Honorine Ortiz Page

Honorine Ortiz Page Psychanalyse | Formatrice đŸŽ—ïž
D.U.E Psychopathologie
Praticienne EMDR ‱ Hypnose ‱ MĂ©thode Brunetℱ ‱ Sophrologie ‱ ThĂ©orie Polyvagale

Et si le vide avait un sens ?Nous cherchons tous des appuis :des personnes, des habitudes, des lieux rassurants.Ils nous...
15/02/2026

Et si le vide avait un sens ?

Nous cherchons tous des appuis :
des personnes, des habitudes, des lieux rassurants.
Ils nous stabilisent, nous orientent, nous tiennent.

Mais il arrive qu’un jour l’appui se retire.
Et lĂ  apparaissent l’angoisse, la sensation de flottement, parfois mĂȘme le vertige.

On croit perdre quelque chose.
En réalité, quelque chose commence.

Pour qu’un ĂȘtre existe vraiment, tout ne peut pas le porter en permanence.
Il faut un espace oĂč il dĂ©couvre qu’il peut tenir par lui-mĂȘme.

Ce moment est inconfortable :
le sol paraßt moins évident, les repÚres bougent,
comme si le monde devenait trop grand.

Pourtant ce n’est pas une chute.
C’est un passage.

Grandir, ce n’est pas ne plus avoir besoin des autres,
c’est sentir qu’au cƓur de l’espace ouvert
quelque chose en soi reste stable.

Parfois la vie enlÚve un support extérieur
pour révéler un appui intérieur.

— Honorine Ortiz

Un indispensable vient d’arriver dans ma bibliothùque professionnelle 📚Prendre en charge les traumas par l’hypnose – Éve...
12/02/2026

Un indispensable vient d’arriver dans ma bibliothùque professionnelle 📚

Prendre en charge les traumas par l’hypnose – Évelyne Josse (Dunod)

C’est un ouvrage particuliùrement complet sur la clinique du trauma :
On y retrouve Ă  la fois la comprĂ©hension fine du phĂ©nomĂšne traumatique, l’apport de la thĂ©orie polyvagale, la reconsolidation de la mĂ©moire, mais aussi une vĂ©ritable boĂźte Ă  outils thĂ©rapeutique avec des protocoles, scripts et stratĂ©gies d’accompagnement concrets.

Ce que j’ai particuliĂšrement apprĂ©ciĂ© :
👉 le lien constant entre thĂ©orie et pratique
👉 la place donnĂ©e au systĂšme nerveux et Ă  la rĂ©gulation
👉 les repĂšres cliniques clairs pour accompagner les patients traumatisĂ©s sans les retraumatiser

La prĂ©face de Boris Cyrulnik souligne d’ailleurs combien l’hypnose constitue aujourd’hui une ressource majeure dans la prise en charge du psychotraumatisme.

Un grand merci aux éditions Dunod, Armand Colin, InterEditions et Maxima pour cette publication précieuse, et bien sûr à Evelyne Josse pour ce travail rigoureux qui enrichit vraiment la pratique des thérapeutes francophones.

Si vous accompagnez des patients souffrant de trauma ou si vous souhaitez approfondir votre comprĂ©hension clinique c’est clairement un ouvrage Ă  avoir dans votre bibliothĂšque.
Honorine Ortiz

L’amour n’est pas seulement un sentiment entre deux personnes.C’est une maniĂšre d’ĂȘtre au monde.L’amour, c’est ce qui re...
09/02/2026

L’amour n’est pas seulement un sentiment entre deux personnes.
C’est une maniĂšre d’ĂȘtre au monde.

L’amour, c’est ce qui relie au lieu de sĂ©parer.
Ce qui Ă©coute au lieu d’attaquer.
Ce qui protÚge la vie quand la haine cherche à détruire.

La haine naĂźt souvent de la peur, de la frustration, de la douleur non dite.
L’amour, lui, demande de la prĂ©sence, de la conscience et du courage.

