YON LÒT AYITI POSIB

YON LÒT AYITI POSIB Reflection/politique

11/30/2024

Chaque fois que des hommes de valeur, des nationalistes, des patriotes qui honorent les efforts et les luttes de nos ancêtres prennent des décisions significatives, ils contribuent à raviver des moments historiques inoubliables. Depuis longtemps, des démarches ont été entreprises pour faire reconnaître le 29 novembre, date marquante de la rédaction de l’Acte de l’Indépendance d’Haïti à Fort-Liberté. Aujourd’hui, cette reconnaissance est sur le point d’être finalisée, sauf en cas d’éventuels imprévus.

Ce 29 novembre, avec le passage du président du CPT, de nouveaux projets ambitieux sont également à l’étude pour Fort-Liberté afin de dynamiser la région et attirer les touristes. Parmi ces initiatives figurent : La réouverture du port de Fort-Liberté, La restauration du Fort Saint-Joseph.

Peut-être qu’avec cette transition, Fort-Liberté, souvent négligée comme un “parent pauvre”, pourra enfin bénéficier de deux projets majeurs qui contribueront à son développement.

Nous souhaitons rappeler à tous que Fort-Liberté est un chef-lieu et mérite d’être traité comme tel.

Ensemble pour une Haïti meilleure !

Dr. Vincent

11/11/2024

Vers une Alliance Stratégique pour la Reconstruction d’Haïti.

Il est temps de nous unir pour bâtir une alliance stratégique visant à relever notre chère Haïti. Nous devons travailler ensemble pour redonner à notre pays sa place de perle de la Caraïbe et de joyau de l’humanité. Haïti a été le berceau de la liberté et pourrait bien redevenir le centre de la transformation globale.

L’un des défis majeurs auxquels nous faisons face est le manque de techniciens spécialisés. Lorsqu’il y a des études scientifiques menées par des experts étrangers en Haïti, celles-ci ne sont généralement pas accompagnées par des techniciens haïtiens de même calibre. En conséquence, les données collectées quittent notre sol, et les résultats ne sont souvent publiés qu’à l’étranger. Il peut s’écouler des années avant que nous, Haïtiens, puissions accéder à ces résultats, nous laissant dépendants de sources extérieures pour des informations essentielles sur notre propre pays.

Nous manquons d’institutions universitaires capables de former des spécialistes dans des domaines cruciaux tels que la géotechnique, la géochimie ou l’astrophysique. Haïti dispose pourtant d’une diaspora de techniciens compétents, mais il est temps de bâtir localement ces compétences. Nos universités doivent se hisser à un niveau qui reflète la richesse de notre patrimoine naturel et culturel.

Pour que nous puissions pleinement profiter de nos ressources, il est impératif que les Haïtiens connaissent bien leur territoire. Nous sommes encore en grande partie ignorants de la richesse de notre sol et de ses potentiels. Il est temps d’orienter nos jeunes vers des disciplines scientifiques adaptées, de manière à ce qu’ils puissent, à terme, s’approprier et valoriser le territoire haïtien.

Il est nécessaire d’établir des forums permanents pour évaluer et analyser notre sol, nos ressources et nos potentiels. Il est temps que l’intelligentsia progressiste d’Haïti prenne les devants et propose des réformes pertinentes, guidées par une vision claire de développement durable et inclusif.

Ensemble, unis dans la vision et dans l’action, nous pouvons redonner à Haïti la place qui lui revient de droit.

Dr. Vincent
Citoyen préoccupé de l’avenir du paysans

11/08/2024

Haïti mérite mieux.

Aujourd’hui, nous assistons à un spectacle déconcertant au sommet de l’État : un échange épistolaire qui ressemble davantage à une querelle de cour d’école qu’à une gouvernance responsable. Deux branches de l’exécutif se renvoient des correspondances comme deux rivales, se disputant la scène publique. Pendant ce temps, le peuple, épuisé par les crises et les souffrances, attend désespérément une direction claire et un engagement ferme pour mener à bien la transition politique.

