17/12/2025
Elle n'avait pas à s'excuser, elle était au bon endroit, avec la bonne personne, au bon moment pour s'autoriser à pleurer.
Je le sentais (ou le pressentais) bien moi, pourquoi elle pleurait. Elle en avait tellement des raisons de pleurer, de déverser, de décharger tout ce qu'elle avait retenu toutes ces années.
Pour autant, elle n'avait pas besoin d'avoir de raison pour s'autoriser à pleurer à mes côtés, et elle n'était pas (loin de là) la seule à pleurer au cours d'une conversation avec moi, alors qu'on venait à peine de se rencontrer.
C'est là aussi toute l'importance que je place dans la sécurité et l'autorisation que j'essaie d'offrir à mes client·es en thérapie (et en coaching).
Quand vous entrez en accompagnement avec moi, je vous informe (entre autres) que :
- vous ne serez jamais jugé·e pour ce que vous faites, dites, ou qui vous êtes,
- que vous êtes en sécurité avec moi, que je suis là pour vous,
- que tout ce que vous me dites restera entre nous, que je m'engage à la confidentialité totale,
- que je suis moi-même engagée dans une thérapie, pour veiller à ma propre hygiène mentale et éviter de projeter sur vous mes problématiques, mes blessures ou mes solutions toutes faites.
Et puis, peut-être que je dégage quelque chose au niveau de l'écoute, comme beaucoup de thérapeutes et accompagnants, comme un mélange de bienveillance et de disponibilité, car il m'arrive très souvent que les gens pleurent avec moi, même en dehors de la thérapie.
Thérapie ou coaching : vos larmes sont toujours les bienvenues.
Je les vois comme un cadeau que vous vous faites à vous-mêmes, ainsi qu'au travail que l'on fait ensemble.
Les larmes sont toujours des messagères, qu'elles coulent à flot ou qu'elles soient retenues dans un barrage infranchissable : reste à découvrir ensemble de quel message il s'agit.
Et vous, quel rapport avez-vous aux larmes, qu'elles soient les vôtres ou celles des autres ?
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© Photo de Louis Galvez sur Unsplash