Camille Blain, Psychopédagogue - Pop n'Bloom

Camille Blain, Psychopédagogue - Pop n'Bloom Enfant / Ado / Adulte, en présentiel ou visio.

J'accompagne tes difficultés d'apprentissage et je t'aide à apprendre différemment en explorant avec toi des stratégies inédites, ton univers émotionnel et ta vie d'individu singulier.

Vous est-il déjà arrivé d’aider votre enfant à mémoriser un chapitre de cours durant des heures……et de vous rendre compt...
20/04/2026

Vous est-il déjà arrivé d’aider votre enfant à mémoriser un chapitre de cours durant des heures…

…et de vous rendre compte, avec désespoir, qu’il n’avait rien retenu malgré ses efforts… et les vôtres ?

Si c’est le cas, ce post pourrait peut-être vous intéresser.

Saviez-vous qu’au collège, les enfants acquièrent environ 6 000 nouveaux mots chaque année ?

Selon feu Alain Lieury, anciennement professeur de psychologie cognitive à l’Université Rennes 2 et spécialiste de la mémoire, cela porte à près de 24 000 mots le lexique supposément acquis en fin de 3e.

Arrêtons-nous un instant, et de manière très schématique, sur le travail d’arrière-boutique que le cerveau effectue lorsqu’il apprend de nouveaux concepts.

Ce cher cerveau, organe complexe s’il en est, est composé de différentes “aires” impliquées de manière simultanée dans plusieurs actions d’apprentissage.

Dans le lobe occipital, à l’arrière du cerveau, le cortex visuel traite les formes (lettres, chiffres…).

Mais reconnaître un chiffre comme un nombre mobilise ensuite une zone située plus haut, vers le sommet du crâne, dans le lobe pariétal : le sillon intrapariétal, impliqué dans le traitement des quantités.

Dans le lobe temporal gauche, sur le côté du cerveau, une autre zone est impliquée dans la reconnaissance des mots et la compréhension des phrases.

Vous connaissez sans doute aussi l’aire de Broca, située dans le lobe frontal, à l’avant du cerveau, impliquée dans l’articulation des mots et l’organisation du langage.

Lorsqu’un jeune lit, il effectue en réalité une double opération : il doit à la fois décoder les mots et les comprendre.

À cela s’ajoutent d’autres processus cruciaux dans notre tambouille de l’apprentissage.

Dans notre cortex préfrontal, situé juste derrière le front, se joue sans doute l’un des phénomènes les plus fascinants que nous partageons en partie avec d’autres animaux : celui de l’attention.

Tout comme un chat fixant, immobile, l’oiseau qu’il cherche à saisir entre ses griffes, ignorant tous les autres stimuli qui l’environnent, l’être humain doit à la fois sélectionner un objet d’attention, inhiber d’autres distracteurs, maintenir son attention focalisée sur le cours dicté, tout en se concentrant aussi sur ce qu’il écrit, par exemple.

Malgré cette multiplicité d’opérations simultanées — lire, écrire, comprendre, se concentrer, inhiber les distractions — l’élève parvient, en situation d’apprentissage optimal, à garder le fil de ce qu’il est en train de faire.

Comment est-ce possible ? Grâce à un système aussi discret qu’essentiel : la mémoire de travail.

On pourrait la comparer à un écran mental sur lequel plusieurs fenêtres restent ouvertes en même temps. C’est elle qui permet de maintenir temporairement les informations actives, de les manipuler, de les organiser et de les relier entre elles, le temps nécessaire à la compréhension et à l’action.

Mais cet espace est plus ou moins limité, selon les individus. Il peut rapidement saturer, rendant le traitement simultané de plusieurs informations actives difficile.

Lorsqu’un élève mobilise sa mémoire de travail, son cerveau fonctionne comme une voiture en pleine conduite.

Le cortex préfrontal joue le rôle du conducteur.
Les régions pariétales, situées vers le sommet du crâne, agissent comme un GPS.

Au centre, la mémoire de travail correspond au tableau de bord.

Enfin, le cortex cingulaire, situé en profondeur au centre du cerveau, fonctionne comme un système de radar et d’alerte : il détecte les incohérences, les erreurs ou les situations de surcharge.

