Le Yainville de Loulou

Le Yainville de Loulou Yainvillais je suis né ! Et quel que soit le pays qui m'a adopté, ceux que j'ai aimés, celui où je mourrai, Yainvillais je resterai...

Le quartier de Claquevent, près du bac et de la centrale en 1926. La maison tout en haut à gauche est celle où est née m...
22/02/2026

Le quartier de Claquevent, près du bac et de la centrale en 1926. La maison tout en haut à gauche est celle où est née ma mère et où sont morts mes grands-parents. A droite, le bâtiment le plus imposant est le fameux hôtel Carré. Lili Vian qui a vécu ici nous dira peut-être à quels habitants correspondaient les habitants recensés cette année-là...

Durant la guerre, la première centrale d'Yainville a bien failli être rayée de la carte. Bob Maloubier le révèle dans so...
04/02/2026

Durant la guerre, la première centrale d'Yainville a bien failli être rayée de la carte. Bob Maloubier le révèle dans son livre "Agent secret de Churchill." Il faisait partie du SOE britannique et c'était un membre d'élite des réseaux de sabotage. Après le conflit, il a cofondé les nageurs de combat français et a notamment conçu la célèbre montre de plongée "Fifty Fathoms" de Blancpain. Extrait de son récit.

"Le lendemain, Charles nous convoque, Claude et moi, au garage Philippon, devant une bourriche d’huîtres, un plat de charcutailles, des fillettes de muscadet, le tout fourni par Mme Ripol :

— J’ai un problème, les enfants ! Buck nous demande de fo**re en l’air deux grosses centrales électriques, l’une à Yainville près de Jumièges, l’autre au Grand-Quevilly, classées objectifs prioritaires. La RAF a d’abord été chargée de les applatir. Après s’être perdues par deux fois dans la mélasse du « pot de chambre », ses escadrilles de Mosquitos ont déclaré forfait. À nous de jouer ! Yainville est du gâteau : à la moindre alerte, la garde se jette dans un abri qui n’a qu’une issue. Un homme armé de grenades et d’une mitraillette suffira à les neutraliser. À Quevilly, c’est une autre histoire : à la première menace, sa garnison de 150 hommes prend position dans une tranchée circulaire. Je ne me sens de force à intervenir que si la RAF nous prête son concours. Encore faut-il le lui arracher ! Voici mon plan, vous allez voir... génial !

Par un soir d’automne maussade je pé**le jusqu’à Quevilly. Constellée, en dépit du black-out, de points lumineux, la centrale est visible à un kilomètre de distance. Mieux, une batterie de projecteurs balayant ses abords par intermittence la montre littéralement du doigt. Elle est cernée d’une haute clôture grillagée, électrifiée, coiffée de barbelés, d’un chemin de ronde miné puis d’un terrain vague semé de fondrières. Je m’en approche en bondissant d’un trou à l’autre entre deux coups de projecteur. Parvenu à bonne distance, je la longe en plantant au passage des chapelets de Thermites, des incendiaires au phosphore surpuissants, reliés par un cordeau de mise à feu. Génial, notre Charles : il a convaincu la RAF que si nous la balisions, ses bombardiers ne pourraient la manquer, cette maudite centrale ! Et la RAF n’a pas osé se défiler.

À 22 heures, roulé en position fœtale, je serre entre mes doigts les allumeurs de mes feux de bengale. L’oreille tendue vers l’ouest, je suis à l’affût d’un bourdonnement céleste qui, tout d’abord à peine perceptible, enfle, enfle ! J’amorce la mise à feu, puis, sautant d’un entonnoir à l’autre, je détale. Lorsque j’atteins le buisson où j’ai enfoui ma bicyclette, mes « pots-à-feu » s’embrasent, illuminent a giorno des transformateurs, des tours, une forêt de pylones et de câbles. Hystériques, des mitrailleuses, des mitraillettes ouvrent le feu sur les Thermites qui pêtent les flammes. Je saute sur ma bécane, j’écrase les pé**les. J’observe les obus traçants des pom pom de la Flak s’envolant par centaines en direction des Mosquitos qu’on entend défiler à six cents à l’heure... au-delà de l’impénétrable matelas de nuages collé au lit de la Seine.