Aimer, c’est choisir de ne pas rĂ©pondre Ă  la violence par la violence.
C’est rester humain, mĂȘme quand c’est difficile.

Voilà pourquoi l’amour est plus fort que la haine.
Parce qu’il construit lĂ  oĂč la haine abĂźme.

Toujours choisir ce qui relie.
Toujours choisir la vie.
Honorine Ortiz

« Si cela t’épuise, ce n’est pas pour toi. Souviens-toi toujours de ça. »La fatigue n’est pas toujours un signe de fragi...
08/02/2026

« Si cela t’épuise, ce n’est pas pour toi. Souviens-toi toujours de ça. »

La fatigue n’est pas toujours un signe de fragilitĂ©.
Parfois, c’est un signal de l’ñme et du corps.

S’épuiser Ă  vouloir convaincre, rĂ©parer, porter ce qui ne nous appartient pas

c’est souvent le prix d’un dĂ©salignement :
– avec nos besoins
– avec nos limites
– avec ce qui est juste pour nous.

En psychologie, l’épuisement chronique est frĂ©quemment liĂ© Ă  :
‱ des liens dĂ©sĂ©quilibrĂ©s
‱ une loyautĂ© excessive
‱ une peur de dĂ©cevoir
‱ ou une difficultĂ© Ă  poser des limites

👉 Ce qui est ajustĂ© nourrit.
👉 Ce qui nous vide mĂ©rite d’ĂȘtre questionnĂ©, pas normalisĂ©.

S’écouter, ce n’est pas fuir.
C’est se respecter.

✹ Et parfois, aller mieux commence simplement par reconnaütre :
« Ceci n’est pas pour moi. »
Honorine Ortiz

Le traumatisme n’est pas « quelque chose Ă  surmonter ». Et le TSPT (trouble de stress post-traumatique) n’est ni un manq...
25/01/2026

Le traumatisme n’est pas « quelque chose Ă  surmonter ». Et le TSPT (trouble de stress post-traumatique) n’est ni un manque de force,
ni une exagération, ni une « hypersensibilité ».

Le TSPT est une condition dans laquelle le cerveau reste bloquĂ© en mode alerte, comme si le danger Ă©tait encore prĂ©sent, mĂȘme lorsque la personne est enfin en sĂ©curitĂ©.

🧠 Que se passe-t-il dans le cerveau ?
Lorsqu’un Ă©vĂ©nement traumatique survient, certaines zones du cerveau modifient leur fonctionnement :

l’amygdale devient hyperactive → elle dĂ©tecte une menace mĂȘme quand il n’y en a pas

l’hippocampe peine Ă  diffĂ©rencier le passĂ© du prĂ©sent → les souvenirs traumatiques reviennent sous forme de flashbacks

le cortex prĂ©frontal se met en retrait → il devient plus difficile de raisonner, de prendre des dĂ©cisions et de se calmer

Ce n’est pas de la faiblesse.
C’est un cerveau qui a appris à survivre

et qui n’arrive pas encore Ă  dĂ©sactiver l’alarme.

đŸ’„ SymptĂŽmes frĂ©quents du TSPT :
‱ hypervigilance
‱ flashbacks et souvenirs intrusifs
‱ anxiĂ©tĂ© intense
‱ insomnie et cauchemars
‱ Ă©vitement de lieux, de personnes ou de situations
‱ difficultĂ©s Ă  faire confiance
‱ sentiment d’ĂȘtre constamment « en danger »

Le TSPT se soigne.
Avec un accompagnement thérapeutique adapté,
le cerveau peut réapprendre à se sentir en sécurité.

GuĂ©rir d’un traumatisme ne signifie pas oublier,
mais apprendre Ă  vivre sans que le passĂ© continue de blesser le prĂ©sent. 💙

Psychologue.net

đŸ§© Quels types de traumas peuvent dĂ©clencher un TSPT ?

Un traumatisme n’est pas dĂ©fini uniquement par l’évĂ©nement,
mais par l’impact qu’il a sur le systùme nerveux.

