07/05/2026
🌿 Le bénévolat dans les soins… parlons-en franchement.
Beaucoup d’entre vous le savent
depuis de nombreuses années, je m’investis auprès des grands malades, des personnes traversant des parcours de radiothérapie et de chimiothérapie, en coupant le feu. C’est un engagement profond, qui vient du cœur, ancré dans ma vocation d’accompagnatrice et de praticienne en soins énergétiques.
Ce que je fais, je le fais avec amour. Sans hésitation. Parce que quand quelqu’un souffre, quand quelqu’un lutte, je ne peux pas rester les bras croisés.
Mais je voudrais partager quelque chose qui me tient à cœur ces derniers temps, quelque chose que j’observe et qui me touche profondément.
Quand je dis “je ne fais pas payer”, certains semblent l’entendre comme une évidence. Comme si la gratuité signifiait que ce temps ne coûte rien, qu’il tombe du ciel, qu’il n’appartient à personne.
Or ce temps existe bel et bien. C’est du temps que je prends sur mes soirées, sur mes week-ends, sur mes moments de repos. Du temps que je n’offre pas à mon compagnon Jacques, à mes enfants, à mes animaux. Du temps qui, parfois, se prend sur mon propre équilibre.
Et au-delà de ça, je tiens à le dire clairement : pour les personnes qui n’ont pas les moyens, j’assure également des soins. Parce que la maladie, la douleur, la détresse ne regardent pas le solde d’un compte en banque. Personne ne devrait se priver d’un accompagnement dont il a besoin pour des raisons financières. C’est une valeur fondamentale pour moi, et je ne transige pas là-dessus.
Et au-delà des séances elles-mêmes, je reste énormément disponible pour toutes les personnes que j’accompagne. Un message t**d le soir, un appel en pleine journée, une angoisse qui surgit entre deux rendez-vous ,je suis là. Toujours. Cette disponibilité constante, elle aussi a un poids, un coût invisible que l’on ne voit pas de l’extérieur mais qui se ressent dans le quotidien.
Le bénévolat, c’est un don librement consenti. Ce n’est pas un droit acquis. Ce n’est pas quelque chose que l’on peut réclamer, exiger, ou même… oublier de reconnaître.
L’humain a changé, et je le ressens de plus en plus. Quelque chose s’est déplacé dans la façon dont certains perçoivent la gratuité comme si elle effaçait automatiquement la valeur de celui ou celle qui donne.
Comme si “c’est gratuit” voulait dire “ça ne compte pas vraiment”.
Mais derrière chaque soin offert, il y a une personne entière qui se mobilise. Une praticienne formée, engagée, qui porte les histoires qu’on lui confie bien au-delà de la séance.
C’est pourquoi j’ai décidé, à partir de maintenant, de cibler mes priorités.
Je continue, parce que c’est ma nature profonde. Parce que le service aux autres fait partie de qui je suis, et je n’imagine pas faire autrement.
Mais aujourd’hui j’avais besoin de le dire, simplement et honnêtement.
Prendre soin des autres, ça commence aussi par reconnaître ceux qui prennent soin. 🙏🌸