21/01/2026
À celles qui se sont souvent senties “trop”, ou jamais assez
Si tu te retrouves attirée par des relations floues, instables ou émotionnellement indisponibles, ce n’est ni un manque de maturité affective, ni un défaut de discernement.
Très souvent, c’est l’expression d’un système nerveux qui a appris à survivre dans l’incertitude.
Beaucoup de femmes ont grandi dans des environnements où l’amour n’était pas prévisible : présent un jour, absent le lendemain ; donné sous conditions ;
lié au silence, à l’effort, à l’adaptation… parfois à la soumission.
Le corps, lui, s’en souvient.
Dans une relation intime, ce sont des mécanismes profonds qui s’activent, bien au-delà de la volonté ou de la raison.
Lorsque l’autre est incohérent, distant ou ambivalent, le système nerveux peut entrer en hypervigilance.
Cette activation peut être confondue avec de l’intensité, du désir ou une connexion particulière.
En réalité, il s’agit souvent d’une résonance traumatique.
Alors tu analyses.
Tu doutes de toi.
Tu te demandes si tu demandes trop, si tu interprètes mal, si tu devrais être plus patiente, plus compréhensive, plus douce.
Tu cherches des réponses dans ses silences, dans ses messages, dans ses gestes.
Mais une relation saine ne demande pas de se perdre à se décrypter soi-même.
Ton corps sait.
Lorsqu’un lien est suffisamment sécurisant, le système nerveux se détend.
Il n’y a plus besoin de guetter, d’anticiper, de deviner.
Les paroles sont claires.
Les actes sont cohérents.
L’engagement est exprimé, pas suggéré.
Oui, toute relation demande de l’ajustement et de la présence.
Mais aucune relation ne devrait te maintenir durablement dans le doute, l’attente ou la confusion.
Tu n’es pas trop sensible.
Tu n’es pas trop intense.
Tu n’es pas “dépendante affective”.
Tu es une femme dont le corps réclame sécurité, cohérence et respect.
Et la paix que tu recherches n’est pas une faiblesse.
C’est le signe que ton système nerveux aspire enfin à autre chose que la survie : il aspire au lien vrai.