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24/05/2024
15/08/2023
Et si la nouvelle année 2023 était « nouvelle » ? Et si au lieu des voeux pieux qu’au boulot ou entre amis, l’on souhait...
13/01/2023

Et si la nouvelle année 2023 était « nouvelle » ?
Et si au lieu des voeux pieux qu’au boulot ou entre amis, l’on souhaite par convention ou avec passion, on commençait par se souhaiter à soi un Sankalpa ? Car en sanskrit, « Kalpa » signifie un voeu, un souhait et « san » désigne la Vérité Absolue, en sorte qu’un Sankalpa n'est pas un simple souhait mais un sens véritable vers lequel on s'engage envers soi-même, jusqu'à ce qu'il se réalise ! Incisif et affirmatif, il doit résonner en soi : « Je peux dire non », « Je suis présent là, ici et maintenant », « J’agis ce que je pense »… à chacun sa voie !
Plus puissants que des voeux de bonne santé soufflés par obligation, les sankalpa insufflent le sens que l’on veut donner à sa vie. Plus qu’une résolution ou idéalisation future qu’on remet souvent au lendemain comme les sempiternels régimes, le Sankalpa incarne un serment, qui serre la chair lorsqu’on se ment, lorsque l’on est de mauvaise foi envers soi. Mais contrairement aux bonnes résolutions du nouvel an, qui nous étranglent de culpabilité dès lors qu’on craque, le Sankalpa permet d’agir sa vérité : telle une parole performative, c’est en se le disant qu’il s’actualise, se réalise. « Quand dire, c’est faire », écrivait John Austin en 1962 ; quand se le dire, c’est s’agir ! En 2023, je vous espère de performatifs sankalpa.

Et si le regard de l’autre réflétait le nôtre ? « L’enfer, c’est les autres » s’enflammait Sartre dans sa brulante pièce...
02/10/2022

Et si le regard de l’autre réflétait le nôtre ? « L’enfer, c’est les autres » s’enflammait Sartre dans sa brulante pièce Huis Clos, dans laquelle Garcin était jugé comme un « sa**ud » par Inès, Inès comme une « garce » par Estelle et Estelle telle une « bourgeoise ». Dans ce triangle infernal, chacun juge autrui jusqu’à se chosifier. Car en réalité, Garcin n’est pas (qu’)un sa**ud, mais sans doute pire encore…. Or le pire, c’est que non content d’être jugé par les autres, on ne cesse de s’auto-juger en se servant du regard des autres. Combien de fois, j’entends en thérapie de groupe, des accusations contradictoires, des projections croisées : « Tu me trouves aussi psychopathe que Zemmour » ! « Tu penses que je suis aussi sexy qu’un blob ». C’est en réalité un autre théâtre qui se joue : celui de la tragédie du Moi dans laquelle JE interprète tous les rôles en les faisant endosser aux autres : juge et parti, bourreau et victime, telle est la comédie du moi. Telle est surtout l’alinéation de la projection : je projette sur l’autre ma propre dysmorphobie, ma peur de devenir ma projection ! Pourquoi ? Précisément pour m’en déresponsabiliser. Car ce n’est pas de faute à moi, si je suis « inaimable » ; c’est l’autre qui me juge ainsi alors qu’il n’a rien dit ! Mais je prête aux autres mon regard apeuré que je lui impose jusqu’à lui trouer les yeux et le cœur. L’enfer, c’est ce que je fais des autres : le bourreau de mes propres projections, me victimisant jusqu’à j***r parfois de me haïr. C’est sans doute le meilleur moyen de se fuir… Percer-voir sans projection, c’est (se) regarder en face sans loucher sur l’autre. Je vous souhaite de briser vos enfers paradisiaques, vos paradis infernaux pour vous libérez, de vous-mêmes.
http://wix.to/Nf8IeD1

Et si la mort était vivante ? Je me souviens enfant, crier de joie lorsqu’un taureau faisait son entrée dans l’arène, m’...
27/09/2022

