Léna Aubry - Psychotraumatologue

Léna Aubry - Psychotraumatologue Informations de contact, plan et itinéraire, formulaire de contact, heures d'ouverture, services, évaluations, photos, vidéos et annonces de Léna Aubry - Psychotraumatologue, Site web santé et bien-être, 67 Rue de la Trémoïlle, Thouars.

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15/01/2026

« Dans la vie, il faut être fort et se battre »

Cette phrase est souvent présentée comme un encouragement.
En réalité, elle agit comme une violence intériorisée.

Elle nie une vérité biologique fondamentale car nous ne sommes pas faits pour être forts en permanence.
Notre système nerveux est conçu pour alterner :
> mobilisation
> repos
> réparation
Quand on se force à « tenir » tout le temps, le corps ne récupère jamais.
Alors il reste en mode survie, même quand le danger n’est plus là.
👉 Résultat : stress chronique, douleurs, fatigue profonde, troubles émotionnels.

2. Elle confond force et survie
Beaucoup de personnes dites « fortes » ne vont pas bien.
Elles ont simplement appris très tôt que :
> montrer leurs émotions était dangereux
> demander de l’aide était inutile
> se reposer n’était pas une option

La « force » devient alors une armure et non une ressource.

3. Elle crée une guerre intérieure permanente
Se battre contre la vie, contre soi, contre ses émotions,
c’est installer un conflit interne constant.
> lutter contre la peur
> lutter contre la tristesse
> lutter contre la fatigue
> lutter contre le corps

Or, ce contre quoi on lutte… s’intensifie. Toujours!

4. Elle culpabilise la vulnérabilité
> Si tu vas mal, c’est que tu n’es « pas assez fort ».
> Si tu t’effondres, c’est que tu n’as « pas assez combattu ».
Cette logique détruit l’estime de soi
et empêche toute demande de soutien.

5. Elle empêche la vraie guérison
Guérir ne passe pas par le combat,
mais par la sécurité.
On ne se régule pas en se forçant.
On se régule quand le corps se sent :
> entendu
> respecté
> accueilli
La transformation naît de l'acquiescement à Soi, pas de la contrainte.

Au plaisir de prendre soin de vous 🌿

03/01/2026

La maltraitance la plus invisible est souvent celle que l’on s’inflige à soi-même.

Elle ne fait pas de bruit.
Elle ne laisse pas toujours de traces visibles.
Et pourtant, elle agit chaque jour.

C’est cette violence intérieure qui nous pousse à nous forcer quand le corps dit stop.
À minimiser ce que l’on ressent.
À se juger de ne pas aller mieux assez vite.
À se comparer, se presser, se corriger.
À se demander sans cesse : « Pourquoi je n’y arrive pas ? »

Cette maltraitance-là n’est pas née du hasard.
Elle est souvent le prolongement d’un monde — familial, scolaire, social — où il a fallu s’adapter pour être accepté, se taire pour ne pas déranger, tenir pour survivre.

Alors on apprend très tôt à faire violence à ses besoins.
À ignorer ses limites.
À douter de ses ressentis.
À considérer la fatigue, l’angoisse ou la douleur comme des ennemis à combattre.

Mais un corps en insécurité ne peut pas “aller mieux”.
Il peut seulement se défendre.
C’est pour cela que je dis souvent :
On ne commence pas par aller mieux.
On commence par se sentir en sécurité.

En thérapie, il ne s’agit pas de changer qui vous êtes.
Il ne s’agit pas de devenir plus fort, plus positif, plus performant.
Il ne s’agit pas de réparer quelque chose de défectueux.
Il s’agit d’abord d’arrêter la guerre intérieure.
Arrêter de se faire violence en exigeant l’impossible.
Arrêter de se juger pour des réactions qui ont autrefois permis de survivre.
Arrêter de confondre guérison et dépassement de soi.

Se sentir en sécurité, c’est apprendre à ne plus se contraindre pour mériter d’exister.
C’est laisser le corps respirer sans lui demander d’aller plus vite.
C’est reconnaître que ce qui a été vécu a laissé des traces — et que ces traces méritent du respect, pas des injonctions.

