20/01/2026
Je ne peux pas laisser passer :
"Parler ne sert à rien"
ou
"Parler n'est pas suffisant"
Ce n’est pas le désir ou le besoin d’explorer d’autres pratiques qui me dérange,
C’est :
– le mépris implicite envers des personnes pour qui parler est vital,
– la hiérarchisation des pratiques,
– le manque de respect clinique et humain pour les trajectoires individuelles.
Il n’existe pas de pratique universellement "supérieure" "meilleure".
Il existe des besoins.
Des moments.
Des capacités.
Des histoires de vie.
Pour certaines personnes, parler est déjà un acte de survie,
un acte de reconnaissance,
un acte d’existence.
Je ne dis pas que parler suffit à tout.
Je ne fais pas l’apologie de la parole comme solution miracle.
Je dis que pour certaines personnes, à certains moments,
parler est déjà immense,
fondateur,
réparateur.
Parce que :
Parler, c’est un besoin d'être entendu.
Être entendu, c’est se sentir exister.
Se sentir exister, c’est laisser la vie recommencer à circuler.
La parole n’est pas une fin en soi.
Mais pour certaines trajectoires,
elle est le premier espace de sécurité
à partir duquel autre chose devient possible.
Honorer la parole,
c’est honorer le rythme de chacun
et la diversité des chemins de transformation.
LeïlaBT With Love