Le pot de chambre a encore frappé ! Et à Yainville, contre tout espoir, les gardes sont restés l’œil au créneau !

Le lendemain, la RAF nous fait savoir, sèchement, qu’elle n’envisage plus de risquer la vie d’équipages sur la base d’idées aussi... lumineuses. En revanche, le War Office persiste et signe : le potentiel industriel de Rouen étant classé « À », Top Priority tout doit être tenté pour, au moins, l’écorner."

Notre bonne vieille mairie-école photographiée en 1978. A cette époque apparurent dans le bulletin municipal les permane...
02/02/2026

Notre bonne vieille mairie-école photographiée en 1978.

A cette époque apparurent dans le bulletin municipal les permanences d'une certaine Mlle Anne-Marie Del Sole au 3 de la rue de la République. Consultations tous les matins à partir de 8h.

C'est le 2 novembre qu'eut lieu la remise des prix du premier concours des maisons fleurie. Il fut remporté par Guido Vian qui caracolera souvent en tête. Les suivants, allez, allons-y mais n'y revenez pas, j'ai de l'arthrose dans les doigts : M. Beyer, rue de la République, Fontaine, rue de l'Essart, Tellier, Portes Mainberte (écrit avec un "s' contre lequel j'élève de vives protestations en mémoire de ma mère, Andréa Mainberte), Lebourg sur la Départementale 982, Mermier, rue Victor-Hugo, André Bidault, rue Pasteur, Simper, rue Sous-le-val, Delestrez, rue James-Watt, Cabin, rue du Général-Leclerc, Michaux, rue de Verdun, Gouard, encore rue du Général-Leclerc, Perrier, rue Queue-de-Renard, Dinard, toujours rue du Général-Leclerc, il mériterait de passer Maréchal celui-là, enfin Paul Lefebvre, Portes Mainberte (encore écrit avec un "S !)

Le jury ? Mme Crampon entourée de MM. Alexandre, Claudet, Bance, Coquin, Landrin, pourhomme, Prunier, Seille et Dumet.

Dans un des premiers bulletins municipaux, on publia cette photo d'enfant avec une citation d'Eluard. Mais est-ce une pe...
30/01/2026

Dans un des premiers bulletins municipaux, on publia cette photo d'enfant avec une citation d'Eluard. Mais est-ce une petite Yainvillaise et si oui qui ?

C'est le 29 septembre 1978 que fut inaugurée la résidence du Loup-Vert avec 18 logements. Qui est ce petit bout de chou ...
30/01/2026

C'est le 29 septembre 1978 que fut inaugurée la résidence du Loup-Vert avec 18 logements. Qui est ce petit bout de chou qui seconde le coupeur de ruban ? Qui habita là ? Cette année-là s'ouvrait la bibliothèque. L'officine avait enfin trouvé son pharmacien : Denis Ménager. Le second trimestre n'enregistra qu'un mariage : Yves Fiodière et Chantale Decaux. Deux Yainvillais nous quittèrent : André Romain et Germaine Binon.

