Centre de kinésithérapie et physiothérapie by Souhail

Centre de kinésithérapie et physiothérapie by Souhail Kinésithérapeute est fier de l'être
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Le syndrome fémoro-patellaire, pour nous, ce n'est pas une usure du genou, c'est une rotule qui frotte mal dans sa gorge...
03/05/2026

Le syndrome fémoro-patellaire, pour nous, ce n'est pas une usure du genou, c'est une rotule qui frotte mal dans sa gorge et qui fait mal dès qu'on plie longtemps ou qu'on descend.

On l'appelle aussi douleur antérieure du genou. La rotule glisse sur le fémur. Quand le quadriceps est déséquilibré, quand les hanches sont faibles, quand le pied s'affaisse ou quand on reste trop assis, la rotule se décale légèrement vers l'extérieur et appuie trop sur le cartilage. Pas d'arthrose au début, juste une irritation.

Ce qu'on vit au quotidien
La douleur devant, autour ou derrière la rotule : pas à l'intérieur ni à l'extérieur du genou, bien en avant. Elle n'est pas brutale, elle s'installe.
Le signe du cinéma : assis plus de 20 à 30 minutes, genou plié, la douleur monte, on a besoin d'étendre la jambe dans l'allée.
Descendre les escaliers fait plus mal que monter : chaque marche en descente écrase la rotule. S'accroupir, rester à genoux, faire du vélo selle basse, c'est pareil.
Les craquements : on entend ou on sent des frottements en pliant, sans gonflement important. Le genou ne se bloque pas, il ne lâche pas vraiment, il est juste douloureux à l'effort en flexion.
La peur de l'arthrose : on a souvent moins de 40 ans, on fait du sport, et on se demande si le cartilage est déjà abîmé. La plupart du temps, l'IRM montre un cartilage encore normal.

Pourquoi ça s'installe
On retrouve souvent un quadriceps interne un peu faible, un moyen fessier qui ne tient pas le bassin, des ischio-jambiers ou un tenseur du fascia lata trop raides, des pieds qui s'affaissent en dedans. Ajoute une augmentation trop rapide du sport, beaucoup de descentes, des squats profonds, ou un travail assis prolongé, et la rotule se plaint.

Ce qui nous aide vraiment
Renforcer sans écraser la rotule : on commence par le quadriceps en course courte, isométrique jambe tendue, puis leg press avec faible flexion, pas de squat profond ni de fentes basses au début. On travaille surtout le vaste interne et le moyen fessier.
Travailler la hanche : pont fessier, abduction de hanche, gainage latéral. Une hanche qui tient évite que le genou parte en dedans à chaque pas.
Assouplir ce qui tire : étirement doux du quadriceps, du tenseur du fascia lata et des ischio-jambiers, pas de forcing douloureux.
Adapter les gestes : éviter de rester assis genoux pliés plus de 30 minutes, se lever et marcher, monter les escaliers en utilisant la rampe, descendre en posant tout le pied, régler la selle de vélo plus haute, éviter les sports avec sauts et réceptions les premières semaines.
Glace après l'effort : 15 minutes si le genou chauffe, pour calmer l'irritation.
Chaussures et semelles : parfois une semelle qui corrige un pied très plat aide, mais ce n'est pas automatique. On teste d'abord le renforcement.
Patience sur 8 à 12 semaines : le syndrome fémoro-patellaire répond bien si on est régulier, mais il rechute vite si on reprend trop fort trop tôt.

Les anti-inflammatoires calment une poussée, les infiltrations ne sont pas la solution, et l'arthroscopie n'a pas de place sauf cas très particulier. Le traitement, c'est le mouvement bien guidé.

Si tu reconnais cette douleur en avant du genou qui s'allume en position assise prolongée et en descente d'escaliers, le mieux est de voir ton médecin traitant ou un kinésithérapeute formé. Un bilan de la force de hanche et de quadriceps, une analyse de ta foulée ou de ton pédalage, et un programme progressif permettent souvent de retrouver le sport sans douleur.

L'arthrodèse spinale, pour nous, ce n'est pas juste "souder des vertèbres", c'est accepter de bloquer un étage qui bouge...
03/05/2026

L'arthrodèse spinale, pour nous, ce n'est pas juste "souder des vertèbres", c'est accepter de bloquer un étage qui bouge mal pour retrouver une colonne plus stable, au prix d'une raideur définitive à cet endroit.

