Kinésiologie Intégrative - Formation Jocelyn Huet

Kinésiologie Intégrative - Formation Jocelyn Huet École de Kinésiologie Intégrative à Montpellier
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École de Kinésiologie Intégrative à Montpellier. Cabinet • Formation • Fascias • Cohérence du corps • Transmission vivante.

Il arrive qu’à certains moments de la vie, plusieurs tensions se cumulent sans que l’on en mesure immédiatement l’impact...
19/02/2026

Il arrive qu’à certains moments de la vie, plusieurs tensions se cumulent sans que l’on en mesure immédiatement l’impact. Extérieurement, tout semble continuer. Intérieurement, pourtant, quelque chose se fragilise. Le corps se met en vigilance, l’émotion devient plus vive, et un sentiment diffus d’insécurité s’installe.

Lorsque l’on commence un accompagnement dans ce contexte, l’objectif n’est pas de forcer un changement rapide. Il s’agit d’abord de permettre à ce qui a été traversé de trouver une place plus apaisée. Progressivement, l’intensité diminue. L’angoisse devient moins envahissante. Le système cesse d’être en alerte permanente. Ce qui était vécu comme un effondrement se transforme en une phase d’intégration.

Dans un second temps, le travail touche un niveau plus profond : la manière de se positionner face aux relations, aux attentes, aux blessures anciennes. Ce n’est plus seulement la gestion d’un événement, mais une réorganisation intérieure. La sensibilité s’apaise parce que la base devient plus stable. Le regard porté sur soi change subtilement.

À mesure que cette stabilité s’installe, un mouvement naturel émerge. Des décisions deviennent possibles. Une direction se précise. Les choix ne sont plus dictés par la peur ou par la réaction aux événements passés, mais par une cohérence intérieure retrouvée. Ce n’est pas spectaculaire. C’est progressif. Et c’est souvent le signe qu’un véritable réalignement est en cours.



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Jocelyn Huet

Venu pour des douleurs que personne ne comprend. Des douleurs présentes chaque jour, malgré des examens médicaux rassura...
13/02/2026

Venu pour des douleurs que personne ne comprend. Des douleurs présentes chaque jour, malgré des examens médicaux rassurants. À force d’entendre “il n’y a rien”, on finit par douter de soi, par se demander si l’on exagère, si l’on invente, si l’on est condamné à vivre avec. Et pourtant, la douleur est là. Réelle. Concrète. Envahissante.

Mais ce qui s’est joué pendant la séance n’était pas simplement une recherche de cause physique supplémentaire. Ce qui s’est révélé, c’est une vie en suspens. Un jeune homme revenu vivre chez ses parents, enfermé dans une chambre alors qu’une autre part de lui rêve de voyager, d’explorer, d’oser. Entre le confort du connu et l’appel de l’inconnu, quelque chose en lui s’est figé. Et quand l’élan intérieur reste bloqué trop longtemps, le corps finit par porter ce conflit.

La question n’était donc pas “comment supprimer la douleur ?” mais “qu’est-ce que cette situation m’empêche ou m’invite à devenir ?”. Car parfois, le corps ne signale pas un dysfonctionnement, il révèle un passage. Un passage vers plus d’autonomie, plus de responsabilité, plus d’alignement avec sa vérité personnelle.

Ce qui est apparu, derrière les tensions et les symptômes, c’est une tristesse contenue, une forme de désert intérieur, comme si pour ne plus être déçu, il avait peu à peu cessé de s’écouter vraiment. Et c’est là que l’accompagnement prend tout son sens : créer un espace sécurisé où l’on peut revenir à soi, non pas pour analyser sans fin, mais pour ressentir clairement ce que l’on veut vivre.

À la fin de la séance, il a prononcé une phrase décisive : il a décidé de se prendre en charge cette année. Ce type de décision marque souvent un tournant. On ne subit plus, on commence à choisir. On ne cherche plus seulement une solution extérieure, on accepte de devenir acteur de son propre mouvement.

C’est précisément ce que permet un accompagnement structuré : ne pas se contenter de soulager un symptôme, mais relier le corps, les émotions et les choix de vie pour amorcer un changement profond. Quand la douleur ne trouve pas d’explication médicale, cela ne veut pas dire qu’elle est imaginaire. Cela signifie parfois qu’elle demande une lecture plus fine, plus globale, plus incarnée.

Si vous traversez une situation similaire — douleurs inexpliquées, sensation d’être bloqué, difficulté à passer un cap — il est peut-être temps de ne plus chercher seulement “ce qui ne va pas”, mais d’oser explorer ce qui demande à évoluer. Le corps n’est pas un ennemi. Il est souvent le premier messager d’une transformation en attente.

