20/04/2026
Ces derniers temps, j'entends très souvent cette phrase : "Je n'ai pas le droit de me plaindre, il y a pire que moi dans la vie."
Je ressens beaucoup de compassion à ce moment-là pour mes client·es.
Cela me touche profondément d'avoir en face de moi des personnes sensibles, en hypervigilance relationnelle, qui portent des histoires difficiles. Des personnes qui, souvent seul·es dans leur vécu ont eu à porter bien plus qu'elles n'auraient dû.
Derrière cette phrase que j'accueille avec la plus grande douceur possible, s'ensuit un moment de reconnexion à soi, à leurs émotions, leurs histoires, leurs pensées autour de leur histoire. Je reçois ensuite une autre confidence précieuse... "C'est la première fois que j'en parle." ou "Il n'y a qu'à vous que je peux le dire."
Et puis, dans cet espace entre nous, leur sentiment de solitude sort du silence, elle devient partagée. Là, nous vivons un moment de relation où les client·es commencent à goûter au fait de reprendre leur droit d'exister un petit peu plus pour soi...
Alors si vous vous entendez vous dire : "Je n'ai pas le droit de me plaindre, il y a pire que moi dans la vie."
Peut-être justement que vous pourriez avoir besoin de vous offrir un espace où vous avez le droit de dire ce qui se passe en vous. Tout en laissant la place à cette voix qui bien trop souvent vient de loin, et qui vous fait taire.
Ce n'est pas parce que les conséquences d'une expérience de vie est pire d'une personne à une autre que cela annule la manière dont vous le vivez.
Pour prendre RDV suivez le lien dans ma description.
July LINCHAN
Gestalt-praticienne
Pour vivre autrement.