L'arthrodèse, c'est la fusion. On enlève le disque ou l'articulation abîmée, on met de la greffe osseuse, et on fixe avec vis et tiges ou avec une cage. Avec le temps, l'os prend et les deux vertèbres ne font plus qu'une. On la propose pour une instabilité, un spondylolisthésis qui glisse, une scoliose dégénérative, une fracture, ou après plusieurs hernies récidivantes quand la douleur vient du mouvement lui-même.

Avant l'opération
Le vécu, c'est une douleur mécanique qui use. On tient debout quelques minutes puis il faut s'asseoir, on marche penché en avant comme avec un caddie, on a essayé kiné, infiltrations, corset, perte de poids, arrêt du tabac, mais la douleur revient dès qu'on se redresse. On a peur de l'opération du dos, peur de la paralysie, peur de rester raide. On pèse le pour et le contre pendant des mois.

L'intervention et l'hôpital
L'opération dure 2 à 4 heures selon le nombre d'étages, sous anesthésie générale. On se réveille avec un drain, parfois une sonde urinaire pour une nuit, et une douleur bien présente mais différente de celle d'avant, plus "chirurgicale". On se lève souvent dès le lendemain avec l'aide du kiné, avec un corset ou non selon l'habitude du chirurgien. L'hospitalisation dure 3 à 7 jours.

Les premières semaines à la maison
Douleur qui diminue progressivement, mais fatigue importante. On marche plusieurs fois par jour, petites distances, c'est le meilleur anti-douleur.
On évite de se pencher en avant, de tourner le tronc, de soulever plus de 2 à 3 kilos. On apprend à se lever en bloc, à s'asseoir avec le dos droit, à utiliser un attrape-objet.
Dormir sur le dos ou sur le côté avec un coussin entre les genoux. Pas de position assise prolongée les 2 premières semaines.
Pas de conduite pendant 4 à 6 semaines, pas de travail physique pendant 3 mois minimum.

La récupération, longue et progressive
La fusion osseuse prend du temps, on parle de 3 à 6 mois pour une prise initiale, jusqu'à 12 à 18 mois pour une consolidation complète.

Mois 1 à 3 : marche quotidienne, kiné douce centrée sur la respiration, le gainage sans flexion, la mobilité des hanches et du thorax au-dessus et en dessous de la zone bloquée.
Mois 3 à 6 : reprise du vélo d'appartement, natation sans brasse, renforcement progressif des muscles profonds, retour au travail sédentaire souvent possible.
Après 6 mois : reprise des activités légères, toujours sans flexion-torsion avec charge. Les sports avec impacts ou torsions fortes restent déconseillés à long terme.

Le vécu pendant cette phase : on se sent raide, on compense avec les hanches et le haut du dos, on a des jours avec des douleurs musculaires autour de la fusion, c'est normal. On apprend une nouvelle façon de bouger.

Ce qui nous aide vraiment
Préparer avant : arrêter le tabac au moins 6 semaines avant, c'est le facteur numéro un pour que l'os prenne. Perdre un peu de poids si besoin, muscler les jambes et le gainage.
Marcher, encore marcher : c'est la rééducation la plus efficace les premiers mois.
Respecter les interdits : pas de flexion lombaire avec charge, pas de torsion du tronc, pas de port de charges lourdes les 3 premiers mois. Une fois fusionné, la zone est solide, mais les étages au-dessus et en dessous travaillent plus.
Gérer la douleur autrement : glace, positions de décharge, respiration, fractionner les efforts. On diminue les antalgiques progressivement avec le médecin.
Surveiller les signes d'alerte : fièvre persistante, rougeur de la cicatrice, douleur qui augmente au lieu de diminuer, faiblesse nouvelle dans une jambe, troubles urinaires. Là, on appelle vite.
Accepter la raideur : on perd de la mobilité à l'étage fusionné, mais on gagne en stabilité. On compense avec les hanches pour mettre ses chaussures, on utilise des outils à manche long.

L'arthrodèse ne rend pas un dos de 20 ans. Elle vise à enlever la douleur d'instabilité et à éviter que ça s'aggrave. Le résultat dépend beaucoup de l'indication, du nombre d'étages et de la préparation.

Si tu envisages cette intervention, le mieux est d'en discuter avec un chirurgien du rachis. Apporte tes imageries, décris précisément ce qui déclenche ta douleur, et demande quel type de fusion est prévu, combien d'étages, et quel protocole de reprise. Une décision bien posée, avec sevrage tabagique et marche régulière après, change vraiment le quotidien quand le dos ne tient plus.