Un TSPT peut se développer aprÚs toute situation vécue comme :
âžĄïž menaçante, envahissante, imprĂ©visible ou incontrĂŽlable.

âž»

đŸ”„ Traumas dits « Ă©vidents »
(traumatismes aigus, souvent reconnus)

‱ accidents de la route ou du travail
‱ agressions physiques ou sexuelles
‱ violences conjugales
‱ viols, tentatives d’homicide
‱ attentats, catastrophes naturelles
‱ guerres, exil, migration forcĂ©e
‱ hospitalisations lourdes ou soins invasifs
‱ dĂ©cĂšs brutal ou violent d’un proche

âž»

đŸŒ§ïž Traumas chroniques ou relationnels
(souvent sous-estimés)

‱ violences psychologiques rĂ©pĂ©tĂ©es
‱ harcùlement (scolaire, professionnel, familial)
‱ emprise, chantage affectif, manipulation
‱ nĂ©gligence Ă©motionnelle dans l’enfance
‱ humiliations rĂ©pĂ©tĂ©es
‱ climat de peur ou d’insĂ©curitĂ© constant
‱ exposition Ă  la dĂ©tresse d’un parent
‱ parent imprĂ©visible, menaçant ou absent

👉 Ces traumas « invisibles » peuvent ĂȘtre tout aussi destructeurs que les chocs spectaculaires.

âž»

🧒 Traumas dĂ©veloppementaux (enfance)
Le cerveau de l’enfant Ă©tant en construction,
un stress prolongé ou non contenu peut laisser des traces profondes.

‱ absence de sĂ©curitĂ© affective
‱ attachement insĂ©cure ou dĂ©sorganisĂ©
‱ sĂ©paration brutale d’une figure d’attachement
‱ parent dĂ©pressif, violent, addict ou malade
‱ secrets de famille, non-dits lourds
‱ inversions de rĂŽles (enfant parentifiĂ©)

👉 L’enfant apprend Ă  survivre avant d’apprendre Ă  ĂȘtre.

âž»

⚠ Traumas « silencieux » ou diffĂ©rĂ©s
Certains TSPT apparaissent des années plus t**d.

‱ lorsque la personne est enfin en sĂ©curitĂ©
‱ lors d’un changement de vie (deuil, sĂ©paration, maternitĂ©, maladie)
‱ quand le corps n’a plus besoin de tenir
‱ Ă  la suite d’un Ă©vĂ©nement qui rĂ©active une mĂ©moire ancienne

âžĄïž Ce n’est pas « sorti de nulle part ».
C’est ce qui n’a jamais pu ĂȘtre traitĂ© Ă  l’époque.

âž»

🧠 Pourquoi le cerveau se met en alerte ?
Le systùme nerveux n’a pas pour mission de rendre heureux,
mais de protéger.

Quand il ne peut ni fuir, ni se battre, ni ĂȘtre aidĂ© :
âžĄïž il enregistre l’expĂ©rience comme dangereuse
âžĄïž et maintient l’alarme activĂ©e, mĂȘme aprĂšs

âž»

💬 À retenir
Ce n’est pas la gravitĂ© objective de l’évĂ©nement qui compte,
mais le sentiment d’impuissance, de solitude ou de peur vĂ©cue.

Ce que ton systĂšme nerveux a fait,
il l’a fait pour survivre.
Et ce qui a Ă©tĂ© appris peut aussi ĂȘtre dĂ©sappris đŸŒ±

🔬 Ce que la recherche montre aussi

Le TSPT n’est pas seulement psychologique.
Il implique des modifications neurobiologiques réelles.

👉 On observe souvent :
‱ une dĂ©rĂ©gulation du systĂšme nerveux autonome (sympathique / parasympathique)
‱ une sĂ©crĂ©tion de cortisol perturbĂ©e (hormone du stress)
‱ un corps qui reste en mode survie : fuite, lutte ou sidĂ©ration

âžĄïž Le corps se souvient, mĂȘme quand la tĂȘte voudrait « passer Ă  autre chose ».