Comme en conduite, tout repose sur la coordination de ces fonctions. Si trop d’informations apparaissent simultanément sur le tableau de bord, ou si les alertes se multiplient, le système se sature, et l’élève peut perdre le fil, non pas par manque de capacité, mais parce que son système de conduite cognitive atteint ses limites.

Eh oui, cette mécanique, pourtant rutilante chez un jeune, a un coût.

La mémoire de travail ne peut accueillir qu’un petit nombre d’éléments à la fois et, surtout, elle peine lorsque plusieurs opérations doivent être réalisées simultanément : elle sature… et bugue, en générant des erreurs.

C’est ce que John Sweller, professeur émérite à l’UNSW Sydney en psychologie cognitive, et Fred Paas, professeur de psychologie de l’éducation et du développement à l’Université Erasmus de Rotterdam, appellent la charge cognitive.

Or, lorsque deux processus mentaux coûteux se déroulent en parallèle, ils entrent en concurrence l’un avec l’autre : on parle alors de double tâche.

Pour les jeunes présentant un trouble du neurodéveloppement, des actions apparemment simples comme lire, écrire, se concentrer, reconnaître ou verbaliser un mot mobilisent déjà beaucoup de ressources internes.

👉 Ce qui signifie concrètement que ces tâches coûteuses entrent en concurrence entre elles.

➡️ Il devient alors difficile de réfléchir en même temps, de se concentrer ou de terminer un exercice sans fatigue.

En prenant du recul sur ma pratique, je constate ainsi aujourd’hui que l’enjeu n’est souvent pas d’expliquer davantage, mais de faire moins en même temps : alléger, séquencer, dissocier des informations mélangées dans un exercice, en tenant compte des spécificités cognitives du jeune.

Autrement dit, désaturer la mémoire de travail pour redonner de l’espace à la compréhension et permettre de ré-encoder l’information de façon plus assimilable.

La psychopédagogie permet non seulement d’aider le jeune à désaturer sa mémoire de travail, mais également à comprendre pourquoi, grâce à une approche dite métacognitive.

Quézako ? C’est une approche qui donne au jeune à voir comment il se comporte face à une tâche scolaire, comme un miroir.

L’objectif est ainsi double :

✔️ apprendre au jeune à mieux se connaître
✔️ et lui permettre de développer des stratégies concrètes pour contourner ses difficultés cognitives.

Et aussi parier sur le fait que, grâce à cette connaissance de soi nouvellement acquise, les signes de progrès seront rapidement visibles.

✨ Et si votre enfant ne manquait pas de compréhension… mais simplement d’espace mental pour comprendre ?

08/10/2025

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Selon une enquête Ipsos de Janvier 2024 (le "Baromètre des Adolescents"), 49 % des jeunes de 11 à 15 ans sont touchés pa...
31/07/2025

Selon une enquête Ipsos de Janvier 2024 (le "Baromètre des Adolescents"), 49 % des jeunes de 11 à 15 ans sont touchés par des troubles de l'anxiété. Un chiffre qui dépasse de 6 points les résultats du précédent sondage mené en 2021. Parmi ces jeunes , 20 % souffrent de ce qu'on appelle un trouble de l'anxiété généralisé (qui dure depuis 6 mois ou plus et qui se manifeste dans toutes les sphères de la vie du jeune, sans qu'une cause puisse être précisément identifiée). Cette anxiété, liée à un manque d'estime de soi, à une anxiété sociale (peur des autres, peur de prendre la parole en public), à un antécédent conflictuel, un trauma, ou encore à une anxiété de séparation, peut parfois se manifester par un rapport à l'école douloureux, voire, par un refus scolaire anxieux, surtout si le jeune se sent en insécurité dans ses apprentissages ou en milieu scolaire. Réticences à aller à l'école, hyper anxiété, somatisation, anxiété de séparation, éviction de l'école : les manifestations sont plurielles, et ne sont pas dues à un manque de travail ou à une désinvolture. Elles sont le fruit d'une grande souffrance. Aujourd'hui, le refus scolaire anxieux concerne
jusqu'à 4% des enfants/adolescents en âge d’être scolarisés. Un accompagnement psychopédagogique peut aider à l'identifier et à adoucir les choses pour le jeune, mais aussi pour ses parents.

Hé, Camille ? Un psychopédagogue, est-ce que ça diagnostique les troubles du neurodéveloppement ? Excellente question, l...
05/05/2025

Hé, Camille ? Un psychopédagogue, est-ce que ça diagnostique les troubles du neurodéveloppement ?