Ce jeu de lettres entre le Premier ministre Gary Conille et les membres du Conseil présidentiel de Transition (CPT) semble éloigné des priorités du pays. Ce n’est pas ce que le peuple attend de sa classe politique. En effet, il y avait plus de 200 candidats pour le poste de Premier ministre. Pourquoi avoir choisi Conille, un homme qui a passé 12 années hors du pays ? La question est légitime, mais il y a une raison à ce choix. Toutefois, il est aussi légitime de se demander pourquoi les trois conseillers de la BNC, déjà sous le feu des critiques, restent en place. Si le bien du pays est la priorité, pourquoi ne pas signer une nouvelle résolution entre les quatre membres restants pour former une majorité de trois ? Cela permettrait de réduire les dépenses et de créer un climat politique plus apaisé.

Aux 9 membres du CPT, si vous savez que vous n’avez pas les moyens de retirer Conille de ses fonctions, à quoi sert cette guerre intestine ? PM Conille, le pays est à genoux, et le peuple n’en peut plus. Il est temps de collaborer, de tendre la main aux autres membres du CPT, car l’objectif est de remettre le pays sur les rails, en commençant par s’attaquer à l’insécurité qui gangrène notre quotidien.

Prenons exemple sur les États-Unis. Quand il s’agit de sauver le pays, les Américains mettent de côté leurs différences et unissent leurs forces pour la patrie. Il est grand temps que nos dirigeants fassent de même. Les luttes de pouvoir ne doivent pas se faire au détriment du bien-être de la nation. Il est temps de cesser ce jeu de correspondances publiques qui ne fait que jeter de l’huile sur le feu des tensions. Il est impératif de privilégier le dialogue interne et de mettre en avant l’intérêt national.

Pour Haïti, pour notre avenir commun, cessons les divisions. Le peuple en a assez. Agissons enfin pour reconstruire ce pays qui nous est cher.

Dr. Vincent
Citoyen préoccupé de l’avenir du pays

11/05/2024

La crise entre les deux branches de l’exécutif

Un climat de tension persiste entre les deux branches de l’exécutif, et ce week-end a révélé encore une fois les divergences profondes au sein du gouvernement. Le Premier ministre a publiquement évoqué les membres du Conseil présidentiel de Transition (CPT), en ciblant particulièrement trois conseillers impliqués dans le dossier de la BNC. Bien que ce soit légitime de s’exprimer sur la question, le dossier étant déjà en cours judiciaire, une telle déclaration peut être perçue comme imprudente. Une telle prise de position pourrait engendrer de graves répercussions pour la population qui, en fin de compte, en paierait le prix.

Lors d’une rencontre récente à Kenscoff, qui a été perçue comme un geste populiste rappelant les actions de l’ancien Premier ministre Laurent Lamothe avec son initiative “Gouvèneman Lakay”, le Premier ministre Conille a fait plusieurs promesses. Cependant, dans le contexte d’insécurité qui prévaut et qui est censé être la priorité de cette transition, il semble déconnecté des réalités. Il a assuré que d’ici la fin du mois, tout serait rétabli dans la normalité, tout en critiquant la communauté internationale qui lui avait promis un soutien militaire de 2500 soldats et des équipements pour lutter contre les bandes armées. Si ce soutien n’est pas encore concrétisé après quatre mois, comment alors espérer un changement d’ici la fin du mois ? Ces incohérences troublent la population et fragilisent la crédibilité de l’État.