Et si la mort était vivante ? Je me souviens enfant, crier de joie lorsqu’un taureau faisait son entrée dans l’arène, m’extasiant : « il est resuscité ! » Face à ce volcan de sang, sortant de ses yeux agonisants fixant le matador, je croyais dur comme fer, que l’enfer qu’est la mort n’était qu’une blague de la vie, un peu comme celle du père Noël. Cela me faisait rigoler comme si je la niais d’emblée. Or dénier la mort, c’est aussi nier la vie ! Se vivant tels d’immortels dieux, souvent nous tuons notre unique présent. Éternisant nos secondes, en des lendemains fuyants de fantasmes ou des nuits Netflix rendues blanche d’insomnie, on finit par remettre sa mort à demain, sa vie à jamais. Et si tout au contraire, on prenait conscience non pas « qu’on mourra tous un jour » mais que je suis en train de mourir, là, maintenant. « Sum moribundus », je suis mourant, nous rappelait Heidegger. Loin d’être un mortel adage, qui glace le sang et angoisse les palpitants, cette prise de conscience est en soi promesse d’éternité : celle de vivre son présent telle une durée, épaisse et intense, la seule dont nous puissions décider. Pour ne pas l’oublier, Montaigne, lui, invitait la mort à sa table : dinant en compagnie d’un crâne ou d’un squelette comme convive, il goutait à la Faucheuse avant qu’elle ne le fauche afin de déguster la saveur de sa vie. Je vous souhaite des diners mortellement divins.
http://wix.to/QrikKNf

Et si on cessait d’avoir peur de la FOMO ? Cette nouvelle pathologie issue du numérique désigne cette peur de manquer un...
18/09/2022

Et si on cessait d’avoir peur de la FOMO ?
Cette nouvelle pathologie issue du numérique désigne cette peur de manquer une info sur les réseaux sociaux : le dernier tweet sanglant de Poutine, le dernier post révoltant de Pogba, le dernier réel choquant de Puff Daddy ou tout simplement la dernière story de tes amis et ton monde est dépeuplé… Lorsqu’on ne peut plus s’empêcher de checker toutes les 10 secondes si une nouvelle news a pop-up sur notre smart phone, jusqu’à avoir peur de s’en séparer, de quoi avons-nous réellement peur, si ce n’est d’être quitté par les autres comme de quitter les autres ? Car ce faux mot qu’est la FOMO, cette Fear Of Missing Out, fait en réalité écho à la Fear Of Loss, la FOL, de Sigmund Freud, décrivant cette peur de manquer de l’objet d’amour. Qui n’a jamais eu peur d’être séparé de son doudou, de son père, de sa mère ? L’enfant ayant le sentiment de faire partie du corps de sa mère, tel un prolongement de sa chair, est alors terrifié d’être séparé d’elle. Or, il ne peut prendre conscience de son corps, de soi, qu’à la condition où il accepte d’être séparé de sa mère. Le petit Hans, le plus jeune patient de Freud, parvient à juguler son angoisse de séparation grâce au jeu de la bobine. C’est en jetant « loin-ici » (fort-da) son yoyo qu’il parvient à apprivoiser l’inquiétante séparation. Or, aujourd’hui nous avons bien du mal à nous déjouer d’eux, à nous en séparer, tant ils se jouent de nous : grâce au scroll infini, nous sommes infiniment plus dépendants des réseaux sociaux, toujours à l’affût d’une info manquée… Cette FOL, cette angoisse de séparation, se rejoue ainsi dans la FOMO. Si donc tu ne veux plus être fol(le), accepte de te séparer de tes réseaux sociaux sans avoir peur d’être en manque. Car ce n’est qu’en acceptant la séparation, sans angoisser, qu’on peut espérer entrer en relation avec les autres comme avec soi. De la Fomo à la Jomo, cette Joy Of Missing Out, il n’y a qu’un clic. Je vous invite à devenir de joyeux JOMO !
http://wix.to/GAaF0jn

