que ce chemin n’est pas le vôtre. Une invitation à choisir autrement, sans forcément passer par la confrontation, mais plutôt par la conscience.
Dans cette lecture, les parents deviennent moins des figures à juger que des vecteurs d’expérience. Cela ne nie en rien les difficultés, les blessures ou les émotions vécues, mais cela propose un déplacement du regard. Passer de “qu’est-ce qu’ils m’ont fait” à “qu’est-ce que cela a activé en moi” ouvre un espace différent, plus constructif.
Il ne s’agit pas non plus de devenir l’opposé rigide de ces défauts, car cela reste une réaction et non une transformation. Refuser le jugement tout en jugeant ceux qui jugent, refuser le contrôle tout en contrôlant autrement, ce sont des pièges subtils. L’enjeu est plutôt d’intégrer, de comprendre et de choisir consciemment une autre manière d’être.
Dans une perspective plus large, presque comme une hypothèse de travail, on pourrait imaginer qu’il existe une forme d’accord préalable, une sorte de pacte implicite où chacun accepte de jouer un rôle pour permettre à l’autre d’évoluer. Une vision qui ne justifie pas tout, mais qui peut parfois apporter une lecture plus apaisée et plus cohérente de certaines dynamiques familiales.
En prenant un moment pour observer votre propre parcours, la question devient alors intéressante non pas pour trouver une vérité absolue, mais pour explorer votre propre évolution. Quel défaut vous a le plus marqué chez l’un de vos parents, quelle décision intérieure cela a créé en vous, et aujourd’hui, êtes-vous en train de réellement le transformer ou simplement de le fuir sous une autre forme.
Peut-être que le véritable choix n’est pas celui d’une vie facile, mais celui d’une vie qui pousse à grandir, parfois à travers des expériences inconfortables mais profondément structurantes. Et dans ce cadre, les parents ne seraient pas des erreurs de casting, mais des partenaires d’évolution, parfaitement imparfaits.
Oana Martins
En seance je t accompagne vers un mieux etre global