07/01/2026
Il y a des périodes où l’on ne cherche plus à tenir, mais à respirer autrement. Après avoir longtemps servi de soutien, d’appui, de point fixe, quelque chose en nous commence à comprendre que la solidité n’est pas toujours dans la tension. Comme si le corps, fatigué d’être un pilier, découvrait qu’il peut aussi être un arbre enraciné, oui, mais vivant, traversé par le vent, capable de plier sans rompre.
Alors les anciens réflexes ne disparaissent pas d’un coup, mais ils se relâchent. On sent moins l’urgence de contrôler, moins le besoin d’être utile à tout prix. À la place, apparaît une sensibilité nouvelle plus fine, parfois plus fragile, mais aussi plus vraie. Ce n’est pas un effondrement, c’est une décrispation. Comme la glace qui fond au printemps. L’eau ne détruit pas la terre, elle la rend à nouveau fertile.
Dans ce mouvement, il y a des moments de flou, mais ce flou n’est plus angoissant comme avant. Il ressemble davantage à une traversée, à un espace entre deux rives. On ne sait pas encore exactement qui l’on devient, mais on sait très clairement ce que l’on n’a plus envie de porter. Le silence n’est plus un vide à remplir, il devient un lieu d’écoute. Quelque chose s’ajuste de l’intérieur, sans effort.
Et peu à peu, une autre manière d’être au monde se dessine. Moins basée sur le devoir, plus sur la justesse. On reste relié, mais sans se perdre. On avance, non pas en forçant, mais en se laissant guider par ce qui circule naturellement. Comme une rivière qui cesse de lutter contre son lit et retrouve sa pente douce. Ce n’est pas spectaculaire. C’est plus simple que ça : être là, pleinement, sans se sacrifier. Et dans cette simplicité, quelque chose s’apaise vraiment.
Jocelyn Huet - Kinésiologie Intégrative
—
💡 Accompagnement individuel
🎯 Formation Kinésiologie Intégrative - Parler le langage du corps
kinesiologiemontpellier.com