Excellente question, la Petite Voix !

Il est vrai qu’entre les pédopsychiatres, les pédiatres, les orthophonistes, les psychologues / neuropsychologues, les psychomotriciens, les ergothérapeutes, les orthopédagogues et les psychopédagogues, on y perd son latin ! J’aurais l’occasion de revenir sur les spécialités de chacun dans de prochains posts. Mais pour l’heure, je vais tenter de répondre à ta question.

Rappelle-toi d’abord ce qu’est un Trouble du Neurodéveloppement (TND), la Petite Voix ! C’est une perturbation d’origine neurologique, innée, dont l’expression peut également être influencée par l’environnement, et qui impacte la capacité d’une personne à lire / écrire / calculer / appréhender l’espace / se mouvoir / communiquer / se concentrer / planifier / se réfréner… Son retentissement est souvent important, que ce soit, à l’école, en famille et/ou en société. Le spectre des TND est très large, mais il regroupe notamment : les troubles « dys » (nous aurons l’occasion d’en parler), le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H), les troubles du spectre autistique, ou encore le trouble des fonctions exécutives (dysfonctionnement dans notre manière de planifier une tâche, de mémoriser, de nous adapter à un changement, ou de réprimer un comportement, par exemple). Oui, je sais, ça fait beaucoup, mais il faut bien comprendre de quoi l’on parle.

Le seul professionnel habilité à établir, en finalité, un diagnostic détectant un trouble du neurodéveloppement (TND) qui fait foi, c’est le médecin ! Certains pédopsychiatres ont une expertise liée aux TND, certains neurologues (dont neuropédiatres pour les enfants) et médecins généralistes également. L’enjeu est de trouver un médecin spécialisé dans la prise en charge de ces troubles. Les bilans fournis par les orthophonistes, les psychologues / neuropsychologues, les psychomotriciens, les ergothérapeutes, ou les orthoptistes sont des apports extrêmement utiles, voire indispensables, au diagnostic final posé par le médecin.

Il arrive qu’un apprenant en souffrance prenne contact avec moi sans avoir jamais été diagnostiqué. Dans ce cas, mon observation clinique me permet parfois de suspecter un trouble, et de l’orienter vers les bons interlocuteurs dans le cas où la pose d’un diagnostic s’avèrerait nécessaire (ce qui relève du cas par cas, en fonction de l’impact du trouble). C’est aussi cela, la mission du psychopédagogue : observer, questionner, analyser ce qu’on appelle le « tableau clinique » (l’ensemble du faisceau d’indices permettant de suspecter un éventuel dysfonctionnement), à la lueur de l’histoire personnelle du jeune et des retours de ses parents/enseignants. Et, si suspicion de trouble, d’informer la famille sur les possibilités qui s’offrent à elle pour apporter plus de douceur et d’aide au quotidien de l’élève. J’aurais l’occasion d’y revenir dans de prochains posts.

Mais, la Petite Voix, rappelle-toi ceci : au-delà du diagnostic, l’enjeu est d’accueillir l’Apprenant comme il est, et de lui offrir la possibilité de se voir avec les mêmes yeux que je le Vois : avec beaucoup de bienveillance et une foi immense en son infini potentiel. Le diagnostic n’est qu’une étape d’un long cheminement. Attention, donc, à ce que la pose d’un diagnostic n’induise pas un sentiment de fatalité dû à l’effet d’« étiquette » : « De tout façon, je suis TDA/H et dyslexique, les études, c’est pas pour moi ». Ça, c’est surtout une croyance limitante ! Le diagnostic peut délivrer, soulager, à la condition d’être associé à une prise en charge au service d’une émancipation psychique, affective et pédagogique : « oui, tu es capable ; non, ça n’est pas une fatalité ; oui, tu as des supers pouvoirs. Il suffit de savoir les utiliser avec les bonnes stratégies et les bons outils ; viens, que je te montre comment reprendre ton pouvoir, tout seul comme un grand ».

Bon, la Petite Voix, ce n’est pas tout, mais j’ai une séance qui démarre tout bientôt, et j’ai quelques surprises à concocter à mon petit apprenant. Suis-moi pour de toutes prochaines découvertes sur les richesses de l’approche psychopédagogique !

