01/01/2026
Avant toute chose, merci.🙏
Merci à toutes les personnes qui m’ont écrit, appelé, pensé à moi ou envoyé un mot doux pour les fêtes.
Vos messages, vos attentions et vos élans du cœur m’ont profondément touchée.
Ils rappellent combien le lien, même discret, reste essentiel.
Et si, en 2026, nous osions regarder la souffrance du monde autrement…
Non plus comme une fatalité extérieure, mais comme le reflet de notre propre rejet intérieur.
Car en réalité, ce que nous combattons à l’extérieur est souvent ce que nous n’avons pas encore pu accueillir à l’intérieur de nous.
La violence, la peur, la dureté, la fuite, l’indifférence… ne naissent pas de la méchanceté de l’autre, mais d’un éloignement de soi, d’une coupure avec notre propre vulnérabilité.
Cette coupure ne naît pas par hasard.
Elle prend racine très tôt, dans notre histoire d’attachement.
Lorsque, enfants, nos émotions n’ont pas été suffisamment reconnues, contenues ou sécurisées, nous apprenons une chose essentielle pour survivre :
« Pour être aimé, je dois m’adapter. »
Alors nous nous ajustons.
Nous nous taisons.
Nous nous durcissons.
Nous devenons forts, sages, performants… ou invisibles.
Peu à peu, nous apprenons à nous éloigner de ce que nous ressentons vraiment.
Nous donnons à l’autre le pouvoir de dire si nous sommes dignes d’amour, de reconnaissance, d’existence.
Et ce mouvement, à l’origine protecteur, finit par nous couper de nous-mêmes.
Lorsque l’être humain se coupe de sa condition humaine, il se protège.
Et quand il se protège trop longtemps, son système nerveux reste en alerte.
Alors il se défend, attaque, se fige, se replie…
ou s’éteint à petit feu.
Ce que nous appelons conflits, violence, intolérance ou indifférence est bien souvent l’expression d’un attachement blessé, d’un besoin de sécurité jamais vraiment rencontré.
Pour cette nouvelle année, je nous souhaite autre chose.
Je nous souhaite d’oser ressentir sans nous fuir.
De reconnaître nos fragilités non comme des failles, mais comme des portes.
De revenir à nous avec douceur, patience et honnêteté.
Car c’est dans la réconciliation avec soi que le monde commence à s’apaiser.
Quand un être cesse de se rejeter, il cesse peu à peu de rejeter les autres.
Quand il se sent en sécurité à l’intérieur, il n’a plus besoin d’attaquer à l’extérieur.
Et quand un cœur retrouve la paix avec lui-même,
c’est tout un morceau du monde qui respire à nouveau.
Que 2026 soit une année de retour à l’essentiel :
l’acquiescement de soi comme acte profond de réparation collective. ✨
Merci pour votre présence, vos mots, vos liens.
Très belle année 2026 à vous 🤍