La véritable transformation ne commence pas par un effort.
Elle commence par une mise en sécurité.
Par le moment où l’on cesse de se maltraiter intérieurement.
Par le moment où l’on se dit enfin :
« Je peux me choisir. Je peux m’écouter. Je peux vivre.»
Et c’est là, paradoxalement, que le changement devient possible.

03/01/2026

⚠️ Psychotraumatismes : alerte sur des dérives professionnelles graves ⚠️

Depuis plusieurs mois, je constate une augmentation très préoccupante de personnes qui arrivent en consultation fragilisées, déstabilisées, parfois clairement aggravées, après avoir consulté des praticiens se revendiquant du champ du traumatisme… sans en avoir ni la formation, ni le cadre légal.

Et presque à chaque fois, il y a la même phrase :
« J’ai vu quelqu’un avant… »
Quelqu’un qui disait :
— « je fais de l’EMDR »
— « je travaille les traumas »
— « je libère les mémoires »
— « je libère les émotions »
👉 Sauf que non. Pas du tout.

Certains proposent de l’EMDR sans y être autorisés.
D’autres s’approprient des concepts, méthodes ou discours issus de la psychotraumatologie — parfois repris mot pour mot depuis mon site professionnel — sans en comprendre les enjeux cliniques.
D’autres encore « ouvrent » des traumas profonds avec des outils énergétiques ou intuitifs, sans cadre thérapeutique, sans repères neurobiologiques, sans capacité de stabilisation.

👉 Résultat :

❌ dissociation accentuée
❌ symptômes aggravés
❌ confusion, perte de repères
❌ parfois une véritable re-traumatisation

⚖️ Rappel du cadre légal (France)

✔️ L’EMDR est une méthode de psychothérapie.
Elle ne peut être pratiquée que par des psychologues cliniciens ou des psychiatres, titulaires du diplôme requis et formés spécifiquement à l’EMDR.
Toute autre pratique se revendiquant de l’EMDR est illégale.

✔️ Le titre de psychothérapeute est réglementé.
Il est protégé par la loi et soumis à une inscription officielle (ARS).

✔️ Les dérives thérapeutiques engagent la responsabilité pénale du praticien, même lorsque l’intention est « d’aider ».

🛑 On ne joue pas avec un trauma. Jamais.
Un psychotraumatisme, ce n’est pas :
❌ une énergie à « nettoyer »
❌ un souvenir à forcer
❌ une émotion à faire sortir à tout prix
❌ un truc qu’on teste « pour voir ce que ça fait »

Quand on touche au trauma sans savoir ce qu’on fait, on peut :
— faire exploser l’angoisse
— déclencher de la dissociation
— réveiller des souvenirs ingérables
— laisser la personne seule avec ça ensuite

Et ça, je le récupère après.😡

Clarifier les différences (pour mieux choisir)

✨ Soins énergétiques
(Kinésiologie, réflexologie, Reiki, etc.)
• Travail sur le bien-être, l’équilibre, les ressentis
❌ Ne soigne pas un psychotraumatisme
❌ Ne doit jamais travailler sur des traumas complexes

🧠 Psychologue clinicien
• Diplôme universitaire (Master 2)
• Droit de pratiquer des psychothérapies validées scientifiquement
• Peut être formé à l’EMDR

🛋️ Psychanalyste
• Travail sur l’inconscient par la parole
• Formation variable selon les écoles
• Pas forcément formé au trauma ni aux mécanismes neurobiologiques

💊 Psychiatre
• Médecin spécialiste
• Peut prescrire des traitements
• Peut être formé à la psychothérapie

🧠 Psychotraumatologue
• Spécialiste du trauma psychique et neurobiologique
• Cursus universitaire avec formation approfondie : dissociation, attachement, système nerveux, mémoire traumatique
• Peut être psychologue, médecin ou issu d’autres parcours selon le cadre légal dans lequel il exerce.

