08/01/2026
Décryptage : Inhalation sèche d’huiles essentielles.
Danger réel ou fantasme ?
La question revient souvent, parfois avec beaucoup d’inquiétude.
Et pour une fois, on a une réponse claire, scientifique, et sans équivoque !
Deux universitaires se sont penchés spécifiquement sur le sujet :
le Pr Robert Anton, professeur émérite de l’Université de Strasbourg, et
la Pr Sabrina Boutefnouchet, professeure en pharmacognosie à l’Université Paris Cité.
Ils ont travaillé sur l’inhalation sèche via stick olfactif, ce dispositif que l’on place sous le nez, sans contact avec les muqueuses, pour respirer des composés volatils d’huiles essentielles.
Leur conclusion est sans ambiguïté : dans ce cadre précis, l’exposition est très faible. On ne parle pas de dose pharmacologique, mais plutôt de stimulation des récepteurs olfactifs.
La fraction réellement absorbée par l’organisme est minime, et aucun risque d’interaction médicamenteuse n’a été identifié par cette voie.
C’est d’ailleurs pour cette raison que cette pratique est utilisée en milieu hospitalier, notamment pour accompagner l’anxiété, le stress, certaines nausées ou des douleurs chroniques.
Les huiles essentielles utilisées dans ce contexte sont choisies pour leur faible toxicité. Les effets indésirables rapportés concernent essentiellement des terrains allergiques ou des situations de mésusage, pas l’inhalation sèche encadrée telle qu’elle est pratiquée à l’hôpital.
En aromathérapie, tout dépend de la voie, de la dose, du contexte et du cadre d’utilisation.
Quand on parle d’inhalation encadrée et réfléchie, on est très loin des usages à risque que les détracteurs de l'aromathérapie citent parfois à tort.
📚 Avis du conseil scientifique de la Fondation Gattefossé, Pr Robert Anton et Pr Sabrina Boutefnouchet