Alors moi, c’est FLAM. Capitaine Flam.

Alors moi, c’est FLAM. Capitaine Flam. Chien d’assistance au coté de mon binôme, notre lien est basé sur la confiance et l’apaisement mutuel.

Avec l’expérience et la formation, nous visons à proposer des interventions en médiation animale pour le bénéfice de tous.

15/01/2026

Où y’a d’la gêne, y’a pas d’plaisir !

12/01/2026
12/01/2026
12/01/2026

Ma sortie préférée

Une seconde maman pour moi
12/01/2026

Une seconde maman pour moi

Étrangeté ?Alors que mon binôme baisse les bras...Après le cinéma, 18H00 passé, je l’emmène, instinctivement, dans un li...
11/01/2026

Étrangeté ?
Alors que mon binôme baisse les bras...
Après le cinéma, 18H00 passé, je l’emmène, instinctivement, dans un lieu inhabituel. Devant moi, Obi Wan, un goldie couleur marron, que je cherche tant bien que mal à rejoindre. Alors je tire sur ma laisse évidemment, bien décidé à ce que cette rencontre se fasse :
Obi wan est un chien médiateur !
Échange chaleureux entre Marjorie, Marguerite et Valie
Voilà ! « Que la force soit avec toi »

07/01/2026

Du premier coup sans intervention humaine !

07/01/2026

RÉFLEXION SUR LA DOCILITÉ EXTRÊME DE CERTAINS CHIENS

Dans la relation homme-chien contemporaine, la docilité est encore célébrée comme la vertu première. Un chien « simple », « facile », qui ne s’oppose jamais, semble de prime abord le compagnon idéal : malléable, discret, accommodant. Pourtant, derrière cette apparente harmonie se cache un écueil majeur, trop peu pointé du doigt : celui de l’effacement comportemental et émotionnel. Un chien qui renonce systématiquement à sa propre initiative n’est pas un chien pacifié ; c’est un chien qui a appris, parfois très tôt, que sa volonté n’a aucune valeur fonctionnelle.

>>> NEUROSCIENCES, APPRENTISSAGE ET CONSTRUCTION DU SOI

Les sciences cognitives et les neurosciences animales nous montrent que le chien ne peut pas se satisfaire de n’être qu’un réceptacle à demandes. C’est un individu doté d’une cognition sociale sophistiquée, d’un répertoire émotionnel riche et d’une capacité réelle à former des représentations de soi et de l’environnement.

Trois notions sont alors particulièrement éclairantes :

*** Le renforcement et la plasticité émotionnelle
Le cerveau canin, comme celui de tout mammifère social, ajuste ses circuits neuronaux selon l’expérience. Un chien qui, dès ses premiers mois, découvre que l’initiative entraîne une réprimande, une tension ou un retrait social de son gardien, active de manière répétée les réseaux de stress (axe hypothalamus-hypophyse-surrénales). Au delà de la sphère médicale, à long terme, cela conduit à une diminution du comportement exploratoire et de la spontanéité : c’est le phénomène documenté d’inhibition acquise, et sans aller jusque-là, d’une perte réelle de la capacité à profiter d’une promenade observée chez beaucoup de chiens, perte liée à l’attente d’une demande, d’un ordre, d’une action qui donnerait du sens à la situation. Le chien ne sait plus agir par lui-même, même en milieu naturel.

*** Les bases neuropsychologiques de la motivation
Les systèmes dopaminergiques impliqués dans l’exploration, la curiosité, l’initiative, se développent lorsque les prises d’initiative sont encouragées, valorisées ou simplement tolérées. À l’inverse, lorsqu’un chien n’expérimente jamais l’efficacité de ses propres choix, ces circuits sont sous-sollicités. Le résultat est un appauvrissement motivationnel, comparable à une forme de résignation. Très vite, le chien montrera des difficultés à rester seul. Perte de motivation et perte d’autonomie sont souvent liées.

*** Le développement socio-cognitif
Les travaux en cognition canine montrent qu’un chien construit son autonomie relationnelle en apprenant deux choses essentielles :
- ce que son humain attend de lui.
- mais aussi ce qu’il attend de lui-même, de la vie. Mais pour cela il doit se connaître.
Lorsque seule la première dimension existe, l’animal se réduit à devenir un prolongement des attentes humaines. Son « soi » se dilue dans celui de son gardien.

>>> L’EFFACEMENT DU CHIEN : UN FONCTIONNEMENT APPRIS
Ce problème n’est pas inné. Aucun chien ne naît effacé. Un chien trop docile n’est pas « naturellement facile » : il a appris que s’exprimer ne sert à rien, voire est dangereux. On oublie qu’avant de s’opposer, un chien communique par signaux subtils. L’éducation autoritaire ou exclusivement centrée sur la demande et l’action peut conduire à l’extinction de ces signaux. Ce silence comportemental — autrement dit, la suppression des micro-expressions de stress ou d’inconfort — est trop souvent interprété comme de la sagesse. C’est en réalité un signal d’alarme majeur, car il prive à la fois le chien et son gardien des outils nécessaires à une relation ajustée : la sécurisation, la confiance.