❗ Un psychotraumatisme n’est pas un terrain d’expérimentation

On ne « teste » pas une technique sur une personne traumatisée.
On ne « réveille » pas des mémoires sans savoir contenir, sécuriser, réguler.
On ne joue pas aux apprentis sorciers avec le système nerveux.
Un trauma, ça se travaille lentement, en sécurité, avec quelqu’un qui sait.

Si quelqu’un :
— promet des guérisons rapides
— vous pousse à revivre des choses sans préparation
— ne peut pas vous expliquer clairement sa formation
— minimise vos réactions
👉 fuyez. Vraiment.

Si vous êtes concerné·e
Posez des questions.
Vérifiez les diplômes.
Demandez le cadre légal.
Votre sécurité psychique est précieuse. 🌿

01/01/2026

Avant toute chose, merci.🙏

Merci à toutes les personnes qui m’ont écrit, appelé, pensé à moi ou envoyé un mot doux pour les fêtes.
Vos messages, vos attentions et vos élans du cœur m’ont profondément touchée.
Ils rappellent combien le lien, même discret, reste essentiel.

Et si, en 2026, nous osions regarder la souffrance du monde autrement…

Non plus comme une fatalité extérieure, mais comme le reflet de notre propre rejet intérieur.
Car en réalité, ce que nous combattons à l’extérieur est souvent ce que nous n’avons pas encore pu accueillir à l’intérieur de nous.

La violence, la peur, la dureté, la fuite, l’indifférence… ne naissent pas de la méchanceté de l’autre, mais d’un éloignement de soi, d’une coupure avec notre propre vulnérabilité.

Cette coupure ne naît pas par hasard.
Elle prend racine très tôt, dans notre histoire d’attachement.
Lorsque, enfants, nos émotions n’ont pas été suffisamment reconnues, contenues ou sécurisées, nous apprenons une chose essentielle pour survivre :
« Pour être aimé, je dois m’adapter. »

Alors nous nous ajustons.
Nous nous taisons.
Nous nous durcissons.
Nous devenons forts, sages, performants… ou invisibles.

Peu à peu, nous apprenons à nous éloigner de ce que nous ressentons vraiment.

Nous donnons à l’autre le pouvoir de dire si nous sommes dignes d’amour, de reconnaissance, d’existence.

Et ce mouvement, à l’origine protecteur, finit par nous couper de nous-mêmes.
Lorsque l’être humain se coupe de sa condition humaine, il se protège.
Et quand il se protège trop longtemps, son système nerveux reste en alerte.

Alors il se défend, attaque, se fige, se replie…
ou s’éteint à petit feu.

Ce que nous appelons conflits, violence, intolérance ou indifférence est bien souvent l’expression d’un attachement blessé, d’un besoin de sécurité jamais vraiment rencontré.

Pour cette nouvelle année, je nous souhaite autre chose.

Je nous souhaite d’oser ressentir sans nous fuir.
De reconnaître nos fragilités non comme des failles, mais comme des portes.

De revenir à nous avec douceur, patience et honnêteté.
Car c’est dans la réconciliation avec soi que le monde commence à s’apaiser.

Quand un être cesse de se rejeter, il cesse peu à peu de rejeter les autres.
Quand il se sent en sécurité à l’intérieur, il n’a plus besoin d’attaquer à l’extérieur.
Et quand un cœur retrouve la paix avec lui-même,
c’est tout un morceau du monde qui respire à nouveau.

Que 2026 soit une année de retour à l’essentiel :
l’acquiescement de soi comme acte profond de réparation collective. ✨

Merci pour votre présence, vos mots, vos liens.

Très belle année 2026 à vous 🤍

2 places sont encore ouvertes pour vous accueillir dans un cadre trauma-sensible et sécurisant. 🍃
15/12/2025

2 places sont encore ouvertes pour vous accueillir dans un cadre trauma-sensible et sécurisant. 🍃

"Noël n’a pas à rester un fardeau. Vous n’êtes pas seul·e."

