07/01/2026
CHEVAL DE FEU!
Nous allons entrer très bientôt dans une nouvelle année du zodiaque chinois, celle du Cheval de Feu. Le zodiaque dont je parle ici n’est pas celui de l’astrologie prédictive. C’est celui du « potentiel énergie » porté par les conjonctions cosmologiques telles que la vision taoïste les considère. Dans ce calendrier « solaire », l’année débute toujours entre le 4 et le 7 février.
Nous allons parler ici de « potentialités énergétiques » et à aucun titre de déterminismes ou d’inductions. Heureusement d’ailleurs car bien souvent le Cheval de Feu est présenté dans son acception la plus négative parce que pulsionnelle proche de la folie. Cette vision est celle de l’épreuve herculéenne des « Cavales de Diomède » où les juments sont rendues folles par leur enfermement et leur nourriture faite de chair humaine. Cette vision est très à l’image de notre époque, tant fascinée par les seuls évènements qui peuvent être dramatisés parce que porteurs de risques, de mort ou de souffrance.
Cela n’est pas le Cheval de Feu. Ce n’est qu’une parcelle de son potentiel rendu négatif par les choix de l’individu. Car le Cheval de Feu, c’est la vie, la vitalité, la fougue. Sa puissante énergie, à l’image de la fougue d’un cheval, est celle de la force de vie, de création, de mise en mouvement, d’activité positive et combative. Elle est cette puissance de la pulsion qui féconde la vie, qui procure la jouissance positive, celle de l’individu qui exulte de joie face au défi qui a été relevé et dépassé, à l’objectif qui a été atteint. Nous sommes là dans l’émotion positive pure, celle qui donne chaud, fait briller les yeux, redore la confiance en soi et dans la vie en nous donnant un sentiment d’invincibilité.
C’est ce potentiel énergie là que l’année Cheval de Feu va nous proposer. A nous de la saisir dans cette acception là plutôt que dans une vision pervertie par nos fantasmes d’individus apeurés par la vie et donc fascinés par la mort.
Et cela est un choix, tout comme celui de voir le verre « à moitié vide ou à moitié plein! Comme dans de nombreux domaines de la vie. Il n’est pas question, dans ce choix, de se leurrer, il est question de regarder dans une direction précise, celle du ciel, de la lumière et de la hauteur. La posture noble et altière du cheval tient à son port de tête, il regarde droit devant, il ne courbe pas l’échine. Suivons cette posture qu’il nous propose et sortons de celle de ceux qui baissent la tête et subissent. L’avenir est peut être bien tout autre que celui qu’on se complait à nous proposer. Il nous appartient de le construire et de laisser chanter les sirènes du pire qui ne veulent qu’une seule chose, nous tirer vers le fond. Cet avenir sombre n’est plus à venir, il est passé, nous l’avons traversé et dieu sait s’il a fait des dégâts. Passons à autre chose et portons un regard juste et véritablement objectif autour de nous. Partout, dans tous domaines et dans toutes les générations, il y a des personnes qui font le meilleur et oeuvrent à ce meilleur en aimant ce qu’elles font, en le faisant bien, aussi loin que possible avec comme horizon de participer à une vie où chacun peut, à son niveau, révéler et réaliser ce qu’il est.
C’est ce que je vous souhaite à tous pour cette année du Cheval de Feu.