L'arthroscopie du genou, pour nous, ce n'est pas juste "on regarde avec une caméra", c'est l'opération qu'on fait quand ...
02/05/2026

L'arthroscopie du genou, pour nous, ce n'est pas juste "on regarde avec une caméra", c'est l'opération qu'on fait quand le genou se bloque, gonfle ou lâche et qu'on veut éviter d'ouvrir complètement l'articulation.

On passe par deux ou trois petites incisions. Avec une caméra, le chirurgien nettoie un ménisque déchiré, enlève un corps flottant, lisse un cartilage abîmé, retire une plica qui accroche, ou parfois reconstruit un ligament croisé. Le plus fréquent reste le ménisque.

Avant l'intervention
Le vécu, c'est un genou imprévisible. Il gonfle après une marche, il se coince en descendant les escaliers, on sent un clac douloureux quand on pivote, on n'arrive plus à s'accroupir. On a essayé repos, glace, kiné, parfois une infiltration, mais le blocage revient. L'IRM montre la lésion. On hésite parce qu'on a entendu "on ne touche plus aux ménisques", mais quand le genou se bloque vraiment, l'arthroscopie garde du sens.

Le jour J et les premiers jours
L'intervention dure 20 à 60 minutes selon le geste, souvent en ambulatoire sous anesthésie locorégionale. On sort avec un gros pansement, parfois une attelle souple, et des béquilles pour quelques jours.

Ce qu'on ressent :
Le genou est gonflé, tendu, comme plein d'eau. La douleur est supportable, différente de celle d'avant, plus "chirurgicale".
On marche en appui complet tout de suite si c'est un simple nettoyage méniscal. Si c'est une suture méniscale ou une reconstruction du ligament croisé, on reste en appui partiel plus longtemps.
La première nuit, on surélève la jambe, glace 15 minutes toutes les 2 à 3 heures.
Conduire est possible vers 5 à 7 jours pour le genou gauche, un peu plus pour le droit, quand on contrôle bien le frein.

La rééducation, étape par étape
On commence dès le lendemain, pas pour forcer, pour éviter que le genou ne se rouille.

Semaine 1 : extension complète prioritaire, on verrouille le genou à plat, on fait des contractions du quadriceps, on marche avec béquilles si besoin, on évite de rester assis longtemps jambe pliée.
Semaines 2 à 4 : on récupère la flexion progressivement, vélo sans résistance, renforcement doux du quadriceps et des fessiers, on lâche les béquilles quand la marche est propre.
Après 6 semaines : reprise de la course légère si méniscectomie simple, retour au travail sédentaire vers 1 à 2 semaines, travail physique vers 4 à 6 semaines. Pour une suture méniscale ou un ligament croisé, les délais doublent ou triplent.

Le vécu pendant cette phase : le genou chauffe après la kiné, il dégonfle lentement, on a l'impression de boiter un peu le matin. Vers 3 semaines, on remarque qu'on monte les escaliers sans appréhension.

Ce qui nous aide vraiment
Glace et élévation systématiques : c'est ce qui fait dégonfler le plus vite les 10 premiers jours.
Gagner l'extension avant la flexion : un genou qui ne se tend pas complètement boite longtemps. On travaille l'extension plusieurs fois par jour, allongé talon sur coussin.
Ne pas forcer dans le gonflement : si le genou est chaud et gonflé, on lève le pied, on ne rajoute pas de squats.
Muscler sans écraser : vélo, natation sans brasse jambes au début, pas de pivots ni de sports de contact avant l'accord du chirurgien.
Surveiller les signes d'alerte : fièvre, mollet gonflé et douloureux, rougeur qui s'étend, genou qui devient très chaud avec fièvre. Là, on appelle vite.
Patience avec le ménisque : enlever une partie du ménisque soulage le blocage, mais ça ne rend pas un cartilage neuf. On garde un renforcement régulier des quadriceps et on évite les flexions profondes répétées pour protéger l'avenir.

L'arthroscopie du genou règle bien les problèmes mécaniques, un morceau qui coince, un clapet qui accroche. Elle ne guérit pas l'arthrose installée, et elle ne remplace pas la kiné quand la douleur vient surtout d'une faiblesse musculaire.

Si tu envisages cette intervention, le mieux est d'en parler avec un chirurgien orthopédiste du genou. Apporte ton IRM, décris les blocages exacts, et demande s'il s'agit d'une résection, d'une suture ou d'un autre geste, car la rééducation et les délais changent complètement. Avec une bonne indication et un genou qui retrouve vite son extension, on remarche normalement en quelques semaines.

