30/12/2025
– Comment tu te sens ?
– J’ai l’âme en vrac.
Pas juste un peu fatiguée, pas juste un peu perdue. Non… vraiment en morceaux. Comme si chaque partie de moi tirait dans une direction différente, incapable de se rassembler. Comme si j’essayais de recoller quelque chose qui continue de se fissurer malgré tous mes efforts. C’est une sensation étrange, silencieuse, mais qui envahit tout. J’ai l’impression d’avoir laissé des morceaux de moi un peu partout : dans les souvenirs que je tente d’oublier, dans les paroles que j’aurais aimé ne jamais entendre, dans les promesses qui n’ont pas survécu au temps.
J’ai des tempêtes dans la tête. Pas des petites rafales qu’on affronte en serrant les dents, non. De vraies tempêtes, celles qui tournent en boucle, qui ne laissent pas de répit. Mes pensées se bousculent, se contredisent, se bousillent entre elles. Je veux avancer, mais quelque chose me retient. Je veux comprendre, mais rien n’a de sens. Je veux respirer, mais l’air semble trop lourd. C’est comme vivre dans un brouillard permanent, où chaque pas demande un effort, où chaque question ouvre une autre inquiétude.
J’ai un poids sur le cœur, un poids qui ne dit pas son nom mais qui se fait sentir à chaque battement. Comme si quelque chose m’écrasait de l’intérieur, lentement mais sûrement. Ce n’est pas une douleur brutale, c’est pire : c’est une lourdeur constante, une présence invisible qui me rappelle que rien n’est vraiment réglé, que quelque chose manque, que quelque chose fait mal. On apprend à vivre avec, à camoufler, à sourire quand il faut, mais au fond… ça pèse toujours.
Et j’ai des larmes que je retiens. Pas parce que je ne veux pas pleurer, mais parce que j’ai peur que si je commence, tout déborde. J’ai peur que les barrières que j’ai construites tombent d’un coup. Alors je ravale, je respire, je détourne le regard, je serre les dents. Je dis que ça va, parce que c’est plus simple, parce que je ne veux pas déranger, parce que je ne veux pas expliquer ce que moi-même je ne comprends pas entièrement. Je garde tout à l’intérieur en espérant que ça passera. En espérant que demain sera un peu moins lourd, un peu plus respirable.
Alors oui, quand on me demande comment je vais, la réponse sort presque automatiquement :
“Ça va, merci.”
Parce que c’est plus rapide. Parce que c’est moins compliqué. Parce que je n’ai pas l’énergie de mettre en mots tout ce que je porte. Parce qu’au fond, je ne sais même plus si j’ai envie d’en parler ou si j’ai juste besoin que quelqu’un comprenne sans que je dise rien. Alors je réponds comme tout le monde, avec ce réflexe qui protège autant qu’il détruit : ça va, même si ce n’est pas vrai, même si ce n’est pas simple, même si ce n’est pas clair.
Un jour, peut-être, les tempêtes cesseront. Le poids s’allègera. Les larmes couleront sans peur. L’âme se reconstruira. Mais pour l’instant… je fais ce que je peux. Je tiens debout comme je peux. Je respire comme je peux. Je survis comme je peux.
Et malgré tout ça, malgré la complexité, malgré le chaos intérieur… je dis encore :
“Ça va, merci.”
Comme si ces trois mots pouvaient suffire à contenir tout ce que je n’arrive pas à dire.
🌟🌟🌟🌟
Pour ce nouveau cycle, on m'a demandé et j'ai créé un espace pour petits et grands où tu peux venir laissé déborder tes larmes et tes peurs. Où je te donne des clefs pour ton évolution dans le respect mutuel et la bienveillance. Pour prendre rdv c'est comme d'habitude seul le lieu change 🔑❤️🩹🙏
www.laura-sante-naturelle.com
́mentale