âž»

🧠 Le traumatisme est une mĂ©moire non digĂ©rĂ©e

Contrairement aux souvenirs ordinaires,
le souvenir traumatique :
‱ n’est pas intĂ©grĂ© dans une narration cohĂ©rente
‱ reste stockĂ© sous forme sensorielle et Ă©motionnelle
‱ peut se rĂ©activer Ă  la moindre odeur, image, sensation ou situation rappelant le danger

👉 Ce n’est pas le passĂ© qui revient.
C’est le systùme nerveux qui n’a jamais reçu le message que c’est fini.

âž»

đŸ€ Pourquoi certaines personnes dĂ©veloppent un TSPT et pas d’autres ?

Ce n’est pas une question de force psychologique.

Cela dépend notamment :
‱ de l’ñge au moment du trauma
‱ de la rĂ©pĂ©tition ou non des Ă©vĂ©nements
‱ de l’isolement ou du soutien reçu
‱ de l’histoire d’attachement
‱ de traumas antĂ©rieurs (souvent invisibles)

âžĄïž Deux personnes peuvent vivre le mĂȘme Ă©vĂ©nement
et ĂȘtre impactĂ©es trĂšs diffĂ©remment.

âž»

đŸŒ± La guĂ©rison est possible

Les thérapies orientées trauma
(EMDR, thérapies de reconsolidation, hypnose, approches somatiques, théorie polyvagale
) permettent :
‱ de rĂ©intĂ©grer la mĂ©moire traumatique
‱ de rĂ©apprendre la sĂ©curitĂ©
‱ de redonner au cerveau la capacitĂ© de choisir, et non de rĂ©agir

GuĂ©rir, ce n’est pas « devenir comme avant ».
C’est retrouver une libertĂ© intĂ©rieure, lĂ  oĂč la peur gouvernait.

âž»

✹ Pour conclure

Le traumatisme n’est pas un Ă©chec personnel.
C’est une rĂ©ponse intelligente Ă  une situation qui ne l’était pas.
Et cette rĂ©ponse peut Ă©voluer 💙

Sommet gratuit « Trauma & Attachment » ​- 18 et 19 fĂ©vrier 2026Pendant deux jours, ce sommet propose des interventions d...
15/01/2026

Sommet gratuit « Trauma & Attachment » ​- 18 et 19 fĂ©vrier 2026

Pendant deux jours, ce sommet propose des interventions de spécialistes internationaux en psychotraumatologie, tels que Frank Anderson, Janina Fisher, Deb Dana et bien d'autres.

Infos et inscriptions: https://fr.pesi.eu/sales/eu_s_002319_freetraumasummit_organic-1711196

Ces contenus visent Ă  renforcer la comprĂ©hension du traumatisme et de l’attachement, afin d’accompagner les patients de maniĂšre plus juste et structurĂ©e.

Ce sommet propose un programme couvrant des contenus variés :

Comment l'inflammation chronique relie l'esprit, le corps et la guĂ©rison​ ?

Les racines de l'attachement dans le trouble de la personnalité limite

​RĂ©tablir la sĂ©curitĂ© et la relation avec l'IFS dans une pĂ©riode de dĂ©connexion

EMDR et traumatismes complexes : Sécurité, efficacité et adaptation clinique

Le traumatisme Ă  l'Ăšre de l'hyperconnexion

​Compassion et les styles d'attachement pour le traitement des traumatismes

La thĂ©orie du homard – Rav Dr Abraham J. Twerski 🩞Le Rav Dr Abraham J. Twerski utilisait souvent l’image du homard pour ...
08/01/2026

La thĂ©orie du homard – Rav Dr Abraham J. Twerski 🩞

Le Rav Dr Abraham J. Twerski utilisait souvent l’image du homard pour parler de la croissance humaine.

Le homard grandit dans une carapace rigide.
Quand elle devient trop étroite, il souffre.
Alors il se cache, se dépouille, devient vulnérable

et c’est prĂ©cisĂ©ment lĂ  qu’il grandit.

