13/02/2026
Je me lève chaque matin
avec un poids discret dans la poitrine,
et pourtant je me lève quand même.
Je respire lentement,
en laissant l’air froid entrouvrir un espace à l’intérieur.
Je marche dans des journées fragiles,
où chaque geste demande plus de courage que d’habitude.
Mon cœur est fatigué,
mais il continue de battre, silencieux, présent.
Je porte des absences,
mais aussi la mémoire de tout ce qui est beau.
Je traverse des vagues de tristesse,
Je parle peu,
à l’intérieur, l’amour est océan immense.
Je pleure,
simplement parce que tout est trop plein.
Je regarde la lumière,
même quand elle est fine comme un fil d’or au loin.
Je fais un pas,
puis un autre,
avec la certitude que rester immobile est plus lourd encore.
Je laisse le souffle me guider,
comme une main invisible posée sur mon dos.
Je prends le temps de sentir mon corps,
de m’ancrer dans ce qui est à proximité.
Je ne suis pas brisé,
je suis profondément touché.
Je ne suis pas seul,
même lorsque le silence m’enveloppe.
Je reste debout dans la tempête,
non par force, mais par amour.
Je veille,
je protège,
je continue.
Je m’accorde des pauses,
des respirations,
des moments.
Je traverse,
sans fuir,
sans lutter,
en laissant la vie faire son œuvre lente.
Je suis là,
plein d’amour,
plein d’humanité.
Et pour aujourd’hui,
cela suffit.
Marc Bestgen,
Jours sombres.