07/01/2026
Il y a cet élan,
indomptable et doux à la fois,
qui traverse l’art comme un souffle,
qui fait lever la pâte, frémir les corps,
et trembler la main avant le geste juste.
Il naît dans la danse improvisée des idées,
dans la cuisine où les épices se mélangent,
où les mains se croisent,
où la grâce devient mémoire partagée.
Mais surtout,
cet élan là,
amplifie dans le partage.
Quand on ouvre un espace ensemble,
sans masque ni performance,
un lieu aux contours de plaisir,
où la liberté d’être soi s’élargit au contact des autres.
Alors on ritualise,
on créer,
on dessine,
on symbolise,
on donne du sens,
à tout autour de nous et en nous.
On ancre l’invisible dans la matière.
Des morceaux de papier pour écrire l’élan,
le plier, le froisser, le libérer.
Une bougie pour veiller,
flamme fragile et persistante,
qui rappelle que le feu se transmet.
Une musique commence,
elle n’impose rien,
elle invite.
Les corps répondent,
timides puis confiants,
et la danse essence devient langage commun.
Dans cet instant,
l’art n’est plus objet,
la cuisine n’est plus recette,
le mouvement n’est plus effort.
Tout devient lien.
Et dans ce cercle vivant,
nous créons,
ensemble,
un espace où il fait bon exister.
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