10/04/2026
Dans cette vidéo, on s’intéresse à une situation fréquente en pratique 🧠 : un patient présente des signes évoquant une Maladie de Parkinson, mais il est traité par neuroleptiques. Faut-il réaliser un DATSCAN ❓
Pour comprendre, il faut revenir à la physiologie 🔬. La dopamine est produite par des neurones de la voie nigrostriée, qui projettent vers une région du cerveau appelée le striatum, essentielle pour le contrôle du mouvement ⚙️. À ce niveau, la dopamine est libérée dans la synapse, agit sur des récepteurs dopaminergiques situés sur le neurone post-synaptique 🎯, puis une partie est recaptée par un transporteur spécifique appelé DAT, pour “dopamine transporter”, situé sur le neurone pré-synaptique 🔁.
Le DATSCAN repose sur l’injection d’un radiotraceur 💉, l’ioflupane marqué à l’iode 123 ☢️, qui va se fixer spécifiquement sur ce transporteur DAT. L’objectif n’est donc pas de visualiser directement la dopamine, mais d’évaluer l’intégrité des neurones dopaminergiques présynaptiques 🧠.
Dans la maladie de Parkinson, ces neurones dégénèrent progressivement, en particulier au niveau du putamen 📉. Cette perte neuronale se traduit par une diminution de la fixation du traceur au DATSCAN.
En revanche, dans un parkinsonisme médicamenteux lié aux neuroleptiques 💊, le mécanisme est différent. Les neuroleptiques se fixent sur les récepteurs dopaminergiques post-synaptiques, notamment les récepteurs D2, et les bloquent 🚫. Les neurones dopaminergiques, eux, sont toujours présents et fonctionnels. Le transporteur DAT reste donc intact, et le DATSCAN est généralement normal ✅.
Ainsi, le DATSCAN ne permet pas de poser à lui seul le diagnostic de maladie de Parkinson, mais il est très utile pour distinguer une atteinte dopaminergique dégénérative d’un trouble secondaire, notamment médicamenteux 🔍.