19/05/2026
Chers parents de collégiens 📚
Prenons un petit moment de recul.
Un vrai.
Avec humour, si possible, parce que sinon on ne va jamais survivre aux années collège 😅
Le collège est probablement le seul endroit au monde où un être humain peut :
– perdre sa trousse 4 fois dans le même trimestre,
– oublier un devoir qu’il avait « juré sur sa vie » avoir fait,
– manger à 11h30 puis rentrer à 16h30 en annonçant qu’il « meurt littéralement de faim »,
– avoir 16 en histoire et 7 en maths dans la même semaine,
– être persuadé que toute sa vie sociale repose sur un Snap laissé en « vu ».
Et pourtant… ces mêmes enfants deviennent un jour des adultes parfaitement capables de réserver des billets de train, payer des impôts et dire :
« Franchement, le collège, c’était pas si terrible. »
Parce qu’il faut bien le dire : parfois, nous les parents, on s’emballe un peu.
Un contrôle raté devient :
« Il faut absolument réagir. »
Un mot dans le carnet devient :
« Que se passe-t-il profondément chez cet enfant ? »
Une moyenne qui baisse de 0,75 point devient presque un débat géopolitique familial.
Alors qu’en réalité… le collège, c’est souvent juste :
– un cerveau en chantier,
– un corps qui change,
– des émotions dans tous les sens,
– des profs différents toutes les heures,
– des emplois du temps absurdes,
– des amitiés qui se font et se défont,
– et une immense fatigue d’être en train de grandir.
Et puis il y a aussi les profs.
Les stricts.
Les ultra cools.
Ceux qui mettent des contrôles surprises « pour entraîner ».
Ceux qui disent « bonjour » avec une énergie suspecte à 8h du matin ☕
Ceux qui comprennent parfaitement les ados d’aujourd’hui… et ceux qui semblent encore persuadés qu’on est en 1998.
Parce qu’un professeur, ce n’est pas un robot parfaitement programmé.
C’est un être humain avec son caractère, sa fatigue, ses qualités, ses maladresses, ses convictions, ses limites aussi.
Et il faut reconnaître une chose : enseigner à des adolescents en 2026, avec les réseaux sociaux, les écrans, la fatigue mentale, les nouveaux codes et les émotions permanentes… ce n’est probablement pas le métier le plus simple du monde.
Alors oui, certains enseignants évoluent énormément avec leur époque.
D’autres un peu moins.
Mais au fond, eux aussi essaient souvent de trouver leur équilibre dans un système qui change sans arrêt.
Bien sûr qu’il faut suivre leur scolarité.
Bien sûr qu’il faut poser un cadre.
Bien sûr qu’on doit parfois rappeler pour la 14e fois qu’un cahier, ça se met DANS le sac et pas « quelque part dans la maison ».
Mais peut-être qu’on peut aussi respirer un peu 🌿
Tous les 8/20 ne sont pas des drames.
Tous les oublis ne sont pas de la provocation.
Tous les ados qui répondent « j’sais pas » ne sont pas en train de gâcher leur avenir.
Parfois, ils sont juste… des collégiens.
Et honnêtement, nous aussi à leur âge :
– on oubliait nos affaires,
– on révisait la veille,
– on avait des notes absurdes,
– on disait « c’est bon » à nos parents d’un ton insupportable,
– et certains d’entre nous ont survécu avec un agenda rempli au stylo 4 couleurs et des feuilles volantes au fond du sac Eastpak.
Alors oui, accompagnons-les.
Aidons-les.
Encourageons-les.
Mais évitons peut-être de transformer Pronote en Netflix thriller psychologique.
Parce qu’au fond, derrière les devoirs non rendus, les « j’ai oublié », les portes qui claquent et les contrôles de géométrie… il y a surtout des enfants qui apprennent doucement à devenir eux-mêmes.
Céline,
maman d’un collégien,
survivante d'Ecole Directe et des « j’ai pas de devoirs » 😅