La prothèse totale d'épaule inversée, pour nous, ce n'est pas juste "changer l'épaule", c'est accepter d'inverser la méc...
02/05/2026

La prothèse totale d'épaule inversée, pour nous, ce n'est pas juste "changer l'épaule", c'est accepter d'inverser la mécanique parce que la coiffe des rotateurs ne tient plus et que le bras ne se lève plus malgré la volonté.

Dans une épaule normale, la boule est sur l'humérus et la cupule sur l'omoplate. Dans l'inversée, on met la boule sur l'omoplate et la cupule sur l'humérus. On déplace le centre de rotation pour que le deltoïde, le gros muscle de l'épaule, prenne le relais de la coiffe déchirée. On la propose surtout après 70 ans en cas d'omarthrose avec rupture massive de coiffe, de pseudoparalysie, ou après un échec de prothèse classique.

Avant l'opération
Le vécu, c'est la perte de l'élévation active. On arrive à bouger la main avec l'autre bras, mais on ne peut plus lever le bras seul, même pour se coiffer ou prendre un verre dans un placard. La douleur est présente la nuit, mais c'est surtout l'impuissance qui pèse. On a souvent fait des infiltrations, de la kiné, parfois une réparation de coiffe qui n'a pas tenu. L'IRM montre une coiffe irréparable et une tête qui monte.

L'intervention
Elle dure environ 1h30, sous anesthésie générale, parfois avec un bloc nerveux pour calmer la douleur les premières heures. On passe par une voie antérieure, on retire la tête humérale abîmée, on fixe la boule sur la glène et la tige dans l'humérus. On sort après 2 à 4 jours avec une écharpe coude au corps.

Les premières semaines
Douleur post-op bien contrôlée les premiers jours grâce au bloc, puis gêne modérée. La glace 15 minutes plusieurs fois par jour soulage.
On garde l'écharpe 3 à 4 semaines jour et nuit, on l'enlève seulement pour les exercices et la toilette. Pas de mouvement actif de l'épaule pendant cette période, on laisse le deltoïde cicatriser autour de la prothèse.
On bouge les doigts, le poignet, le coude dès le lendemain. On marche, on ne porte rien de lourd.
Dormir sur le dos, légèrement surélevé, avec l'écharpe, est le plus confortable. Dormir sur le côté opéré est interdit au début.

La rééducation, progressive et protégée
On commence tôt, mais en passif uniquement.

Semaines 1 à 4 : mobilisation passive douce par le kiné, pendulaires, pas d'élévation active. On apprend à utiliser l'autre bras pour aider.
Semaines 4 à 8 : on débute l'actif aidé, puis l'actif sans résistance. Le deltoïde reprend le travail. On vise 90 degrés d'élévation vers 6 semaines.
Après 3 mois : renforcement léger du deltoïde et des fixateurs d'omoplate, reprise des gestes de la vie courante au-dessus de l'épaule. Pas de port de charges lourdes au-dessus de la tête, pas de mouvements brusques en rotation avec le bras écarté.

Le vécu pendant cette phase : on est surpris de relever le bras sans douleur vers 6 à 8 semaines, alors qu'on ne le faisait plus depuis des années. La force n'est pas celle d'une épaule jeune, mais la fonction revient pour se coiffer, manger, s'habiller.

Ce qui nous aide vraiment
Respecter l'écharpe : c'est la protection contre la luxation précoce, la complication la plus redoutée.
Ne pas forcer la rotation : pas de bras en arrière pour attraper la ceinture de sécurité les premières semaines, pas d'appui sur la main pour se relever.
Travailler le deltoïde intelligemment : pas de charges lourdes, mais des répétitions régulières, de la marche avec balancement naturel du bras.
Adapter la maison : objets à hauteur d'épaule, éviter les placards très hauts, utiliser une pince de préhension au début.
Surveiller les signes d'alerte : fièvre, rougeur, douleur qui augmente au lieu de diminuer, craquement avec perte de mouvement, fourmillements persistants dans la main. Là, on appelle vite.
Patience sur 6 à 12 mois : la prothèse inversée donne vite de la mobilité, mais la force et l'endurance du deltoïde se construisent sur l'année.

La prothèse inversée ne redonne pas une épaule de 20 ans. On ne lance plus de ballon fort, on ne porte pas de charges lourdes au-dessus de la tête, mais on retrouve une épaule indolore qui se lève et qui sert au quotidien.