Et parfois, tout commence par une seule décision : celle de se prendre en charge, vraiment.



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Il arrive que nous traversions des périodes où rien ne semble véritablement dysfonctionner, et pourtant quelque chose en...
11/02/2026

Il arrive que nous traversions des périodes où rien ne semble véritablement dysfonctionner, et pourtant quelque chose en nous ne circule plus avec la même évidence. Nous continuons à assumer nos responsabilités, à répondre aux exigences du quotidien, à maintenir une image cohérente de nous-mêmes et de notre environnement, mais une forme de retenue s’installe silencieusement. Elle ne fait pas de bruit. Elle ne crée pas de crise. Elle se manifeste plutôt comme une fatigue diffuse, un sommeil fragmenté, un manque d’élan difficile à nommer. Nous avançons, mais sans véritable expansion.

Lorsque l’on observe ce mécanisme avec davantage de discernement, on réalise qu’il ne s’agit pas d’un manque de capacité ni d’une défaillance personnelle. Il s’agit bien souvent d’une stratégie ancienne, mise en place à un moment de notre histoire où il était plus sûr de se contenir que de s’affirmer. Ne pas trop vouloir, ne pas trop choisir, ne pas trop déranger l’équilibre apparent du système dans lequel nous évoluions. Cette économie intérieure a pu être salutaire. Elle a permis d’éviter l’exposition, le conflit, la déception ou l’intrusion. Mais ce qui fut protecteur à un moment donné peut devenir limitant lorsque les conditions de notre vie ont changé.

Il s’installe alors un décalage subtil entre ce que nous sommes en profondeur et ce que nous nous autorisons à incarner. Nous vivons la vie que nous savons gérer, plus que celle que nous ressentons comme juste pour nous. Le désir se fait discret, non parce qu’il n’existe pas, mais parce qu’il a appris à se taire. Le choix devient hésitant, non par incapacité, mais par prudence. Le corps, fidèle messager, continue pourtant de signaler que quelque chose demande à être reconnu. Il garde en mémoire ce qui n’a pas été pleinement digéré. Il retient ce qui n’a pas trouvé d’espace d’expression.

Le véritable déplacement ne consiste pas à forcer une transformation ni à susciter artificiellement de la motivation. Il s’agit plutôt de réhabiliter la sécurité intérieure. De redonner au système la certitude qu’il est désormais possible d’exister sans se contracter. Lorsque cette sécurité se restaure, progressivement, l’autorisation peut émerger. Autorisation de ressentir. Autorisation de choisir. Autorisation d’occuper sa place sans craindre de déséquilibrer le monde. À partir de là, le désir ne représente plus une menace, mais une information précieuse. Et ce qui semblait figé retrouve une capacité de mouvement.

Changer de regard sur soi, dans ce contexte, ne signifie pas se réinventer de toutes pièces. Cela signifie reconnaître les stratégies qui nous ont permis de tenir, les honorer pour ce qu’elles ont fait, puis accepter de les laisser évoluer. C’est un passage d’une vie organisée autour de la protection à une vie orientée vers la justesse. Et lorsque ce basculement s’opère, même discrètement, une autre qualité de présence devient possible. Plus ancrée. Plus alignée. Plus vivante.

* * *
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Certaines séances ne consiste pas à “aller mieux” ou à régler quelque chose de précis. Elles marquent un arrêt. L’arrêt ...
09/02/2026

Certaines séances ne consiste pas à “aller mieux” ou à régler quelque chose de précis. Elles marquent un arrêt. L’arrêt d’une manière ancienne d’être au monde.

Pendant longtemps, on pouvait porter plus que ce qui nous appartenait. Nous avons tenu, soutenu, compensé, souvent sans même s’en rendre compte. Être là pour les autres, préserver un équilibre, réparer ce qui semblait fragile autour de soi… tout cela faisait partie de notre fonctionnement. Et ce fonctionnement, même s’il était coûteux, nous donnait une place.

Ce qui se passe dans certaine séance, c’est que ce rôle tombe. Pas dans un effort, pas dans une décision mentale, mais naturellement. Comme si quelque chose en soi avait compris que nous n’avions plus à se justifier d’exister, ni à prouver sa valeur par ce que nous faisons pour les autres. Une forme de respect profond pour soi-même s’installe, sans bruit. Une dignité tranquille.

À partir de là, beaucoup de choses se mettent en place toutes seules. Le corps se détend, la tête s’est éclaircie, le cœur s’ouvre prudemment mais réellement. Et dans la vie concrète, les choses commencent à circuler autrement, sans que nous forcions : l’abondance arrivent, le quotidien devenu plus simple. Non pas parce que nous avons fait quelque chose de plus, mais parce que nous avons arrêté de se retenir.