Le Rav nous rappelle une vérité essentielle :
la difficultĂ© n’est pas un Ă©chec,
elle est souvent le signe d’une transformation en cours.

Quand la vie devient inconfortable,
ce n’est pas toujours que quelque chose va mal.
C’est parfois que quelque chose en nous
ne peut plus rester comme avant.

Le corps cherche la sécurité.
L’ñme, elle, appelle l’expansion.
Entre les deux, il y a ce moment fragile
oĂč l’on n’a plus d’ancienne carapace
et pas encore de nouvelle.

Ce passage fait peur.
Mais c’est là que naüt la croissance.

Sans difficultĂ©, il n’y a pas de transformation.
Sans vulnĂ©rabilitĂ©, il n’y a pas de renaissance.

🩞— Rav Dr Abraham J. Twerski

Honorine Ortiz

Rectifier constamment n’est pas accompagner.C’est souvent invalider.En psychologie, on ne parle pas seulement de « corre...
28/12/2025

Rectifier constamment n’est pas accompagner.
C’est souvent invalider.

En psychologie, on ne parle pas seulement de « correction », mais de rétroaction invalidante ou de feedback non contingent :
des remarques répétées qui ajustent, reprennent ou rectifient une personne sans reconnaissance préalable de son intention, de son effort ou de son vécu.

Lorsque cela se rĂ©pĂšte, le psychisme n’entend plus comment faire mieux,
il entend surtout :
👉 « Ce que je fais spontanĂ©ment n’a pas de valeur. »

Les travaux de Martin Seligman ont mis en Ă©vidence ce mĂ©canisme sous le nom d’impuissance apprise (learned helplessness).
Dans son article fondateur (Seligman, 1972), il montre que lorsqu’un individu est exposĂ© de façon rĂ©pĂ©tĂ©e Ă  des situations oĂč ses actions n’ont aucun impact sur le rĂ©sultat, il apprend que l’initiative est inutile.

Ce n’est pas un manque de motivation.
C’est un apprentissage neuropsychologique.

Progressivement :
‱ le sentiment de contrîle disparaüt,
‱ l’élan vital se freine,
‱ l’initiative se tait,
‱ le systĂšme nerveux entre en protection (inhibition, retrait, passivitĂ© apparente).

Chez l’enfant, cela fragilise la construction du Moi.
Chez l’adulte, cela rĂ©active souvent des blessures anciennes : honte, doute de soi, peur de mal faire, parfois jusqu’à la somatisation.

Ajuster sans contenir,
rectifier sans sécuriser,
reprendre sans reconnaĂźtre
n’aide pas à grandir.

La rĂ©paration psychique commence lĂ  oĂč l’on peut ĂȘtre reconnu avant d’ĂȘtre guidĂ©,
accueilli avant d’ĂȘtre ajustĂ©.

GuĂ©rir, ce n’est pas devenir conforme.
C’est retrouver le sentiment que nos actes ont une valeur et un effet sur le monde.

—
Honorine Ortiz
📚 RĂ©f. : Seligman, M. E. P. (1972). Learned Helplessness. Annual Review of Medicine.

💛 L’échelle de l’amour : du manque au don 💛La psychanalyste Catherine Bensaid, inspirĂ©e des philosophes antiques, propos...
14/12/2025

💛 L’échelle de l’amour : du manque au don 💛

La psychanalyste Catherine Bensaid, inspirĂ©e des philosophes antiques, propose une lecture prĂ©cieuse de l’amour Ă  travers une Ă©chelle des niveaux de conscience.
Avec Jean-Yves Leloup, elle explore cette question fondamentale :
👉 Qui aime quand je t’aime ?

đŸŒ± L’amour n’est pas figĂ©.
Nous pouvons évoluer sur cette échelle au fil des heures, des relations, des années

Parfois dans le manque, parfois dans la fusion, parfois dans une rencontre plus juste et plus libre.

