12/01/2026
Souvent, l’obsession de devenir parfait, passe pour de la motivation. En réalité c’est surtout un mécanisme de défense fantasmatique pour:
👉 garder le contrôle
👉 éviter le rejet
👉 éviter la honte
👉 éviter l’angoisse
Notre ego se berce d’illusions tyranniques et adore l’idée suivante: “Si je fais tout bien, je ne souffrirai plus.” Sauf que c’est un leurre et que cela nous met surtout dans un état d’hypervigilance et de contrôle obsessionnel. Nous devenons notre pire juge, sans empathie, alors qu’à l’impossible nul n’est tenu.
Le vrai progrès en thérapie, l’un des objectifs majeurs, ce n’est pas d’atteindre le zéro défaut pour enfin commencer à vivre. C’est d’accepter ses imperfections sans s’écrouler, s’humaniser sans avoir l’impression de perdre sa valeur, et même d’augmenter sa tolérance émotionnelle pour pouvoir ressentir sans s’effondrer, se tromper sans se détester, être imparfait sans se punir.
L’ego dit : “Je ne suis pas assez.”
Alors il se met à courir : une méthode, puis une autre… un livre, puis un autre…
comme si l’amour se méritait.
Mais l’existence ne te demande pas d’être parfait. Elle te demande d’être réel. Entier. Vivant. Conscient. Présent. Connecté. Aligné.
Nos imperfections ne sont un problème majeur que lorsqu’on les combat de façon rigide car cette guerre intérieure nous coupe de nous-même.
Alors plutôt que chercher à devenir quelqu’un d’autre, autorisons-nous à revenir à l’intérieur, respirer, regarder ce qui est là, sans jugement.
C’est ainsi que l’on passe du contrôle à la régulation. Autrement dit, passer du “je dois être parfait” au “je peux être présent à ce que je vis.”
La guérison, c’est pas devenir quelqu’un d’autre, c’est plutôt devenir quelqu’un qui s’autorise à vibrer dans ses imperfections, ces mêmes imperfections qui font son humanité.