"Quand un enfant va au collège ou au lycée, il n'apprend pas seulement l'histoire géo ou l'allemand ; il vient aussi app...
01/05/2025

"Quand un enfant va au collège ou au lycée, il n'apprend pas seulement l'histoire géo ou l'allemand ; il vient aussi apprendre la relation" (Emmanuelle Piquet, thérapeute en thérapie brève spécialisée dans les "chagrins scolaires"). La ́dagogie permet d'apprendre à relationner avec l'autre, de développer son intelligence émotionnelle et relationnelle autant que son intelligence "métacognitive" (apprendre à apprendre). C'est en devenant un être conscient de soi et des autres que l'on devient un apprenant éclairé... et heureux.

- Dis, Camille, la psychopédagogie, c’est quoi exactement ? Bonne question, la Petite Voix ! La psychopédagogie, c’est l...
17/04/2025

- Dis, Camille, la psychopédagogie, c’est quoi exactement ?

Bonne question, la Petite Voix ! La psychopédagogie, c’est l’alliance de la Psychologie et des Sciences de l’éducation, placées toutes les deux au service du « mieux apprendre ». Celui qui la pratique, c’est le psychopédagogue.

La psychopédagogie invite à revoir notre façon de considérer l’Apprendre. Au-delà de la compréhension intellectuelle, de la mémorisation et la mise en application de connaissances, apprendre induit plusieurs phénomènes à l’œuvre chez celui qui apprend : les mécanismes inconscients de sa pensée, la manière dont il mobilise ces connaissances, la lucidité dont il fait preuve à l’égard de lui-même lorsqu’il apprend, le désir d’apprendre, et les affects qui influent sur ces différents mouvements intérieurs.

La mission du psychopédagogue est de mettre en lumière, par effet miroir, ces phénomènes inconscients, pour déconstruire certaines conceptions inadaptées chez l’Apprenant et l’aider à construire de nouvelles connaissances sur des fondements plus propices à une progression soutenable ainsi qu’à son autonomie.

En d’autres termes, le psychopédagogue peut aider toute personne en cours d’apprentissage à :
* explorer les différents facteurs générateurs de difficultés et ceux susceptibles de le mener à une progression : la sphère dite « cognitive » (les processus cérébraux à l’œuvre lorsque l’on apprend et les stratégies d’apprentissages), les enjeux affectifs et relationnels (la relation aux autres : famille, pairs, enseignants …), les enjeux narcissiques, identitaires et conatifs (c’est-à-dire liés à soi, à son identité et sa motivation), ses besoins intrinsèques et ses forces ;
* réfléchir à des stratégies, étayées par la recherche et le terrain, qui permettront de contourner ou d’apaiser ces difficultés en renforçant simultanément son sentiment de contrôle et de compétence intrinsèques (la personne se perçoit alors comme l’actrice principale de sa montée en compétences).

- Et du coup, est-ce que moi, je peux faire appel à toi ?

Ben oui, la petite Voix ! La psychopédagogie est utile à tout le monde :
* enfant ou adulte avec trouble spécifique du langage et des apprentissages ou d’un trouble du neurodéveloppement autre (trouble du déficit de l’Attention ou avec Sans Hyperactivité ; personne avec syndrome d’Asperger…)
* enfant, adolescent ou adulte sans trouble, mais qui connaît d’importantes difficultés à s’organiser, à se détacher des écrans ou qui subit sa scolarité en raison de difficultés de concentration sérieuses ;
* enfant ou adolescent en mal-être à l’école, en refus scolaire anxieux, qui a développé une peur des adultes en raison d’un incident avec un(e) enseignant à l’école ;
* étudiant souhaitant acquérir une méthodologie de travail solide et dans l’équilibre ;
* ou encore adulte en reprise de formation qui trouve toutes les difficultés du monde à s’y remettre.

Bref, tu l’auras compris, il existe autant de besoins que d’individus. S’il te prend l’envie d’arrêter la voix off et de faire une nouvelle formation, alors tu peux en effet faire appel à un psychopédagogue !

A toi que la curiosité a poussé à consulter cette page, que tu sois ami, parent, adolescent, adulte en questionnement, o...
16/04/2025

A toi que la curiosité a poussé à consulter cette page, que tu sois ami, parent, adolescent, adulte en questionnement, ou professionnel évoluant dans l’accompagnement des enfants : je te souhaite la bienvenue et te remercie chaleureusement de ton intérêt.