Ce sympathique panneau d'accueil fut cloué en 1978 à l'entrée de la forêt de Jumièges par la fondation Condé, propriétai...
28/01/2026

Ce sympathique panneau d'accueil fut cloué en 1978 à l'entrée de la forêt de Jumièges par la fondation Condé, propriétaire des lieux. Monsieur le Comte de Paris, Henri d'Orléans, ne souhaitait plus que la roture yainvillaise pénètre par ce sentier en son domaine. Il y avait pourtant des siècles que nos devanciers l'empruntaient. Je me souviens de ces promenades du jeudi que nous y faisions jusqu'à la chapelle avec Isabelle et Didier Pourhomme sous la houlette de Hjoerdis Macchi.
Fort marri de cette affaire le conseil municipal présidé par Bouboule tapa du poing sur la table et actionna le directeur du parc de Brotonne, M. Chové. On ne réclamait que 450 m de chemin à la belle saison, en dehors de la chasse. Le prétendant au trône resta de marbre sur son siège. Chaque année, assurait-il, des incendies détruisaient les jeunes pousses de pins. Quelqu'un se souviendra peut-être de ce qu'il advint de cette entrave aux traditions.
Pour ceux qui seraient intéressés par l'histoire de la forêt vue par un Yainvillais, voici une bonne adresse : http://melao.free.fr/chapelle.htm

28 janvier 1969, au petit matin. La première image qui me revient du CFM Hourtin, c'est un matelot de corvée de poubelle...
28/01/2026

28 janvier 1969, au petit matin. La première image qui me revient du CFM Hourtin, c'est un matelot de corvée de poubelle sur le bord de la route. Nous voyant arriver, il ôte son bachi, et passe la main à plusieurs reprises sur ses cheveux ras pour nous délivrer un message...
Message bientôt reçu 5/5. Nous voilà dirigés vers les bâtiments de l'incorporation. Il y eut, je crois, fouille par des Sacos à la recherche de couteaux, voire d'alcool. Fiche de renseignement à remplir, visite médicale à poils et à la queue-leu-leu. Café sans sucre. Et direction le coiffeur. Là, les merlans s'amusent à vous raser d'abord le dessus du crâne puis vous font longuement patienter devant le miroir, le temps de contempler à loisir votre bobine de clown. Quand interviennent les finitions, c'est comme une délivrance.
Voilà, la coupe incorpo est parfaite : vous n'avez plus rien sur le caillou. Vous resterez en civil encore deux jours, espérant vite toucher votre paquetage et enfiler la vareuse. Rester traîner dans vos fringues de mai 68 avec la boule à zéro, c'était pas trop tendance à l'époque.
Je ne sais plus si c'est à ce moment que fut réalisée la première photo d'identité, celle où je fais la gu**le, un brin de tristesse dans le regard. Le photographe officiel tenait boutique face à l'entrée du CFM, près d'un bistrot à la clientèle assurée. Pas encore la nôtre en tout cas car, pour l'heure, les apprentis marins que nous sommes restent consignés et encadrés de près. Un matricule nous est déjà attribué : le mien sera le 0569 01979. Je suis versé à la 2e compagnie, 24e section au sein de laquelle je reste encore un loup solitaire. Très vite reconverti en agneau...

Il a tenu le café de l'Eglise à Yainville, celui des Moulins puis l'hôtel de la Gare à Duclair, ensuite un restaurant à ...
28/01/2026

Il a tenu le café de l'Eglise à Yainville, celui des Moulins puis l'hôtel de la Gare à Duclair, ensuite un restaurant à Saint-Paul tout en travaillant à la centrale d'Yainville. Mon grand-oncle Ferdinand Lemaréchal, c'est l'homme des tavernes ! Si j'ai réussi à reconstituer en gros son parcours, il me manque la fin. Maintenant qu'il y a un cercle généalogique à Duclair, j'espère bien que quelqu'un m'aidera à mettre le point final... http://melao.free.fr/yainville_Lemarechal.htm

27 ! C'est le 27 janvier 1969, dans l'après-midi, que j'ai quitté Yainville pour Rouen et chaque année je ne puis m'empê...
27/01/2026