Sur la question des trois conseillers du CPT, le Premier ministre a raison de dire qu’ils devraient se retirer, afin de préserver la crédibilité du processus en cours. Un CPT de neuf membres est déjà difficilement acceptable, et ces trois conseillers, ainsi que deux autres assistants, n’ont pas leur place au Conseil. De plus, trop de dépense. Une composition réduite et plus cohérente du CPT serait plus adaptée à la situation actuelle. Face à l’incapacité actuelle de révoquer le Premier ministre, il est essentiel d’envisager d’autres approches pour assurer la stabilité de la gouvernance en Haïti. Dans ce contexte, deux solutions pourraient être envisagées:
1. Composer avec le Premier ministre pour maintenir une continuité dans la direction du pays.
2. Opter pour un chef de l’État unique, avec des prérogatives similaires à celles d’un président, permettant ainsi une ligne de gouvernance plus claire et plus stable.
Il est important de rappeler que les membres du Conseil de la Transition (CPT) portent également une part de responsabilité dans la situation actuelle, notamment dans l’aggravation de l’insécurité qui sévit dans le pays.

La population haïtienne ne peut plus être prise en otage dans cette guerre interne entre les branches de l’exécutif. Nous payons des taxes pour des services étatiques ; nos dirigeants sont là pour servir le peuple, et non pour se quereller. Nous demandons qu’ils prennent leurs responsabilités et travaillent enfin pour le bien commun.

Dr. Vincent
Citoyen préoccupé de l’avenir du pays

10/28/2024

Le plan néolibéral commence…

Pour mieux comprendre la privatisation des institutions haïtiennes, il est essentiel de remonter à la crise économique qui a débuté en 1954. Cette crise a pour racine principale les difficultés économiques du pays. En 1957, après le coup d’État du président Daniel Fignolé (3 semaines au pouvoir), François Duvalier prend le pouvoir. Sous sa présidence, et jusqu’à sa mort, l’agriculture n’est pas priorisée, ce qui affaiblit encore plus l’économie.

Avec l’arrivée au pouvoir de son fils, Jean-Claude, le pays favorise l’économie de sous-traitance, encouragée par les Américains. De nouveaux parcs de loisirs attirent les touristes, et des infrastructures telles que les routes Nord-Sud et Teleco voient le jour. Cependant, l’économie subit plusieurs chocs : la production de café baisse, la production de sucre disparaît du marché mondial, et Haïti est frappée par deux chocs pétroliers, en 1973 et 1977.

En raison de la faible production locale, qui n’était pas une priorité pour les Duvalier, la gourde commence à perdre de sa valeur. Ce n’est plus une question de 5 gourdes pour un dollar américain. En 1981 et 1982, la Banque mondiale et la communauté internationale pressent Jean-Claude de combattre la contrebande, de réguler les taxes et de renforcer la douane. Les élites corrompues et d’autres secteurs, mécontents du régime, contribuent finalement à son renversement en 1986. Cette période marque le début de la décadence économique du pays, alors que la gourde perd encore davantage de sa valeur.

C’est à partir de 1986, avec la prise de pouvoir par les militaires, que les États-Unis commencent à dicter leur politique néolibérale en Haïti. En échange du départ de Jean-Claude, le pays est soumis à une réduction drastique des tarifs douaniers, permettant ainsi aux produits américains — riz, maïs, pois, huile, entre autres — d’envahir le marché haïtien et d’affaiblir la production locale.

Depuis l’arrivée des Duvalier jusqu’à 1986, les signaux économiques étaient déjà au rouge. La prise de pouvoir des militaires, couplée à la privatisation imposée par les États-Unis, aggrave la crise économique. Les conséquences sont lourdes : augmentation du chômage en milieu rural, chute de la production agricole, dépréciation continue de la gourde, urbanisation désordonnée, précarité sociale, départ massif d’intellectuels vers l’étranger, et finalement, une privatisation des institutions qui ne date pas des lavalassiens, mais bien des Duvalier et des anciens militaires.

C’est d’ailleurs pour cette raison que des présidents comme Leslie Manigat et Jean-Bertrand Aristide ont subi des coups d’État, car ils refusaient de poursuivre les privatisations. Toutefois, pour qu’Aristide puisse revenir au pouvoir en 1994, il a dû accepter le compromis néolibéral, ce qui a intensifié la privatisation des institutions sous la présidence de René Préval dès 1996.

