20/02/2026
L’écho du cœur
On nous a dit que la vie était une partie d’échecs, un livre de comptes, un commerce de troc où chaque acte de gentillesse devait donner un retour. On nous a appris à donner du bout des doigts, en vérifiant si la main d’en face s’ouvre aussi vite que la nôtre.
Mais la vérité, la voilà, brute et splendide : Ce que nous donnons ne revient pas toujours. L’amour s’en va parfois se perdre dans des sables mouvants, et nos gentillesses s’évaporent parfois dans l’indifférence des matins gris. Mais qu’importe ? Car ce que nous donnons n’est pas une monnaie, c’est une empreinte. Ce que nous donnons est, par essence, ce que nous sommes.
Nous sommes comme des phares plantés dans la nuit. Le phare ne demande pas aux navires s’ils comptent revenir le remercier. Il ne calcule pas la portée de sa lumière en fonction de la gratitude de l’océan. Il brille parce que c’est sa nature. Il projette sa clarté sur l’eau sombre simplement parce qu’il est lumière.
Si le navire passe son chemin sans un regard, le phare n’en est pas moins lumineux. Il reste debout, entier, défini par cet éclat qu’il a offert au vide. On ne perd jamais ce que l’on donne ; on ne fait que confirmer la richesse de sa propre source.
Alors je te soihaite de ne jamais devenir économe de ton âme. Je te souhaite de donner, non pas pour être comblé, mais pour être vrais.
Que ta générosité soit ton plus beau miroir, et que tu puisses te coucher chaque soir en te disant que, si rien n’est revenu, c’est simplement parce que tu as laissé un peu de ta lumière pour éclairer le chemin d’un autre. Et cela, c’est déjà une victoire.
Avec tout mon amour,
Hauts les cœurs,
Gaëlle