La période des fêtes peut activer des réactions de stress, de surcharge émotionnelle ou de détresse relationnelle.

Ce groupe offre un espace sécurisé pour accueillir ces réponses du système nerveux et comprendre ce qu’elles expriment.

🕯️ Au programme :
> Accueil des réactions de souffrance et des états émotionnels difficiles
> Outils de régulation du système nerveux et de stabilisation émotionnelle
> Soutien mutuel dans un cadre bienveillant, contenant et non jugeant.

📍 Thouars — Cabinet Partagé de la Trémoïlle
💶 Tarif : 15 €
👥 Groupe limité · Sur inscription uniquement au
07 89 75 56 90 ou par mail: pnc-therapie@icloud.com

Un temps pour se sentir accompagné·e, réguler l’intensité intérieure et aborder les fêtes en plus grande sécurité psychique.
Au plaisir de prendre soin de vous. 🌿

À l’approche de Noël, les packs thérapeutiques en co-intervention avec Armelle Bargue, Sophrologue intégrative et trauma...
14/12/2025

À l’approche de Noël,
les packs thérapeutiques en co-intervention avec
Armelle Bargue, Sophrologue intégrative et trauma-informée,
sont reconduits et s’enrichissent cette année d’une nouvelle approche en thérapie neurogénique.

Au plaisir de prendre soin de vous 🌿

Dans la lignée de l’an dernier, cette retraite introspective sur deux jours revient, enrichie de nouvelles expériences e...
14/12/2025

Dans la lignée de l’an dernier,
cette retraite introspective sur deux jours revient,
enrichie de nouvelles expériences et de propositions inédites.
Selon votre contrat, une prise en charge par votre mutuelle peut être possible.

Au plaisir de prendre soin de vous 🌿

"Noël n’a pas à rester un fardeau. Vous n’êtes pas seul·e." La période des fêtes peut activer des réactions de stress, d...
02/12/2025

"Noël n’a pas à rester un fardeau. Vous n’êtes pas seul·e."

La période des fêtes peut activer des réactions de stress, de surcharge émotionnelle ou de détresse relationnelle.

Ce groupe offre un espace sécurisé pour accueillir ces réponses du système nerveux et comprendre ce qu’elles expriment.

🕯️ Au programme :
> Accueil des réactions de souffrance et des états émotionnels difficiles
> Outils de régulation du système nerveux et de stabilisation émotionnelle
> Soutien mutuel dans un cadre bienveillant, contenant et non jugeant.

📍 Thouars — Cabinet Partagé de la Trémoïlle
💶 Tarif : 15 €
👥 Groupe limité · Sur inscription uniquement au
07 89 75 56 90 ou par mail: pnc-therapie@icloud.com

Un temps pour se sentir accompagné·e, réguler l’intensité intérieure et aborder les fêtes en plus grande sécurité psychique.
Au plaisir de prendre soin de vous. 🌿

29/11/2025

Il existe un terme qui décrit toute la confusion et le chaos qui suit une relation marquée par la violence émotionnelle en seulement cinq lettres : DARVO.

Ce schéma apparaît lorsque l’on tente de signaler à une personne qu’un comportement posé a été problématique ou blessant. Au lieu de recevoir des excuses, une prise de responsabilité ou un espace d’échange, c’est soudain la personne qui formule l’observation qui se retrouve mise en cause.

Ce n’est ni un hasard, ni une réaction excessive, et encore moins un malentendu.

DARVO est une stratégie psychologique profondément toxique utilisée de manière réflexe pour brouiller les preuves, éroder les limites et reprendre le contrôle du récit.

DARVO signifie : Deny, Attack, Reverse Victim and Offender (Nier, Attaquer, Inverser les rôles Victime et Agresseur).

D’abord, les faits sont niés :« Je n’ai jamais menti », « Je n’ai jamais dit ça », « Tu te fais des idées. »

Ensuite vient l’attaque : La personne qui soulève un problème se voit décrite comme trop émotionnelle, irrationnelle, manipulatrice, difficile ou excessive.

