28/01/2026
**L’énergie avant la volonté :
prendre soin de sa “batterie” quand on traverse un deuil amoureux**
S’il existait un mode hibernation humaine,
je serais probablement volontaire.
Après une rupture, beaucoup de personnes me disent :
« Je sais ce que je devrais faire… mais je n’ai plus l’énergie. »
Et c’est normal.
Le deuil amoureux ne fatigue pas seulement le cœur.
Il épuise le système nerveux, la concentration, le corps.
Dans cet état, la volonté ne suffit pas.
On peut se motiver un temps.
On peut tenir à coups de café, d’obligations, de “il faut”.
Mais quand la batterie est vide,
le fameux “coup de pied magique” ne fonctionne plus.
Ce n’est pas un manque de force.
C’est un manque d’énergie.
1.Pourquoi l’énergie baisse autant après une rupture
Une séparation n’est pas qu’un événement émotionnel.
C’est un choc biologique et nerveux :
- sommeil fragmenté,
- hypervigilance,
- ruminations,
- dérèglement des rythmes,
- baisse de motivation et de clarté mentale.
Avant de “se remettre en mouvement”,
le corps a besoin de se re-synchroniser.
2. Retrouver un minimum de rythme (sans discipline rigide)
Nos organismes fonctionnent avec des rythmes internes -
veille / sommeil, énergie / repos, lumière / obscurité.
Quand ces rythmes sont bousculés,
on se lève fatigué(e),
on traîne dans la journée,
et le soir… le sommeil ne vient pas.
Un repère simple et doux :
s’exposer à la lumière naturelle le matin, même brièvement.
Quelques minutes près d’une fenêtre ou dehors
aident le cerveau à comprendre :
« la journée commence ».
Ce n’est pas une routine parfaite.
C’est un signal de sécurité.
3. Nourrir le cerveau sans montagnes russes
Quand on est émotionnellement fatigué(e),
le cerveau réclame du sucre rapide.
Ça soulage sur le moment…
puis l’énergie s’effondre encore plus.
Sans viser une alimentation idéale,
l’idée est simple :
éviter les grands écarts,
et offrir au corps un minimum de stabilité.
Des repas réguliers,
des collations simples,
quelque chose de nourrissant - pas punitif.
Ce n’est pas du contrôle.
C’est du soin.
4. S’autoriser des micro-pauses (vraies)
Quand tout est lourd intérieurement,
le cerveau n’a pas besoin de longues vacances.
Il a besoin de respirer souvent.
Toutes les 45–60 minutes,
une pause très courte peut suffire :
se lever, s’étirer, regarder dehors, changer de pièce.
Pas scroller.
Pas “s’évader”.
Juste changer de posture.
Si tu ajoutes à cela
2 ou 3 respirations lentes et profondes,
le système nerveux commence à se calmer.
C’est discret.
Mais cumulatif.
5. Un rituel simple pour les jours “sans énergie”
Sans obligation.
Sans perfection.
- Matin : un peu de lumière + un verre d’eau
- Journée : alterner temps de concentration et micro-pauses
- Alimentation : quelque chose de régulier et nourrissant
- Moment de tension : respirer lentement, changer d’air
- Soir : diminuer les stimulations, baisser la lumière
- Sommeil : faire de la place au repos, même imparfait
Ce n’est pas un programme.
C’est un cadre de soutien.
6. L’essentiel à retenir
La volonté, c’est un effort conscient.
L’énergie, c’est ce qui rend l’effort possible.
Quand tu traverses un deuil amoureux,
te demander d’être performant(e), motivé(e), discipliné(e)…
revient à exiger une course
avec un réservoir vide.
Commencer par recharger doucement la batterie,
c’est déjà un acte de respect envers toi-même.
Et souvent,
c’est à partir de là
que la suite devient possible.
-
P.S.
Qu’est-ce qui, en ce moment, te redonne un tout petit peu d’énergie ?
Même quelque chose de minuscule.
Mettre des mots dessus, c’est déjà nourrir la batterie.