Si tu envisages cette intervention, le mieux est d'en discuter avec un chirurgien orthopédiste spécialisé de l'épaule. Apporte tes radiographies et ton IRM, décris ta perte d'élévation active, et demande quel type d'implant et quel protocole de rééducation il prévoit. Avec une bonne indication et une protection initiale respectée, l'inversée change vraiment la vie quand la coiffe ne peut plus être réparée.

L'arthroscopie de la hanche, pour nous, ce n'est pas juste "une petite caméra", c'est l'opération qu'on choisit quand la...
01/05/2026

L'arthroscopie de la hanche, pour nous, ce n'est pas juste "une petite caméra", c'est l'opération qu'on choisit quand la hanche coince en avant et qu'on ne peut plus s'asseoir longtemps, conduire ou faire du sport sans douleur à l'aine.

On y vient souvent pour un conflit fémoro-acétabulaire, une lésion du labrum, ou un corps étranger dans l'articulation. L'idée est de garder la hanche native : on rabote la bosse osseuse qui accroche, on répare ou on nettoie le labrum, on lisse le cartilage, tout ça par deux ou trois petites incisions, sous traction de la jambe.

Avant l'intervention
Le vécu, c'est une douleur inguinale sourde qui revient à chaque flexion profonde : mettre ses chaussettes, entrer dans la voiture, s'accroupir, faire du vélo. On a souvent fait de la kiné, des infiltrations, on a adapté le sport, mais la hanche "pince" toujours. L'IRM avec injection confirme le conflit. On hésite parce que la hanche porte le poids du corps, on a peur de boiter après.

Le jour J et les premières semaines
L'opération dure 1h à 2h, sous anesthésie générale ou rachidienne. On sort le jour même ou le lendemain avec des béquilles. Pas de plâtre, juste des pansements et parfois une attelle de rotation pour protéger la réparation du labrum.

Les premiers jours :
Douleur post-op modérée, surtout à l'aine et au niveau du grand trochanter à cause de la traction. La glace 15 minutes plusieurs fois par jour aide beaucoup.
On marche en appui partiel avec béquilles, selon ce que le chirurgien a fait. Si simple nettoyage, on pose le pied tout de suite. Si réparation du labrum, on reste en décharge partielle 2 à 3 semaines.
On dort sur le dos avec un coussin entre les genoux, on évite de croiser les jambes et de s'asseoir bas.
Conduire est interdit les 2 à 3 premières semaines, surtout côté opéré.

La rééducation, le cœur du travail
On commence très tôt, dès le lendemain, mais doucement. Pas de flexion forcée au-delà de 90 degrés les premières semaines, pas de rotation externe brutale, pas d'appui en torsion.

Semaines 1 à 3 : vélo sans résistance, mobilisation passive douce, travail du gainage et des fessiers sans douleur, marche avec béquilles.
Semaines 4 à 8 : on lâche les béquilles progressivement, on récupère la marche normale, on travaille l'équilibre, on remet de la force dans le moyen fessier.
Après 3 mois : reprise du footing léger, du vélo en extérieur, de la natation sans brasse jambe de grenouille. Les sports avec pivots, foot, tennis, arts martiaux, attendent plutôt 4 à 6 mois.

Le vécu pendant cette phase : des jours où la hanche est raide le matin, une gêne à l'aine après la kiné, l'impression de stagner autour du 2e mois. Puis vers 3 mois, on remarque qu'on s'assoit en tailleur sans pincer, qu'on remet ses chaussures sans douleur.

Ce qui nous aide vraiment
Préparer avant : renforcer les fessiers et le gainage 6 semaines avant l'opération, ça accélère la reprise de la marche.
Respecter les consignes de charge : trop d'appui trop tôt irrite le labrum réparé. Mieux vaut trois semaines de béquilles que six mois de douleur.
Glace et surélévation : après chaque séance, pour limiter l'épanchement.
Éviter les positions à risque : sièges bas, voiture sport, flexion profonde avec rotation interne les premiers mois.
Suivre un protocole clair : le chirurgien et le kiné doivent travailler ensemble. On ne fait pas d'étirements agressifs du psoas au début.
Patience sur 6 à 12 mois : l'arthroscopie enlève le conflit mécanique vite, mais le cartilage et le labrum mettent du temps à cicatriser. Le résultat final se juge souvent à un an.

L'arthroscopie ne remplace pas une prothèse quand l'arthrose est avancée. Elle est utile quand la hanche est encore souple, avec un pincement conservé. Le but n'est pas de redevenir athlète de haut niveau à tout prix, mais de retrouver une hanche qui ne coince plus au quotidien.