Ce qui reste à la fin, ce n’est pas une réponse toute faite ni une nouvelle identité. C’est un espace ouvert. Un moment où l’on ne sait pas encore exactement qui l’on devient, mais où l’on sait très clairement ce que l’on n’a plus besoin de porter. Et dans cet espace-là, la vie peut enfin reprendre sa place, sans effort, sans lutte, simplement parce qu’on ne l’empêche plus de circuler.

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Il y a des femmes et des hommes qui n’ont pas manqué leur adolescence par distraction, mais par nécessité. Des femmes et...
03/02/2026

Il y a des femmes et des hommes qui n’ont pas manqué leur adolescence par distraction, mais par nécessité. Des femmes et des hommes qui, très tôt, ont dû être disponibles, sérieux, utiles. Quand un parent est fragile, quand la maison demande une présence, quand la vie impose la maturité avant l’heure, l’adolescent ne vient pas. Il reste en suspens. Il n’y a pas eu le temps de claquer une porte, de dire non, de se tromper, de se sentir excessif. Il y a eu, à la place, une discipline silencieuse : tenir, porter, ne pas déranger. Et quelque chose, alors, se fige dans le corps comme une saison qui n’a pas eu lieu.

L’adolescence n’est pas seulement une période. C’est une poussée. Une énergie de séparation, un mouvement de différenciation, un feu qui dit : « je ne suis pas toi ». Quand elle n’est pas autorisée, cette poussée ne disparaît pas. Elle se replie. Elle descend. Elle attend. Elle se loge souvent là où la vie prend appui : dans le bassin, dans le p***s, dans cette zone archaïque où le désir, la force, la verticalité cherchent à naître. Le corps garde en mémoire ce passage manqué, non comme un regret, mais comme une tension de vie non accomplie.

La rébellion, dans ce sens, n’est pas un caprice. C’est une fonction. C’est l’énergie du bois : celle qui initie le mouvement, celle qui rompt l’enfermement, celle qui ose choisir. Sans elle, l’homme devient adaptation. Il compense. Il s’arrange. Il se rend acceptable. Il reste dans le rôle du bon fils, du bon compagnon, du bon professionnel — mais à l’intérieur, quelque chose manque d’air. La poitrine se serre parfois, non par maladie, mais parce que la sortie n’a jamais été prise. L’élan n’a pas trouvé sa voie.

Et la colère, alors, change de visage. Elle n’est plus violence. Elle n’est plus menace. Elle devient une énergie de vie qui frappe doucement à la porte : « bouge ». La colère juste est un moteur. Elle dit stop. Elle trace une limite. Elle restaure un territoire. Elle permet de ne plus être seulement celui qui prend soin, celui qui porte, celui qui s’efface. Elle rend possible une séparation intérieure : rendre le rôle ancien, reprendre sa propre direction.

Parfois, une séance ne fait rien d’autre que cela : retrouver l’endroit où ça pousse. Nommer le seuil. Sentir dans le corps la révolte non vécue, non pour la jouer, mais pour l’autoriser. Un millimètre de mouvement suffit. L’adolescence intérieure n’a pas besoin d’un théâtre. Elle a besoin d’un droit. Et quand ce droit revient, le vivant cesse de compenser. Il recommence à marcher, non dans l’effort, mais dans l’élan.

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Il y a des semaines où l’on ne travaille pas sur un “problème”, mais sur un seuil.Des séances différentes, des histoires...
30/01/2026

Il y a des semaines où l’on ne travaille pas sur un “problème”, mais sur un seuil.
Des séances différentes, des histoires différentes et pourtant, le même mouvement dans le corps.
Comme si quelque chose cessait doucement de vouloir tenir.�Moins l’urgence de rester “correct”.
�Moins le besoin de porter pour préserver le lien.�
Moins cette obéissance invisible qui fait de nous un pilier… au prix de nous-mêmes.

Alors ce qui apparaît n’est pas une rupture. C’est une décrispation.
On commence à sentir que l’appartenance n’a pas besoin du sacrifice.
Que la bonté n’est pas une prison.
Que se taire pour éviter le choc n’est pas la paix, mais une ancienne stratégie de survie.

Dans ces moments-là, il y a du flou, oui. Mais ce flou n’est pas une erreur. C’est l’espace entre deux rives. L’endroit précis où le corps murmure :
« Puis-je être moi… sans me sacrifier ? »
Et peu à peu, quelque chose s’ajuste. Sans forcer. Sans décider trop vite. Juste en retrouvant une sécurité intérieure. On reste relié, mais autrement.