Et tandis que tu essaies encore de comprendre cette première offensive, l’interlocuteur est déjà au troisième acte : l’inversion.
La réalité se retourne.

Il devient soudain la victime de tes prétendues humeurs, de ta supposée mauvaise perception, de ton soi-disant caractère défaillant.

Il se dit agressé, incompris, blessé, humilié.
Et toi, tu restes là, sidérée, te demandant comment tu t’es retrouvée à devoir te défendre alors que tu voulais simplement nommer un fait.

D’un point de vue psychodynamique:
DARVO ne parle pas de celle ou celui qui signale un fait mais révèle surtout la manière dont l’autre se perçoit.

Les personnes qui utilisent cette dynamique n’ont aucun espace intérieur pour accueillir la responsabilité. La culpabilité déclenche en elles une honte insupportable, presque vécue comme une menace vitale. La seule façon de survivre à cette émotion est de rediriger instantanément la responsabilité sur l’autre.

DARVO est une décharge vers l’extérieur d’une douleur interne insoutenable. Et c’est toujours toi qui en paies le prix : tu perds ta clarté, ton énergie, et même la capacité de prendre ta propre perception au sérieux.

Beaucoup ne comprennent seulement plus t**d que DARVO n’était pas un dérapage isolé, mais un schéma bien installé:
> Le mensonge, la colère, l’inversion bourreau/victime,
> Les échanges où l’on se surprend à devoir défendre ses propres ressentis,
> Ces moments absurdes où la personne qui te persécute se présente comme la seule à souffrir.

À chaque fois, DARVO te donne l’impression d’avoir perdu un instant ta réalité. Ce que tu perds en vérité, c’est la connexion à toi-même. Et c’est précisément le but de cette stratégie.
Le chemin vers l’avant commence quand tu vois ce qui se passe.

DARVO ne peut pas être discuté.
Tu ne peux pas le « résoudre » par des arguments.
Tu n’y trouveras ni justice, ni regret, ni relation véritable.
Tu n’y trouveras qu’un schéma qui te cloue à la place du paratonnerre émotionnel.

La guérison commence au moment où tu reconnais la dynamique et où tu cesses d’y jouer :
> quand tu ne t’excuses plus d’avoir vu ce que tu as vu,
> quand tu te crois toi-même avant de croire les autres,
> quand tu n’essaies plus de faire comprendre à l’autre la responsabilité qu’il refuse.

DARVO détruit des relations, mais il ne peut pas détruire ton monde intérieur si tu en comprends les mécanismes.

Le jour où tu vois l’inversion, est le jour où tu reprends le contrôle de ton histoire.

19/11/2025

Merci Fabienne pour cette initiative !

Nous avons le plaisir, avec ma collègue Léna Aubry, de participer à cette première édition de la semaine de l'écoute.

Partagez autour de vous, cela peut aider quelqu'un.

13/11/2025

Il y a dix ans, au cœur de l’enfer des attentats terroristes à Paris, le médecin du RAID qui intervenait au Bataclan l’affirme aujourd’hui clairement : la France n’avait pas les outils, pas les protocoles, pas les formations nécessaires pour traiter les psychotraumatismes de masse.

Et ce qui glace le sang, c’est que dix ans plus t**d, nous n’avons quasiment pas avancé.

Parce que :

Nos soignants restent insuffisamment formés au psychotrauma, alors même qu’il s’agit d’un enjeu majeur de santé publique.

Les protocoles d’urgence psychologique sont lacunaires, inégaux selon les régions, et souvent inexistants sur le terrain.

Les victimes sont encore ballottées d’un service à l’autre, sans fil conducteur, sans compréhension du mécanisme traumatique, sans accompagnement de long terme.

La psychiatrie française est en état d’effondrement, incapable d’absorber l’onde de choc émotionnelle et neurobiologique que génèrent les attentats, les violences, les catastrophes, mais aussi les traumas de la vie quotidienne.