Si tu envisages cette intervention, le mieux est d'en discuter avec un chirurgien orthopédiste spécialisé de la hanche. Apporte ton IRM, note les gestes qui déclenchent la douleur à l'aine, et demande quel protocole de rééducation il suit. Une bonne indication et une rééducation respectée font toute la différence.

01/05/2026

La phlébite post-opératoire, pour nous, ce n'est pas juste "un caillot après l'opération", c'est la complication qu'on redoute parce qu'elle arrive quand on est déjà affaibli et qu'elle peut partir aux poumons.

On parle de thrombose veineuse profonde. Après une chirurgie, surtout du bassin, de la hanche, du genou, ou après une immobilisation prolongée, le sang circule plus lentement, la paroi veineuse est irritée, et un caillot se forme, le plus souvent dans le mollet ou la cuisse.

Ce qu'on vit quand ça arrive
Un mollet différent de l'autre : tendu, gonflé, chaud, douloureux à la marche ou même au repos. On a parfois l'impression d'une crampe qui ne passe pas.
Une douleur à la cuisse ou à l'aine : moins fréquente, mais plus inquiétante.
Parfois rien du tout : la phlébite est silencieuse et on la découvre parce qu'on fait une échographie de contrôle.
La peur de l'embolie : essoufflement brutal, douleur thoracique, toux avec sang, malaise. Là, c'est une urgence vitale, on appelle le 15.

Le diagnostic se fait vite : examen clinique, D-dimères, et surtout écho-doppler veineux. On ne masse jamais un mollet suspect, on ne marche pas pour "voir si ça passe".

Le traitement et le quotidien
Une fois confirmée, on démarre un anticoagulant, souvent en injection puis en comprimé, pour plusieurs semaines à plusieurs mois selon le contexte. Le but n'est pas de dissoudre le caillot en une nuit, mais d'empêcher qu'il grossisse et qu'il migre.

Ce que ça change pour nous :
Les injections ou les comprimés à heure fixe : on apprend à faire les piqûres sous-cutanées dans le ventre, ou à prendre le traitement sans oubli.
Les bas de contention : on les met le matin avant de se lever, on les garde la journée. C'est contraignant, ça tient chaud, mais ça limite le gonflement et le risque de syndrome post-thrombotique.
La marche, mais douce : on ne reste pas alité, on marche plusieurs fois par jour, on évite la station debout immobile prolongée et les longs voyages assis les premières semaines.
La surveillance : contrôle sanguin si le traitement l'exige, attention aux saignements, aux hématomes, aux interactions avec d'autres médicaments. On signale toute chute, tout saignement inhabituel.
La fatigue morale : on vient de se faire opérer, on pensait récupérer, et on doit gérer un nouveau traitement, des contrôles, la peur de récidive.

Ce qui nous aide vraiment
Bouger tôt après l'opération : se lever dès que le chirurgien autorise, faire des flexions de cheville au lit, marcher dans le couloir. C'est la meilleure prévention.
Hydratation : boire régulièrement, éviter l'alcool en excès les premiers jours.
Bas ou chaussettes de contention prescrits : bien mesurés, enfilés le matin.
Éviter les facteurs qui épaississent le sang : tabac, déshydratation, pilule oestroprogestative non signalée au chirurgien.
Prévenir pour les voyages : pas de vol long-courrier ni de trajet voiture de plus de 4 heures sans pause dans le mois qui suit une chirurgie à risque, sauf avis médical.
Suivi rigoureux : on garde l'ordonnance sur soi, on prévient dentiste et autres médecins qu'on est sous anticoagulant.

Quand il faut consulter sans attendre
Mollet gonflé et douloureux après une opération, différence de plus de 2 cm de circonférence entre les deux jambes, douleur thoracique ou essoufflement brutal, crachat sanglant, malaise. On ne prend pas sa voiture, on appelle les secours.

La phlébite post-opératoire se traite bien si on la prend tôt. Elle retarde la rééducation de quelques semaines, elle impose des précautions, mais elle n'empêche pas de récupérer de l'opération initiale.

Si tu as eu une chirurgie récente et que tu reconnais un mollet tendu, chaud et gonflé, le mieux est de voir ton médecin ou d'aller aux urgences le jour même pour une écho-doppler. Plus le traitement commence tôt, plus on limite les séquelles et le risque d'embolie.