On avance, non pas en obéissant, mais en se respectant. On sort de la boucle, non par combat, mais par justesse.

C’est simple, au fond :
être là, pleinement, sans s’effacer.



Si vous sentez que vous portez encore pour appartenir,� que vous vous retenez pour ne pas perdre ou que votre corps demande un passage…

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Et toi ?Il arrive un moment où l’on ne cherche plus seulement à aller mieux ou à comprendre. Quelque chose de plus essen...
26/01/2026

Et toi ?

Il arrive un moment où l’on ne cherche plus seulement à aller mieux ou à comprendre. Quelque chose de plus essentiel se présente : jusqu’où sommes-nous prêts à nous retenir, à nous adapter, à nous effacer un peu, simplement pour que tout se passe bien ?

Beaucoup grandissent avec une règle silencieuse. Ne pas déranger. Ne pas décevoir. Ne pas être “trop”. Alors on devient fiable, présent, solide. On apprend à encaisser, à tenir, à s’ajuster. Et souvent, cela fonctionne. On avance. On est apprécié. On trouve une place.

Puis, avec le temps, quelque chose fatigue.

Pas forcément une crise. Pas forcément un drame. Mais une tension dans le corps, une lassitude diffuse, une sensation intérieure que l’on porte encore des choses qui coûtent cher. Et une question revient, doucement, parfois sans mots : et moi, dans tout ça ?

Le vrai basculement commence souvent ici. Quand l’on sent qu’il devient nécessaire de se respecter davantage. Poser une limite. Dire non. Faire un choix. Se choisir.

Et avec cela, une peur ancienne apparaît : si je fais cela, est-ce que je vais perdre le lien ? Est-ce que je deviens égoïste ? Est-ce que je déçois ? Est-ce que je trahis ?

Beaucoup ne s’empêchent pas de se choisir par manque de volonté, mais parce qu’ils ont appris très tôt que se choisir pouvait coûter l’amour, la place, la sécurité.

Alors ils restent impliqués. Présents. Disponibles. Investis. Mais pas tout à fait alignés.

Ce que le vivant apprend, doucement, c’est autre chose. On peut se respecter sans devenir dur. On peut poser un cadre sans rompre. On peut arrêter de porter ce qui n’est plus juste, sans casser l’amour.

Il ne s’agit pas forcément de tout transformer, mais de cesser de se nier. Ce n’est pas une rupture. Ce n’est pas une rébellion. C’est un réajustement intérieur.

👉 Apprendre à être soi, sans peur de perdre le lien.



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Habiter l’inconnuQuand l’être humain cherche du sens, il est naturel qu’il construise des systèmes pour se repérer.�Face...
20/01/2026

Habiter l’inconnu

Quand l’être humain cherche du sens, il est naturel qu’il construise des systèmes pour se repérer.�Face à l’incertitude, au temps qui passe, à l’imprévisible, l’esprit tente d’organiser, de comprendre, de relier. Cette dynamique est saine en soi : elle permet de ne pas être complètement perdu dans l’expérience de vivre. Le problème n’apparaît pas dans la recherche de sens mais dans ce qui se joue silencieusement derrière cette recherche.

Très souvent, sans que cela soit conscient, la compréhension devient un moyen de se sécuriser.�Il ne s’agit plus seulement de comprendre pour éclairer l’expérience mais de comprendre pour réduire l’inconnu, apaiser l’angoisse ou retrouver une forme de stabilité intérieure. À ce moment-là, l’explication prend parfois la place de l’expérience elle-même. Ce n’est pas un choix volontaire, mais un glissement où penser devient plus confortable que ressentir, expliquer plus rassurant que traverser.

Dans ce mouvement, une autre confusion peut apparaître : celle entre savoir et positionnement intérieur.�Accumuler des informations, des clés symboliques ou des grilles de lecture peut donner le sentiment d’avancer, alors que l’essentiel se joue ailleurs. Sans que ce soit formulé ainsi, il peut se créer une impression d’être “plus en conscience”, non pas par arrogance, mais parce que le mental associe savoir et stabilité. Ce mécanisme est humain et il fonctionne souvent en arrière-plan.

Ce qui n’est alors pas toujours vu c’est que la vie ne se laisse pas totalement organiser.�Elle résiste aux systèmes trop fermés, aux explications définitives, aux certitudes rassurantes. Le temps continue de passer, les relations continuent de surprendre, le corps continue d’avoir ses propres lois. Quand un cadre explicatif sert davantage à éviter cette confrontation qu’à l’accompagner, il perd peu à peu sa fonction vivante.

