26/12/2025
« 𝗝𝗲 𝘀𝘂𝗶𝘀 𝗺𝗼𝗻 𝗽𝗿𝗼𝗽𝗿𝗲 𝗽𝗶𝗹𝗶𝗲𝗿. 𝗝𝗲 𝘀𝘂𝗶𝘀 𝘀𝗼𝗹𝗶𝗱𝗲 𝗲𝘁 𝗮𝗻𝗰𝗿é𝗲 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲 𝘂𝗻 𝗮𝗿𝗯𝗿𝗲 𝗿𝗼𝗰 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗮 𝘁𝗲𝗺𝗽ê𝘁𝗲 𝗲𝘁 𝗺𝗮𝗹𝗴𝗿é 𝗹𝗲𝘀 𝘁𝘂𝗺𝘂𝗹𝘁𝗲𝘀 𝗲𝘅𝘁é𝗿𝗶𝗲𝘂𝗿𝘀. »
Cette phrase, elle m’accompagne depuis 9 ans, le jour où mon corps a dit stop. Un an plus t**d, je décidais de tout arrêter, de tout remettre en question dans ma vie : ma vie de couple, ma vie de famille, ma vie amicale puis plus t**d ma vie professionnelle.
J’ai réalisé que je n’étais pas à ma juste place, que je ne vivais pas ce qui comptait vraiment pour moi, que la vie que je menais n’était pas celle que je voulais, ni celle à laquelle j’aspirai profondément. J’étais devenue l’ombre de moi-même en vivant au travers des autres. J’étais en train de passer à côté de ma propre vie.
J’ai tout remis à plat en me posant les bonnes questions pour repartir de zéro et donner une autre direction à ma vie. Je voulais vivre une vie qui a du sens pour moi, qui m’inspire, où je me sens bien et qui m’élève.
Au fur et à mesure, je me suis éloignée des personnes qui ne croyaient pas en moi, qui me tiraient vers le bas car rester dans sa zone de confort, là où rien ne change, où rien ne dérange, où personne ne prend de risque est plus confortable. En osant, je les obligeais à se confronter à ce qu’elles n’osent pas faire.
Ne crois pas que je ne doute jamais, que je suis toujours forte et sereine. Loin de là. Être son propre pilier, c’est apprendre à rester debout à l’intérieur même quand ça tangue à l’extérieur.
Cette année, sur le plan entrepreneurial, ce pilier s’est renforcé. Et pourtant, j’ai eu des doutes. J’ai vécu des moments où j’ai eu envie de tout arrêter. J’ai fait des allers retours : je continue, j’arrête, je reprends un emploi salarié. La fatigue, l’anxiété et le découragement m’ont envahi plus d’une fois.
Mais malgré tout ça, j’ai choisi de ne pas me résigner en abandonnant parce qu’entreprendre, m’accomplir, créer une vie qui me ressemble vraiment, c’est profondément important pour moi. C’est mon ADN.
Être son propre pilier, c’est apprendre à revenir à l’intérieur quand les résultats ne sont pas à la hauteur de ses attentes et de ses espérances. C’est revenir à cet espace de sécurité, de confiance en soi et en la vie, de gratitude. J’ai choisi l’amour plutôt que la peur à chaque fois que les doutes ont pointé le bout de leur nez. Je n’ai pas mis la peur sous le tapis. J’y ai fait face en l’acceptant car une peur qu’on évite grandit, une peur qu’on affronte diminue.
Être son propre pilier, c’est aussi reconnaître que la force, l’ancrage, la stabilité ne se construit pas seule. S’entourer de coachs, de mentors, de personnes qui ont déjà traversé le chemin ou qui ont des longueurs d’avance, ça change tout. Leur présence, leur soutien, leur regard, leur expérience aident à rester ancrer quand cela vacille. Ils me rappellent pourquoi je continue et nourrissent ma détermination et mon courage.
Je continue cette direction avec mes doutes, mes élans, mes contradictions. Je continue parce que quelque chose en moi sait que je suis à ma juste place.
Être puissante quand tout va bien, ce n'est pas de la puissance, c'est une illusion. Être puissante quand tout vacille, là oui, c'est de la puissance. La vraie puissance ne dépend d'aucune circonstance. Elle est là, même au cœur des tempêtes, surtout dans les tempêtes. Une puissance qui disparait quand les conditions changent n’a jamais vraiment existé.
Être son propre pilier, c’est ne pas fuir. C’est rester en lien avec soi et avancer malgré tout.
« Avoir du courage ne veut pas dire que nous n’avons pas peur. Avoir du courage et faire preuve de courage signifie que nous affrontons nos peurs. Nous pouvons dire : je suis tombée, mais je vais me relever. » Maya Angelou
Sabrina Surot
Coach en transformation personnelle et professionnelle 🪷