19/05/2026
Parfois, il suffit d’un morceau de musique pour rappeler quelque chose d’essentiel.
Hier, en écoutant Fabian Menzel interpréter une œuvre du compositeur russe N. Resnikov, j’ai ressenti à quel point l’être humain oublie facilement ce qui le relie aux autres lorsqu’il se laisse envahir par la peur, la colère ou les discours qui divisent.
Derrière les frontières, les nationalités, les croyances ou les conflits, il y a pourtant des êtres humains avec les mêmes émotions, les mêmes blessures, les mêmes besoins de paix, de sécurité, d’amour et de reconnaissance.
Dans mon histoire familiale, il existe aussi le souvenir de personnes cachées et protégées pendant la Seconde Guerre mondiale. Des vies sauvées simplement parce que, à un moment donné, certains ont choisi l’humanité plutôt que la haine.
Et je crois profondément que notre monde manque aujourd’hui de cela : revenir à l’essentiel. Revenir au cœur. Revenir à ce qui nous unit au lieu de nourrir ce qui nous oppose.
Les mauvaises énergies collectives se propagent vite lorsque la peur prend toute la place. Elles éloignent les êtres les uns des autres, alimentent les tensions et finissent par faire oublier que nous appartenons tous à la même humanité.
La musique, elle, traverse tout cela sans violence. Elle relie. Elle apaise. Elle touche directement quelque chose de profond en nous, au-delà des mots et des idéologies.
C’est aussi pour cela que j’avais envie de partager ce moment aujourd’hui.
Parce que préserver sa lumière intérieure, garder son humanité et continuer à vibrer dans le respect de l’autre est peut-être l’une des plus belles formes de résistance dans le monde actuel.
Isabelle Godefroy-Dupin
Fabian Menzel, OboeAnna Stepanova, KlavierLive Mai 2026