La névralgie post-zostérienne, pour nous, ce n'est pas "les suites du zona", c'est une douleur qui reste quand les bouto...
30/04/2026

La névralgie post-zostérienne, pour nous, ce n'est pas "les suites du zona", c'est une douleur qui reste quand les boutons sont partis, comme si le nerf continuait à sonner l'alarme tout seul.

Le zona, c'est la réactivation du virus varicelle-zona le long d'un nerf. La peau guérit en 2 à 4 semaines. Chez certaines personnes, surtout après 60 ans ou quand la poussée a été forte, le nerf reste abîmé. Si la douleur dure plus de 3 mois, on parle de névralgie post-zostérienne.

Ce qu'on vit vraiment
Une douleur qui ne ressemble à aucune autre : brûlure en continu, décharges électriques qui traversent, ou sensation de peau à vif. Ce n'est pas une douleur musculaire, on ne peut pas l'étirer.
L'allodynie : le simple contact du t-shirt, du drap, de l'eau de la do**he fait mal. On évite de s'habiller du côté atteint, on dort sur le côté opposé, on ne supporte plus le vent sur la peau.
Un territoire précis : souvent le thorax en ceinture d'un seul côté, parfois le visage, l'œil, le front, ou le bas du dos. La zone garde une couleur un peu différente, parfois une sensibilité diminuée au toucher mais une douleur augmentée au frottement.
La fatigue et le moral : les nuits sont hachées, on redoute le soir. On devient irritable, on s'isole parce qu'on ne peut pas expliquer que "ça brûle sans rien voir". Beaucoup décrivent une anxiété d'anticipation avant chaque crise.
Des poussées sans raison : stress, froid, fatigue, même une émotion forte peuvent rallumer la douleur pendant plusieurs jours.

Ce qui ne marche pas comme avant
Les antalgiques classiques, paracétamol ou anti-inflammatoires, soulagent peu. Frotter, masser fort, mettre du chaud très vif aggrave souvent. On apprend à protéger la peau, à choisir des vêtements en coton ample, sans couture, à éviter les courants d'air.

Ce qui nous aide vraiment
Un traitement ciblé pour la douleur neuropathique, discuté avec le médecin : certains médicaments diminuent l'hyperexcitabilité du nerf. On commence à petite dose, on augmente lentement, on surveille la somnolence et les vertiges. Ce n'est pas une prescription ici, c'est le principe : il faut du temps pour trouver le bon dosage.
Les traitements locaux : patch de lidocaïne à coller sur la zone douloureuse, ou patch de capsaïcine à forte concentration appliqué en milieu spécialisé. Ils désensibilisent la peau sans endormir tout le corps.
Protéger la peau : do**he tiède, séchage en tamponnant, crème hydratante simple sans parfum, vêtements doux, éviter le grattage même si ça démange.
Le rythme de vie : sommeil régulier, marches courtes, respiration lente quand la douleur monte. Le stress n'invente pas la douleur, mais il l'amplifie.
La rééducation douce : pas de kiné agressive sur la zone. Parfois une stimulation électrique transcutanée (TENS) bien réglée aide à brouiller le signal douloureux.
Le suivi : noter l'intensité sur 0 à 10, les déclencheurs, ce qui soulage. Ça permet au médecin d'ajuster sans tâtonner.
La prévention pour les autres : parler du vaccin contre le zona à partir de 65 ans, ou plus tôt si on est immunodéprimé. Il n'efface pas une névralgie déjà installée, mais il évite beaucoup de nouveaux cas.

Quand il faut reconsulter vite
Douleur qui s'aggrave brutalement avec fièvre, rougeur qui s'étend, atteinte de l'œil avec baisse de vision, douleur thoracique qui fait douter du cœur, ou effets secondaires marqués des traitements. Dans ces cas, on ne reste pas seul.

La névralgie post-zostérienne use parce qu'elle est invisible. Elle s'atténue souvent avec le temps, sur des mois, parfois plus d'un an, mais elle demande une prise en charge spécifique, pas seulement de la patience.

Si tu vis avec cette brûlure qui persiste après un zona, le mieux est de revoir ton médecin traitant ou un centre de la douleur. Une évaluation précise du territoire, des traitements locaux et d'un plan progressif permettent souvent de retrouver le sommeil et de remettre un vêtement sans appréhension.

La sténose foraminale, pour nous, ce n'est pas "un canal un peu étroit" sur une IRM, c'est un trou de sortie du nerf qui...
29/04/2026

La sténose foraminale, pour nous, ce n'est pas "un canal un peu étroit" sur une IRM, c'est un trou de sortie du nerf qui se rétrécit et qui coince la racine à chaque mouvement.