Et si le narcissisme n’était pas un péché d’orgueil mais une vertu d’amour ? Loin du pervers narcissique, qui polarise l...
11/09/2022

Et si le narcissisme n’était pas un péché d’orgueil mais une vertu d’amour ? Loin du pervers narcissique, qui polarise l’amour exclusif autour de son p’tit nombril purulant, le narcissisme ‘’positif’’ permet de cesser de se détester… Ce qui est déjà un exploit ! Car c’est bien plus laborieux et courageux d’apprendre à s’estimer que de lâchement aimer se détester. Combien de fois, j’entends mes patients, entre deux sanglots étranglés, pleurer de haine sur eux-mêmes à force de s’auto-juger, s’auto-dévaloriser jusqu’à s’auto-détruire… tant il devenu difficile voire honteux de s’estimer dans une société du culte de la perfection, de la performance. A force de de nous cribler de défauts et complexes, de nous flinguer à balles réelles de haine, nous finissons par nous tuer psychiquement. Or, notre tendance à la dévalorisation révèle un tout autre narcissisme, que le psychiatre André Green nomme le "narcissisme de mort". Or, lorsqu’on se juge négativement, souvent par comparaison, c’est encore une façon – perverse cette fois – d’attirer l’attention à soi : entre lamentation et victimisation, on finit par cultiver un amour de la détestation, réclamant paradoxalement tout l’amour du monde. Mais attention, Narcisse n’est pas mort de s’être trop aimé mais pas assez, au point de ne pas s’être reconnu dans son reflet, analyse avec finesse Louis Lavelle dans "l’Erreur de Narcisse" ! A force de se reconnaitre dans notre dépréciation, notre dévalorisation, nos projections que souvent nous prêtons aux autres, nous finissons par nous méconnaitre. Mais c’est méconnaitre aussi l’amour de soi, qui loin de l’amour propre, est bien moins pervers car il permet de s’aimer assez pour aimer ailleurs, de s’estimer soi-même pour désirer les autres, autrement : non plus égoïstement pour soi afin de combler un narcissisme négatif mais pour eux-mêmes ! Je vous invite à vous (re)connaitre, à vous aimer, à vous narcissiser !
: Polowlny, 1950,Marylin Monroe.

https://www.camilletassel.com

05/09/2022

# ATTRAPE-MOI si tu peux ?
Et si le temps n’existait pas ? Nous qui ne cessons de couper nos vies en quatre cheveux, d’égrener les saisons, les anniversaires, les heures du sablier que sont nos vies, de compter chaque minute et chaque ride, ne saisissons du temps que sa linéarité. Entre un passé qui n’est plus et un avenir qui n’est pas encore, le présent est toujours-déjà-plus… Face à l’impossibilité d'empoigner notre présent souvent nous pleurons des larmes salées de regret sur notre passé mélancolique ou nous nous berçons d’illusions sucrées en rêvant d’un futur fuyant. Et si le temps, loin d’être une flèche qui transperce nos vies vers notre mort, pointait un autre sens ? Celui de la circularité qu’est la durée. Il est des secondes grosses d’éternité : celle où l’on se sent en vie, à la vie ! La durée d’une note de musique, d’un rêve, d’un ba**er sont des présences à soi, aux autres, au monde, qui coulent notre éternité dans nos veines. Et si on arrêtait de manger notre temps, tel Chronos qui dévorait ses enfants pour ne pas voir son temps passer ? Et si l’on dégustait notre durée, que les Grecs appelaient l’Aiôn, éternité. Je vous invite à saisir votre Kaïros, d’attraper par les cheveux ce « moment opportun » qu’est votre vie, pour faire de votre temps un espace, infini. ?
@"L’étrange histoire de Jérémie Button"- D. Fincher - 2008

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