Je suis Camille, Psychopédagogue et fondatrice de Pop n’ Bloom. Pop n’ Bloom est le nom de mon entreprise, et incarne aussi mes valeurs profondes et la vision résolument optimiste que j’ai de l’Apprendre. Viens, je t’embarque avec moi pour un petit tour d’horizon !

Tu connais l’histoire ? Celle du grain de pop-corn, tu sais ? Qui dit que « le pop-corn est préparé dans le même bol, à la même température, dans la même huile », et que, « pourtant, les grains n’éclatent pas au même moment ». Qui ajoute aussi : « Ne compare pas ton enfant aux autres, laisse-lui le temps de faire POP ! ». Rien de plus vrai. Le bon sens même, en vérité.

J’ai fait de cette croustillante anecdote la légende de Pop n’ Bloom. Le Pop, c’est le grain de pop-corn, unique en son genre, qui éclate au moment opportun pour lui, même si ses copains l’ont déjà fait avant. Le « Bloom », c’est de l’anglais, si doux petit mot qui évoque la floraison des bourgeons au printemps. Ce Bloom, il sème les graines de la joie dans l’Apprentissage. C’est la fleur qui s’ouvre, vibrante de beauté, tant elle s’est éclatée à grandir en se reconnectant à son essence et à son cœur. Car la fleur a en elle toutes les qualités pour devenir fleur, même si elle ne le sait pas.

La légende de Pop n’ Bloom porte en elle les graines de ma démarche d'accompagnement : éveiller l’enfant, l’adolescent ou l’adulte à son intelligence du cœur et du corps, pour être en harmonie avec l’intelligence de sa petite tête bien faite. Proposer à l’apprenant de s’appuyer sur des stratégies d’apprentissage éprouvées, pour déjouer les croyances limitantes qu’il subit, se détacher des étiquettes toutes faites, et élargir sa conscience de lui-même. Partir du principe que nous ne sommes pas qu’une tête pensante devant nos exercices, nos évaluations, nos dissertations, mais bien aussi un corps en constant mouvement, dont nous connaissons souvent à peine les besoins, et un cœur, siège d’émotions changeantes, et souvent blessé par nos interactions avec les autres, qui sont nos enseignants. Pourtant, un apprentissage éclairé s’appuie sur ces trois centres d’intelligence. C’est la condition même d’une progression durable, étayée par la confiance en soi et l'estime de soi.

Apprendre à apprendre, chez Pop n’ Bloom, c’est apprendre en s’appuyant sur ces 3 centres d’intelligence (la tête, le corps et le cœur), et traverser ainsi les vicissitudes de l’école, de l’université et plus t**d, des formations d’adulte, en sachant « danser avec ses connaissances » sous le soleil (quand c’est facile) comme sous la pluie (quand c’est difficile).

Pour moi, tout être qui apprend gagnerait à se regarder en train d’apprendre, pour ainsi se défaire de tout ce qui l’entrave : vieilles habitudes sans fondement, impuissance apprise (ce fichu "de toute façon, j'ai toujours été nul(le), absence de méthode de travail, postures inadaptées qui mènent aux mêmes erreurs et difficultés, problèmes d’attention et leurs pléthores de causes possibles …

C’est ainsi que l’on aidera de nouvelles générations d’élèves à associer cognition (processus mentaux à l’œuvre pour acquérir de nouvelles connaissances), conscience de soi et de l’autre, émotions et estime de soi, et ce, quels que soient leurs profils, avec ou sans trouble du neurodéveloppement. "Connais-toi toi-même, et tu connaîtras l'Univers et les Dieux", écrivait Socrate.

C’est cette foi inébranlable en une nouvelle façon d’apprendre, plus éclairée, plus consciente, plus inclusive, aussi, qui m’a poussée à embrasser la carrière de Psychopédagogue. Pour qu’enfin, nos intelligences singulières s’éclatent ; pour que notre créativité intrinsèque s’éveille au contact de la conscience retrouvée de nos forces, de nos rêves, de nos possibles, loin, très loin des étiquettes qu'on pourrait parfois nous coller sur la peau.

En avant ! 🌈

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