đŸ”œ Du bas de l’échelle : l’amour-besoin
‱ Amour appĂ©tit, amour pulsion, amour dĂ©pendance
‱ « Tu es tout pour moi », « J’ai besoin de toi pour exister »
âžĄïž L’autre devient un objet qui comble un vide.

💞 Au milieu : l’amour relationnel
‱ DĂ©sir, passion, amitiĂ©, tendresse
‱ L’autre est reconnu, aimĂ©, dĂ©sirĂ©
âžĄïž La relation devient plus Ă©quilibrĂ©e, mais reste parfois fragile.

🌿 Au sommet : l’amour conscient
‱ Harmonie, dĂ©vouement, grĂące, amour gratuit (agapĂš)
‱ « Je t’aime parce que j’aime »
âžĄïž L’autre n’est plus un objet de besoin, mais un sujet, libre, respectĂ© dans son altĂ©ritĂ©.

✹ L’amour vĂ©ritable, selon Catherine Bensaid,
ce n’est pas aimer pour ĂȘtre rassurĂ©, possĂ©dĂ© ou rempli,mais aimer sans se perdre,
donner sans se sacrifier,
rencontrer l’autre sans l’utiliser.

💬 Nous ne restons pas à un seul niveau :
nous circulons, nous apprenons, nous mûrissons.
Et chaque relation peut devenir un chemin de conscience.

📖 Qui aime quand je t’aime ?
Un livre profond, humaniste et éclairant, à lire et relire.

Honorine Ortiz


Le corps parle quand l’ñme ne peut plus le faireIl y a des douleurs qui ne viennent pas seulement des nerfs ou des os.De...
06/12/2025

Le corps parle quand l’ñme ne peut plus le faire

Il y a des douleurs qui ne viennent pas seulement des nerfs ou des os.
Des douleurs qui s’installent quand l’ñme, elle, n’a plus de mots.

Alors le corps devient messager.
Il murmure d’abord
 puis il insiste.
Il frappe à la porte quand on s’oublie trop longtemps,
quand on porte plus que ce qu’un cƓur peut contenir,
ou quand on avance sur un chemin qui n’est plus le nître.

En psychologie, on appelle cela la somatisation.
En psychanalyse, Freud nous rappelle que lorsque l’affect ne peut pas ĂȘtre dit,
il cherche un autre chemin : celui du corps.
Le symptĂŽme devient alors un langage,
une maniùre de rendre visible ce que l’inconscient tente de faire entendre.

Et lorsque la vie nous bouscule,
lors d’un choc, d’un trauma ou d’une maladie,
le corps garde souvent les traces que l’esprit ne peut pas encore porter.
Ce qui n’a pas pu ĂȘtre pensĂ©
revient sous forme de tensions, d’élancements, de douleurs persistantes.
Ce ne sont pas des faiblesses,
mais des mémoires :
des fragments d’histoires encore trop lourdes pour ĂȘtre racontĂ©es autrement.

Chaque tension, chaque fatigue profonde
n’est pas un ennemi, mais un appel :
âžĄïž un appel Ă  ralentir,
âžĄïž Ă  revenir Ă  soi,
âžĄïž Ă  Ă©couter ce qui tremble Ă  l’intĂ©rieur.

Le corps ne trahit pas.
Il protĂšge, il avertit, il guide.
Il dit ce que nous n’avons pas encore rĂ©ussi Ă  formuler.

Et parfois

c’est dans la douleur que commence la guĂ©rison.
Parce qu’elle nous oblige à revenir au centre,
Ă  notre souffle,
à notre vérité,
à ce que nous avons trop longtemps mis de cÎté.

Prenez soin de votre corps.
Il est la mémoire de votre histoire
et le reflet silencieux de votre Ăąme.

Honorine Ortiz

Il y a des mots qui réveillent quelque chose en nous, comme une vérité que notre ùme connaissait déjà.Cette phrase de Sh...
02/12/2025

Il y a des mots qui réveillent quelque chose en nous, comme une vérité que notre ùme connaissait déjà.

