10/04/2026
La méchanceté des mots, la haine, les médisances…
Quand elles viennent de quelqu’un qui a compté pour moi, elles ne glissent pas.
Elles me traversent.
Je me répète souvent que ces mots pleins de rancœur ne viennent pas de nulle part.
Qu’ils cachent quelque chose de plus profond…
Un trou béant, une douleur que je devine sans la voir.
Parce que sans blessure, on ne dirait pas tout ça.
On ne me dirait pas tout ça.
Alors je me demande, en silence :
qu’est-ce qu’il y a de l’autre côté du miroir ?
Qu’est-ce que tu essaies vraiment de me dire à travers cette violence ?
J’imagine une souffrance si forte
que les mots deviennent des armes.
Que me blesser devient la seule manière de répondre.
Comme si tu rendais ce que tu as ressenti.
Et ça me serre le cœur.
Parce que ma première impulsion, à moi aussi,
ce serait de répondre sur la même énergie,
de me défendre, de renvoyer coup pour coup.
Mais au fond, je sais que ce n’est pas juste.
Que ce n’est pas ce que je veux être.
Alors je laisse sortir les larmes.
Je sens la blessure, le rejet… sans les fuir.
Et doucement, je reviens à moi.
Et je choisis autre chose.
Je choisis de t’envoyer de l’amour.
Parce que je sais que, d’une manière ou d’une autre,
je t’ai fait souffrir aussi.
Peut-être même sans m’en rendre compte.
Peut-être que ma simple présence, aujourd’hui, est devenue trop lourde pour toi.
Peut-être que j’ai laissé un vide en partant.
Un manque que je ne peux plus combler.
Et pour ça… je suis désolée.
Vraiment.
J’ai fait comme j’ai pu, avec ce que j’étais,
avec ce que je comprenais à ce moment-là.
Je sais aussi que tu ne changeras peut-être jamais de regard sur moi.
Que ta colère restera.
Que ta rancœur vivra encore longtemps.
Et ça me rend triste…
parce que je sais ce que ça fait, de garder ça en soi.
Ça ronge. Ça alourdit. Ça abîme.
Mais aujourd’hui, je ne porte plus ça pour toi.
Je ne suis plus responsable de ce que tu fais de ta douleur.
Chacun avance avec ses blessures,
avec ses silences, avec ses armures.
Et quand on garde tout à l’intérieur trop longtemps,
le corps finit par parler à notre place.
Alors moi, je ne veux pas nourrir ça.
Malgré tout ce que tu m’envoies,
malgré la dureté de tes mots…
Je t’envoie de l’amour.
Parce que c’est tout ce que je veux laisser derrière moi.
Parce que c’est tout ce que je veux garder en moi.
Parce que, profondément,
je crois encore que la vie est faite d’amour,
pas de haine.
✨ Et vous… comment réagissez-vous quand quelqu’un vous blesse avec des mots ? Répondez-vous, ou choisissez-vous de prendre du recul ?
Sonia Deluen
Praticienne en accompagnement bien-être et énergétique
Ame A Tera