Peut-être que la question essentielle n’est pas ce que l’on comprend, mais ce que l’on accepte de vivre sans filet.�Non pas renoncer au sens, mais rester disponible à ce qui échappe aux modèles. Laisser émerger un autre regard, une autre intelligence, plus discrète, capable d’accueillir la vie sans la réduire à des cadres rassurants.

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Et si tout commençait là ?Quand la vie répond, ce n’est pas à une demande, mais à une posture intérieure juste. Beaucoup...
14/01/2026

Et si tout commençait là ?

Quand la vie répond, ce n’est pas à une demande, mais à une posture intérieure juste. Beaucoup de personnes font l’expérience d’attendre que quelque chose arrive : une relation, une reconnaissance, une stabilité, un apaisement. Pourtant, ce qui se met en mouvement dans la vie ne répond pas tant aux attentes ou aux efforts qu’à l’endroit intérieur depuis lequel on vit. Les choses s’organisent rarement comme une récompense ; elles prennent forme lorsque l’on est suffisamment posé, disponible et présent pour les accueillir sans les forcer.

Il existe deux grandes manières d’avancer. La plus courante repose sur l’effort et la tension : on donne beaucoup, on s’investit, on tient, dans l’espoir qu’un résultat vienne combler un manque. Cela peut fonctionner et même durer longtemps, mais souvent au prix d’une fatigue intérieure, car tout doit être maintenu. Une autre manière, plus discrète, consiste à agir sans dépendre de ce qui doit arriver. On continue de créer, de s’engager, de construire, mais sans que l’équilibre intérieur repose sur l’issue. Cette posture, moins spectaculaire, s’avère souvent plus stable et plus durable.

Le point de bascule se situe presque toujours au niveau le plus profond : la peur de manquer ou de perdre. Cette peur est humaine, archaïque, liée à la survie et à l’appartenance. Elle n’est ni un défaut ni un échec. Le véritable changement ne consiste pas à la supprimer, mais à cesser d’organiser sa vie à partir d’elle. Lorsqu’on peut la reconnaître sans la laisser diriger, quelque chose se détend, et les choix deviennent plus clairs, plus simples, plus justes.

Dans ce mouvement, il devient possible d’habiter pleinement sa vie sans attendre qu’elle se conforme à un scénario précis. Les choses continuent d’arriver, parfois différemment, parfois mieux, parfois plus sobrement, mais sans lutte intérieure permanente. Quand la présence remplace l’attente, la vie n’a plus besoin d’être poussée : elle s’organise d’elle-même, avec une intelligence souvent plus fine que nos projections.

Quand on cesse de forcer, quelque chose en soi se pose et la vie commence à répondre autrement.

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́rence

Quand ce n’est plus la vie qui fatigue, mais la façon de la tenir.Quelque chose de commun se donne à voir dans ce qui es...
11/01/2026

Quand ce n’est plus la vie qui fatigue, mais la façon de la tenir.

Quelque chose de commun se donne à voir dans ce qui est déposé. Non pas une difficulté précise, mais un ressenti global, celui d’une vie qui continue à fonctionner, parfois même correctement en apparence, tandis qu’à l’intérieur un décalage s’installe. Le corps porte, s’adapte, assume. Et dans ce mouvement constant, une fatigue plus profonde apparaît, non comme un effondrement, mais comme le signe que l’effort ne soutient plus ce qui est vivant.

Ce qui pèse alors n’est pas tant ce qui est vécu que la posture intérieure depuis laquelle cela est tenu. Une organisation faite de responsabilités anciennes, de rôles intégrés très tôt, de fidélités silencieuses à ce qui a longtemps permis de tenir. Cette posture a eu sa justesse. Mais lorsqu’elle devient la seule manière d’être au monde, l’énergie nécessaire pour rester cohérent commence à coûter trop cher.

Un déplacement plus subtil s’opère alors. Le corps cesse de porter ce qui n’a plus besoin de l’être. Les anciens schémas restent visibles mais ils n’organisent plus l’ensemble. Ils peuvent être là sans gouverner. Le mental observe encore tandis que la structure ajuste déjà son point d’appui.

Une autre qualité de présence devient perceptible. Plus simple. Plus unifiée. Il n’y a pas forcément de confort immédiat mais une cohérence tranquille commence à se sentir, à se stabiliser. Avancer sans se contraindre. Rester engagé sans se diviser. Laisser le mouvement se faire sans avoir à le pousser.

Et lorsque l’élan n’a plus besoin d’être forcé, avancer redevient naturel, plus fluide, plus juste plus cohérent et étonnamment plus léger.

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