Cette phrase de Shams de Tabriz en fait partie :

« Si tu veux changer la maniÚre dont les autres te traitent, commence par changer la maniÚre dont tu te traites.
Quand tu apprendras Ă  t’aimer pleinement et sincĂšrement, tu seras aimĂ©e. »

Ce texte nous rappelle une loi simple :
💛 la relation la plus importante de notre vie est celle que nous entretenons avec nous-mĂȘme.

Tant que nous nous parlons avec duretĂ©, que nous nous jugeons, que nous excusons la violence ou l’injustice, nous attirons des liens qui ressemblent Ă  nos blessures.

Mais le jour oĂč l’on apprend Ă  se respecter, Ă  poser des limites, Ă  s’aimer sans condition

alors, tout change.

Les â€œĂ©pines” des autres ne nous dĂ©truisent plus :
elles nous montrent ce que nous ne voulons plus accepter, elles nous apprennent ce que nous méritons vraiment.

Et c’est là que la magie opùre :
đŸŒč la pluie de roses apparaĂźt les relations justes, la douceur, la paix intĂ©rieure.

C’est un chemin, parfois long, parfois douloureux

mais c’est celui qui transforme profondĂ©ment notre vie.
Honorine Ortiz

Image Uni-que

Certaines phrases rendent malade.Pas symboliquement : réellement.La psychologie et les neurosciences le montrent :Les mo...
30/11/2025

Certaines phrases rendent malade.
Pas symboliquement : réellement.

La psychologie et les neurosciences le montrent :
Les mots ceux que l’on reçoit et ceux que l’on donne ont un impact direct sur le corps.

Une humiliation, une menace affective, un chantage, une manipulation subtile

Ces paroles peuvent déclencher :
‱ palpitations
‱ migraines
‱ vertiges
‱ oppression
‱ troubles digestifs
‱ fatigue extrĂȘme
‱ anxiĂ©tĂ©
‱ insomnie
‱ perte d’estime de soi

Pourquoi ?
Parce que pour le cerveau, une agression verbale = une agression physique.
C’est la mĂȘme alerte : danger.

Les mots blessants activent :
→ l’amygdale (peur)
→ l’adrĂ©naline
→ le cortisol
→ la mise en mode survie

RĂ©pĂ©tĂ©s, ils dĂ©truisent la confiance, le systĂšme nerveux et mĂȘme la santĂ©.

La phrase du Talmud l’enseignait dĂ©jĂ  :

« Les mots peuvent tuer.
Les mots peuvent guérir.
Choisis toujours ceux qui guérissent. »
(Bava Metzia 58b)

Ce n’est pas qu’une sagesse spirituelle.
C’est un fait .

Chaque phrase laisse une empreinte dans le corps de l’autre.
Certaines apaisent.
Certaines élÚvent.
Certaines réparent.
D’autres blessent, dĂ©stabilisent, fissurent.

⭐ Comment les paroles qui guérissent agissent ?

Les mots doux et justes ont un effet biologique réel :

Ils activent le systÚme de sécurité

→ dĂ©tente, respiration plus large, apaisement immĂ©diat

Ils libùrent l’ocytocine

→ confiance, sĂ©curitĂ©, diminution de la douleur

Ils renforcent le cortex préfrontal

→ rĂ©gulation Ă©motionnelle, clartĂ© mentale, stabilitĂ©

Ils restaurent l’image de soi

→ “Tu as de la valeur”
→ “Je te respecte”

Ils sortent le corps du mode survie

→ baisse du cortisol
→ digestion relancĂ©e
→ sommeil facilitĂ©

Une parole juste peut réellement réparer un systÚme nerveux blessé,
réouvrir un espace intérieur fermé par la peur,
et redonner souffle et dignité.

⭐ Les mots ne sont jamais neutres.

Ils peuvent blesser ou soigner, isoler ou relier, détruire ou reconstruire.

Alors choisissons ceux qui guérissent.
Pour ceux que nous aimons.
Et pour nous-mĂȘmes.
Honorine Ortiz

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