13/05/2026
💥 “𝗢𝗻 𝗱𝗼𝗶𝘁 𝗻𝗼𝘁𝗲𝗿 𝗹’𝗵𝗲𝘂𝗿𝗲 𝗱𝘂 𝗴𝗮𝗿𝗿𝗼𝘁… 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝗹𝗲 𝘀𝗮𝗻𝗴 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝘃𝗶𝗰𝘁𝗶𝗺𝗲.”
Non. Juste… non.
Je suis formateur en secourisme, et cette phrase revient beaucoup trop souvent en formation.
Souvent accompagnée de : “C’est un ancien formateur qui nous l’a dit, il était pompier de Paris.”
👉 Alors remettons les choses au clair :
1️⃣ 𝗘𝗻 𝗳𝗼𝗿𝗺𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗦𝗦𝗧 : 𝗰𝗲 𝗻’𝗲𝘀𝘁 𝗣𝗔𝗦 𝗲𝗻𝘀𝗲𝗶𝗴𝗻𝗲́.
Dans le référentiel officiel (𝘎𝘶𝘪𝘥𝘦 𝘥𝘦𝘴 𝘥𝘰𝘯𝘯𝘦́𝘦𝘴 𝘵𝘦𝘤𝘩𝘯𝘪𝘲𝘶𝘦𝘴 𝘦𝘵 𝘤𝘰𝘯𝘥𝘶𝘪𝘵𝘦𝘴 𝘢̀ 𝘵𝘦𝘯𝘪𝘳 𝘚𝘚𝘛 – 𝘝5_01/2024), la notation de l’heure de pose du garrot n’est tout simplement pas abordée.
Oui, d’autres référentiels (PSE, TECC/TCCC, SEC) évoquent la traçabilité… mais jamais avec ce genre de pratique.
👉 Donc comment cette “info” arrive jusqu’aux apprenants ?
2️⃣ 𝗘́𝗰𝗿𝗶𝗿𝗲 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝗹𝗲 𝘀𝗮𝗻𝗴 ? 𝗦𝗲́𝗿𝗶𝗲𝘂𝘀𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 ?
On parle ici d’un 𝗮𝗰𝗰𝗶𝗱𝗲𝗻𝘁 𝗱’𝗲𝘅𝗽𝗼𝘀𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗮𝘂 𝘀𝗮𝗻𝗴 (𝗔𝗘𝗦) potentiel.
Et si pas assez de sang ? On desserre le garrot pour écrire ?
Où sommes-nous… dans un film ou dans une formation professionnelle ?
3️⃣ “𝗜𝗹 𝗲́𝘁𝗮𝗶𝘁 𝗽𝗼𝗺𝗽𝗶𝗲𝗿 𝗱𝗲 𝗣𝗮𝗿𝗶𝘀.”
Argument d’autorité, storytelling… ou dérive pédagogique ?
Mettre en avant une expérience réelle ou supposée pour légitimer une pratique sensationnelle, ça pose question.
👉 Former, ce n’est pas impressionner. C’est transmettre juste.
🎯 𝗖𝗼𝗻𝗰𝗹𝘂𝘀𝗶𝗼𝗻 :
Par fatigue de devoir corriger ces idées reçues en formation :
➡️ Restons alignés avec les référentiels
➡️ Restons factuels, pragmatiques
➡️ Et surtout… restons responsables
💬 Et vous, formateurs ou professionnels :
Avez-vous déjà entendu ce genre de “perles” en formation ?