Le foramen, c'est l'orifice entre deux vertèbres par où sort le nerf. Avec l'âge, l'arthrose épaissit les facettes, le disque s'affaisse, un petit bec osseux pousse, parfois une hernie discale vient en plus. Le passage se ferme, surtout d'un côté. Au niveau cervical, ça donne une névralgie cervico-brachiale. Au niveau lombaire, ça donne une cruralgie ou une sciatique.

Ce qu'on vit selon l'endroit
Au cou, sténose foraminale cervicale C5-C6-C7 :
Douleur qui part de la nuque, passe l'épaule et descend dans le bras jusqu'à un ou deux doigts bien précis.
Fourmillements quand on penche la tête en arrière et du côté douloureux, comme si on fermait le trou.
On soulage en levant le bras au-dessus de la tête, ou en mettant la main sur le crâne. On dort difficilement sur le côté atteint.

En bas du dos, sténose foraminale lombaire L4-L5 ou L5-S1 :
Douleur dans la fesse, l'avant ou l'arrière de la cuisse, qui descend jusqu'au mollet ou au pied selon la racine.
On marche un peu, ça va, puis la jambe s'engourdit ou brûle. On s'arrête, on se penche en avant sur un caddie, ça repart. Ce n'est pas toujours une douleur continue, c'est une douleur de position.
Se tenir debout droit, marcher en descente, ou rester cambré aggrave. S'asseoir, se pencher en avant, s'accroupir soulage.

Dans les deux cas, on vit avec une douleur qui n'est pas toujours proportionnelle à l'effort. Un simple mouvement de tête ou une station debout prolongée suffit.

Le quotidien avec un foramen pincé
On apprend les positions qui ouvrent : au cou, légère flexion et inclinaison du côté opposé. Au dos, bassin rétroversé, dos rond, pas cambré.
On évite les gestes en extension : regarder en l'air pour peindre un plafond, porter un sac à dos lourd qui creuse le dos, rester longtemps les mains au-dessus de la tête.
La force peut baisser par à-coups : lâcher un objet, genou qui fléchit, pied qui accroche. Ça fait peur, on ralentit tout.
La douleur est capricieuse : des semaines calmes, puis une mauvaise nuit ou un long trajet en voiture rallume tout.

Ce qui nous aide vraiment
Bouger sans fermer le foramen : au cou, mobilité douce en flexion, travail de l'ouverture thoracique, renforcement des fixateurs d'omoplate. Au dos, marche avec petits pas, vélo avec guidon un peu haut, natation dos ou crawl avec respiration bien tournée, pas de brasse tête hors de l'eau qui creuse.
Posture et ergonomie : écran à hauteur des yeux, éviter le téléphone entre oreille et épaule, au bureau siège légèrement incliné en avant, au supermarché s'appuyer sur le caddie pour marcher plus loin.
Chaleur avant l'effort, froid après la crise : détendre les muscles autour du foramen, puis calmer l'inflammation de la racine.
Kinésithérapie ciblée : tractions cervicales douces intermittentes, ou techniques de décompression lombaire en flexion, jamais de manipulations brutales en phase aiguë.
Traitement médical discuté : antalgiques, courte cure d'anti-inflammatoires si tolérés, parfois un traitement pour douleur neuropathique. L'infiltration foraminale sous scanner peut ouvrir une fenêtre de plusieurs semaines pour rééduquer.
Gérer le terrain : poids stable, arrêt du tabac, activité régulière. Un disque qui s'affaisse moins vite, c'est un foramen qui reste plus ouvert.

Quand on envisage autre chose
La sténose foraminale ne se guérit pas en "élargissant" l'os avec des exercices, mais on peut vivre très bien avec si on garde le nerf calme. La chirurgie de décompression foraminale n'est proposée qu'en cas de douleur radiculaire invalidante malgré 6 à 8 semaines de traitement bien conduit, ou s'il y a un déficit moteur qui s'aggrave.

Si tu reconnais cette douleur de trajet précis qui s'allume en extension et se calme en flexion, avec des fourmillements dans un territoire bien défini, le mieux est de voir ton médecin traitant avec ton imagerie. Un examen neurologique, une IRM centrée sur le niveau suspect, et parfois un électromyogramme permettent de confirmer que c'est bien le foramen qui coince, et pas autre chose. Avec un plan clair, on évite de forcer dans la mauvaise direction et on redonne de l'espace au nerf.

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