La Manufacture de mots

La Manufacture de mots .: Ateliers et stages d'écriture :.

08/01/2026
De l’écriture des dialogues (2)
08/01/2026

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05/01/2026

Pendant longtemps, la science-fiction a montré ce qui allait mal tourner.
Aujourd’hui, alors que le réel semble parfois avoir rattrapé la fiction, certains auteurs se demandent ce qu’il reste à inventer, et surtout dans quelle direction regarder.
➡️ https://l.franceculture.fr/UCz

02/01/2026
Eh voilà encore…
02/01/2026

Eh voilà encore…

La police de caractère "Calibri" est assez populaire, c'est une typographie simple, moderne, claire… Mais jugée trop inclusive, selon Donald Trump et son administration. Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a ordonné aux diplomates de ne plus l'utiliser. ➡️ https://l.franceinfo.fr/mFq

« Un autre monde est possible. Mais il est dans celui-là. » disait Paul Éluard.Nous nous prêtons très rarement au rituel...
01/01/2026

« Un autre monde est possible. Mais il est dans celui-là. » disait Paul Éluard.

Nous nous prêtons très rarement au rituel de rédaction des vœux de bonne année, car nous croulons souvent tou·te·s en cette période sous les mails commerciaux et autres, devenus des sortes de litanies vides de sens qui nous encombrent l’esprit.
Si nous écrivons aujourd’hui, ce n’est donc ni pour vendre ni pour annoncer quoi que ce soit, mais pour partager un constat, une réflexion sur le pouvoir des mots et un espoir. Aussi parce que cette année, une forme d’urgence se fait ressentir.

Nous vivons dans un monde où les récits sont devenus des armes de pouvoir.
Chacun cherche à imposer son narratif, parfois à la place (et même en dépit) de la réalité observable. La parole se paye cher, les pensées se surveillent et les mots se brident.
La prise de parole a même un coût : la liberté d’expression qui devient un luxe estampillé, voire labellisé ; la pensée unique qui s’impose peu à peu ; les médias indépendants (et même les humoristes) bâillonnés par des procédures dissuasives ; les petits éditeurs qui étouffent, les petits libraires qui disparaissent, l’audiovisuel public qui agonise ; les constats de bon sens qu’il peut sembler préférable de garder pour soi par peur de les nommer et de les partager.
Et beaucoup finissent en effet par se taire, non pas par manque d’opinion ou de courage, mais par lassitude, par épuisement ou par prudence. Et derrière ces phénomènes, il y a surtout des femmes et des hommes qui renoncent peu à peu à dire ce qu’ils voient.

Dans ce contexte brutal et vénéneux, les mots comptent plus que jamais. Ils n’ont pas besoin d’être parfaits ou standardisés, mais plutôt d’être justes et d’être vrais. Un mot est toujours un acte. C’est aussi le processus qui sous-tend la structure même de notre pensée.
Veiller ensemble à leur usage authentique est une première forme de responsabilité partagée, simplement parce qu’ils façonnent l’air que nous respirons tou·te·s et tous les jours.

Pensons d’abord à ces petits mots : « Bonjour ! », « Merci. » « Comment vas-tu ? »
Ces mots modestes, presque invisibles, et qui, prononcés avec le cœur et une écoute sincère, contribuent à maintenir debout quelque chose d’humain (ne serait-ce que du lien, déjà !) quand nos quotidiens poussent au repli, au combat ou à la sidération. Dans leur simplicité, ils comptent et sont parfois ce fil qui nous empêche de nous isoler les uns des autres.

Nous recevons tou·te·s chaque jour la violence d’un monde qui semble devenu hors de contrôle : ses injonctions de performance, son accélération sans fin, ses récits guerriers, sa façon d’endormir ou de faire taire nos pensées critiques, de nier la réalité à l’encontre de notre bon sens dont nous finissons par douter. Personne n’y échappe vraiment, même quand on croit être solide : on est constamment évalué, noté, commenté, critiqué… parfois jusqu’à la haine.
Essayer ensemble de ne pas propager cette violence ordinaire par nos mots est déjà une façon de se positionner contre cette tendance dont nous avons tou·te·s à pâtir. Laisser passer nos paroles par un filtre d’humanité et de sincérité peut devenir une contribution simple, mais nécessaire (et même sanitaire), accessible à tou·te·s : une forme même d’hygiène de vie collective.

Résister à cette violence aujourd’hui ne signifie pas toujours s’opposer frontalement. S’il existe bel et bien un autre monde possible, il ne se situe pas ailleurs ni plus t**d : il prend forme ici, dans la façon dont nous pensons, parlons et racontons ce que nous vivons. La résistance la plus durable est souvent silencieuse et patiente, comme l’écriture. Cela peut vouloir dire cultiver notre esprit critique ; raconter depuis l’expérience vécue plutôt que pour le slogan (ou par le prompt) ; échanger des mots « nettoyés » de cette dureté ambiante en les passant au filtre de nos cœurs et de nos esprits vivants ; préserver la créativité, la sensibilité et le discernement qui font l’essence de notre humanité ; continuer à penser finement dans un monde qui amalgame et simplifie à outrance.
Gardons juste à l’esprit qu’il est possible de faire autrement, à notre échelle, par nos mots.

Alors pour 2026, nous ne formerons pas de vœux au sens habituel.
Nous choisissons simplement de croire à cela : que nos mots restent habités. Qu’ils continuent de naître de la relation plutôt que de la peur, du vivant plutôt que du bruit.
Que nos récits restent incarnés, que notre créativité est vivante.
Que nos narrations nous rapprochent, nous unissent, nous permettent de co-créer du lien positif entre nous.
Et surtout, que nos mots et nos récits nous permettent de rester profondément humains, même quand le monde semble l’oublier.

Si un autre monde est possible, il commence peut-être là : dans ce que nous choisissons de dire, de taire ou de transmettre. Dans la manière dont nos récits tiennent debout, même quand rien n’est stable autour.

Merci d’être de celles et ceux qui prennent soin des mots. Et, ce faisant, de notre humanité commune 💜

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01/01/2026

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30/12/2025

Exercer le métier de libraire n’exige aucun diplôme spécifique. C'est très souvent une reconversion. Leur point commun : l'amour du livre.
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28/12/2025
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