La recherche française en psychotraumatologie reste marginalisée, alors que le sujet est central partout ailleurs dans le monde occidental.

Et l’idéologie du “tenir bon”, du “se relever”, du “ne pas faire d’histoire” domine encore, niant la réalité biologique du traumatisme.

Ce ret**d n’est pas anodin. Il n’est pas seulement regrettable. Il est mortifère.

Mortifère, parce qu’un traumatisme non traité détruit un cerveau en développement, désorganise une vie entière, dévore une famille, renverse une trajectoire, fabrique du désespoir, et alimente la violence sociale.

Mortifère, parce que pendant que nous naïvement “attendons”, les symptômes s’aggravent, les idées suicidaires s’installent, les conduites à risque explosent.

Mortifère, parce que l’absence de prise en charge post-attentats et post-traumas fragilise durablement un pays, au même titre que l’absence de soins physiques ou la défaillance de son armée.

Dix ans après l'effroi, la France reste en décalage. Un ret**d structurel, culturel, politique. Un aveuglement dont nous payons le prix humain chaque jour.

Le psychotrauma n’est pas un concept abstrait : c’est une bombe biologique laissée dans le corps. Si nous refusons de la désamorcer, c’est elle qui finit par exploser.

Derrière chaque diagnostic, il y a une histoire.Une femme, un corps, une vie… suspendue.Le mot "cancer" agit alors comme...
05/10/2025

Derrière chaque diagnostic, il y a une histoire.
Une femme, un corps, une vie… suspendue.

Le mot "cancer" agit alors comme un choc. Un terme qui résonne dans tout le système nerveux, qui fige le souffle, qui coupe du réel, qui ébranle le sentiment de sécurité le plus fondamental : celui d’habiter un corps sûr.

Car le cancer du sein ne touche pas seulement les cellules, il atteint le rapport à soi.
Il bouleverse l’identité féminine, l’image corporelle, la confiance, la relation au monde et parfois même la mémoire du corps.

Beaucoup de femmes décrivent une impression de dissociation, comme si leur poitrine ne leur appartenait plus, comme si leur chair était devenue étrangère, marquée, vulnérable.

Sur le plan psychotraumatologique, le diagnostic et les traitements peuvent activer de véritables réponses de survie :
- Le figement, ce moment où tout se tétanise à l’annonce du verdict.
- L’hypervigilance, quand chaque sensation devient suspecte, chaque douleur perçue comme une menace.
- L’épuisement nerveux, conséquence d’un système en alerte constante.
- Et parfois, une forme de soumission adaptative — ce que l’on appelle la Fawn Response —, où l’on fait bonne figure, où l’on « reste forte » alors qu’à l’intérieur, le corps crie silencieusement.

Le cancer, c’est aussi un deuil multiple : celui du corps d’avant, de la spontanéité, de la confiance en la vie.
Et dans cette traversée, le corps devient à la fois le champ de bataille et le lieu de guérison.

C’est pourquoi l’approche psycho-neuro-somatique prend tout son sens : elle permet de restaurer le lien vivant entre le corps et l’esprit, de réapprivoiser les sensations, de redonner une voix au corps après le silence de la peur.

Retrouver la sécurité intérieure, c’est accepter de ressentir à nouveau, d’habiter son corps non pas comme un territoire blessé, mais comme un espace de vie, de transformation et d’amour.

En ce mois d’Octobre Rose, pensons à toutes celles qui vivent cette traversée.

Et rappelons-nous :
Guérir, ce n’est pas éliminer la maladie,
c’est se réconcilier avec elle,
retrouver la paix après la tempête,
et sentir, au creux de soi,
que la vie circule encore. 🌸

Au plaisir de prendre soin de vous!

Adresse

67 Rue De La Trémoïlle
Thouars
79100

Heures d'ouverture

Lundi 10:00 - 21:00
Mardi 10:00 - 21:00
Mercredi 10:00 - 21:00
Jeudi 10:00 - 21:00
Vendredi 10:00 - 21:00
Samedi 13:00 - 19:00

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