27 ! C'est le 27 janvier 1969, dans l'après-midi, que j'ai quitté Yainville pour Rouen et chaque année je ne puis m'empêcher de repenser à cette date.
27, c'était aussi le nombre d'aspirants matelots qui composaient le bataillon de soixante-huitards échevelés en route vers la tonte hivernale. A la caserne Philippon, rue Saint-Vivien, nous avions tous signé quelques mois auparavant un engagement de trois, voire cinq ans dans la Royale pour des raisons diverses. Pour ma part, à grands coups de pied dans le... troupion.
Sur ces 27, je ne connaissais que deux de mes compagnons de route : Jean-Jacques Larose, le fils de mon ancien prof de maths à Barentin, et Didier Dekester, coreligionnaire à la communale d'Yainville, pur produit comme moi d'EDF. Et si la gare de la rue Verte était le départ obligé vers nos colos, ce n'était pas cette fois pour des vacances.
Sur la feuille de route ci-jointe, je me demande bien ce qu'ont pu devenir tous ces noms. Didier Dekester le Yainvillais, Jacky Baron dit T**i, le Rouennais à l'accent purin, Doiady, Longuet, futurs camarades de chambrée. Jean-Jacques Larose ? Lui il me fait signe chaque 27 janvier. Jusqu'à l'année passée. Et les silences à nos âges...
Alors, ce 27 janvier-là, j'ai dû chanter Au revoir ma Normandie. Dû déchanter aussi. Adieu nos amours de jeunesse, adieu le Pressoir, la boîte du Trait, les rouflaquettes naissantes, les chemises à fleurs, Hendrix, Cream, Otis... Sur le toit de leur studio, les Beatles vont donner dans quelques heures leur tout dernier concert. Comme par hasard. Avec les adieux à la scène du groupe pop qui avait rythmé notre adolescence. Nous étions alors sous le règne finissant du Grand Charles. une nouvelle page se tournait.
Adoncques, ce 27 janvier de l'an de grâce 1969, le train 146 quitta la capitale normande à 18 h 07. Saint-Lazare, Austerlitz, nous avons mis le cap sur Bordeaux à 24h45 pétantes. La nuit sera ponctuée par d'interminables stations dans les gares de triage traversées. Au petit matin, ensommeillés, nous grimperons à bord d'un car de la Marine pour avaler les 70 derniers kilomètres. Cette fois, nous serons dans la Royale...

26/01/2026

Le Touring-club vélocipédique de Liège en 1911. Cette année là, le 16 août, un groupe de cyclo-randonneurs belges traversa notre canton. Boscherville, Duclair, Jumièges, Yainville, Le Trait... Jusqu'à Caudebec, son parcours laissa derrière lui de savoureuses anecdotes. LIRE : http://jumieges.free.fr/Ailleurs_Belges.html

Signée Jean-François Fréret, très belle photo aérienne de la cité des Clairs-Logis. L'inventaire du patrimoine de Norman...
24/01/2026

Signée Jean-François Fréret, très belle photo aérienne de la cité des Clairs-Logis. L'inventaire du patrimoine de Normandie lui consacre un dossier. On y rappelle que l'architecte fut celui qui construisit la centrale, quant au maître d'œuvre, ce fut Monsieur Bai, de La Mailleraye, que certains d'entre vous ont peut-être connu. Beaucoup d'autre auront vécu là, non ?

En froid ces temps-ci avec les Gafam de l'Oncle Sam, je continue à publier sur Mastodon. C'est en libre accès aux visite...
20/01/2026

En froid ces temps-ci avec les Gafam de l'Oncle Sam, je continue à publier sur Mastodon. C'est en libre accès aux visiteurs. Suffit de cliquer ci-dessous. Et si ça vous chante, créer un compte prend une seconde...

9 Posts, 75 Following, 4 Followers · Bienvenue sur la page commune de deux sites régionalistes: 🏰 Kastell Paol Gwechall : https://kerhoant.e-monsite.com/ La Bretagne vue du Kreisker, à Saint-Pol-de-Léon 📖 Journal de Duclair : http://jumieges.free.fr La Normandie vue des bords de Seine 📌...

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