>>> LES CONSÉQUENCES

*** Appauvrissement émotionnel
Le chien trop docile vit moins d’expériences autodéterminées. Il se conforme sans comprendre, ce qui limite sa palette émotionnelle et sa capacité à réguler lui-même ses états internes. Il se robotise.

*** Risque accru de comportements explosifs
Un chien qui n’a pas pu exprimer des signaux faibles finit parfois par manifester des signaux forts : peur panique, réactions brusques ou agressives. Ce n’est pas un paradoxe, mais la conséquence logique d’un système privé de soupapes.

*** Dépendance affective
Ne se percevant pas comme un individu à part entière, le chien vit par procuration : il s’en remet entièrement au regard, à la décision et à l’émotion de son gardien. Cela crée une relation asymétrique rarement saine, et conduit régulièrement à des troubles anxieux, notamment en cas de séparation. « Tu ne m’as jamais considéré comme quelqu’un. J’existe à travers toi. Donc, quand tu pars je ne suis plus personne. »

*** Difficultés dans l’apprentissage ultérieur
L’inhibition initiale compromet la capacité à apprendre plus t**d. Les circuits neuronaux associés à la prise d’initiative n’ayant pas été suffisamment sollicités, l’apprentissage devient plus lent, plus fragile. La reconstruction d’une estime comportementale — c’est-à-dire la confiance dans la validité de ses propres actions — est un travail long, parfois comparable à une réhabilitation totale.

>>> UNE ÉDUCATION QUI PERMET AU CHIEN D’EXISTER

L’enjeu n’est pas de renoncer à faire des demandes à son chien par peur de l’inhiber. Certainement pas. Tomber dans l’extrême inverse est aussi destructeur. Le salut est de le placer dans une pédagogie qui le reconnaisse en tant que personne. L’altérité du chien devra être respectée, même dans les demandes qu’on lui fera, comme avec tout autre individu humain, comme avec un enfant. Les sciences de l’éducation soulignent l’importance :
- de solliciter la participation active du chien.
- de laisser place à l’initiative contrôlée.
- de féliciter avec sincérité (et donc pas de manière factice) non seulement le résultat, mais surtout l’engagement.
- de créer des contextes où l’erreur est possible et jamais punie.
- de diversifier les expériences pour nourrir la plasticité cognitive.
- de ne pas tomber dans la relation basée sur la distribution de friandises, en ce qu’elle nous fait trop souvent sortir de la relation directe et sincère car le geste de récompenser par un aliment est machinal, « timé ».
- de regarder comme on regarde l’autre, de parler comme on parle à l’autre, d’aider comme on aiderait vraiment.

CONCLUSION
Le chien docile n’est pas un idéal : c’est un miroir silencieux dans lequel se reflète le désir humain de contrôle. Il n’a pas appris à se connaître, ni à tester le monde, ni à éprouver la valeur de ses propres actions. Or, un chien qui n’a pas de volonté propre n’a pas d’estime de soi, et cette absence — invisiblement destructrice — fragilise la relation à long terme. Accompagner un chien, ce n’est pas obtenir sa docilité ; c’est permettre l’émergence de son individualité. C’est faire de l’éducation non pas un outil de conformité, mais un espace où chacun grandit — humain et chien — en affirmant qui il est. Un chien qui ne s'oppose jamais et écoute toujours peut sembler plus simple, mais cela signifie en réalité qu’il s’efface. Il a appris à se taire en même temps qu'il a appris à obéir. Il n’a pas appris à exister, à se connaître, et la reconstruction d'une estime de soi effacée est difficile. Une éducation équilibrée inclut à la fois l’acte conscient d’écouter et de proposer, d’exaucer et de décider, de suivre et d’exister. Elle n’est pas laxiste, elle n’est pas contrôlante. Elle est nuance et justesse.

Audrey Ventura / Cynoconsult

LA SORTIE DU 3ÈME LIVRE D'AUDREY VENTURA EST ANNONCÉE COURANT 2026...
Son sujet sera dévoilé dans les semaines à venir, restez connectés !
🙂

MES LIVRES
Le chien, cet animal qui nous échappe ici : https://shorturl.at/eLNT2
Mon chien, mon coach et moi, ici : https://shorturl.at/cFIV1

POUR COMMANDER VOTRE JEU DE SOCIÉTÉ
https://shorturl.at/ic5Hn

Une sortie revigorante aujourd’hui
02/01/2026

Une sortie revigorante aujourd’hui

Adresse

Les Avirons
97425

Site Web

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Alors moi, c’est FLAM. Capitaine Flam. publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Partager

Share on Facebook Share on Twitter Share on LinkedIn
Share on Pinterest Share on Reddit Share via Email
Share on WhatsApp Share on Instagram Share on Telegram