Ainsi, sans la collaboration des élites locales, les Américains n’auraient pas pu imposer ces mesures seuls.

Dr. Vincent
Citoyen préoccupé de l’avenir du pays

10/26/2024

Barcelona has definitely been evolving post-Messi, and it’s exciting to see them finding a fresh rhythm. The team’s dynamic and style seem to be taking shape in a new way, which is thrilling for fans to watch. Building that confidence as a group and developing a unique identity without such a legendary figure is no small feat.

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10/24/2024

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10/24/2024

Nous attendons toujours justice pour le dossier Pétro-Caribe.

La nation la plus pauvre des Amériques, Haïti, se trouve au bord de l’abîme en grande partie à cause de la corruption, particulièrement celle des administrations de René Préval et des “Tèt Kale” de Martelly, dans le cadre du dossier Petro Caribe. Ces gouvernements ont initié des projets fictifs et surfacturés, comme le révèlent les rapports des sénateurs Youri Latortue et Evalière Beauplan, démontrant que ces projets ne valaient même pas le huitième des montants déclarés. Pourtant, à ce jour, personne n’a été tenu responsable et aucun coupable n’est derrière les barreaux du pénitencier.

Quand un “ti Joseph” ou une “ti Jeannette” vole un simple œuf, ils peuvent passer dix ans en prison sans même voir un juge. Mais les grands corrompus en cravate continuent à manipuler l’opinion publique, à financer les gangs, et à semer la terreur pour éviter que ce dossier aboutisse et que les responsables soient jugés. Un ancien président du PHTK avait déjà enterré cette affaire, accordant même des décharges à certains corrompus, y compris Laurent Lamothe. 4,2 milliards de dollars ont été gaspillés. Nous exigeons justice!

La République Dominicaine, quant à elle, a reçu plus de 7 milliards de dollars dans le cadre de Petro Caribe, mais les Dominicains ont transformé leur pays. Leurs grands projets d’infrastructures sont impressionnants : autoroutes, téléphériques, réseaux ferroviaires, transformation des grandes villes, et hôpitaux modernes. Et même là-bas, ceux qui ont participé aux surfacturations ont été arrêtés. Où est cet exemple en Haïti?

Haïti est un pays où la corruption, la drogue et les pots-de-vin renforcent le pouvoir des élites. Si nous continuons à soutenir ces individus, nous ne connaîtrons jamais la stabilité dans le pays de Dessalines. Le dossier Petro Caribe est un sujet délicat, mais nous réclamons la vérité et la justice.

Nous devons agir pour ne plus laisser la corruption gangréner notre nation.

Dr. Vincent
Citoyen préoccupé de l’avenir du pays

10/22/2024

Réalité de l’apparence en Haïti

Il est temps de regarder la réalité en face. Depuis 2004, la classe politique véritable de notre pays a été mise à l’écart des prises de décisions politiques cruciales. Ce n’est pas de leur fait, mais le résultat d’un projet soigneusement orchestré par l’oligarchie, l’église, la société civile, et surtout les puissances impérialistes. Ces forces ont injecté des millions pour consolider ce système, en créant des organisations politiques bidons qui n’ont ni projet de société ni vision de développement pour Haïti.

Ces soi-disant dirigeants, qui semblent être choisis pour nous représenter, ne sont pas là en raison de leurs compétences, de leur intellect, ou de leur patriotisme. Non, ils sont là parce qu’ils sont dociles et obéissants. Ils répondent aux critères de ceux qui veulent maintenir Haïti dans un état de division et de soumission. Peu importe qui est au pouvoir, ce sont toujours les mêmes individus qui dominent la scène politique. Ils sont les fruits d’un système qui encourage l’exclusion, la division, et la répétition de discours creux, que nous avons fini par accepter comme nos propres batailles.

Mais, mes frères et sœurs, l’idée d’une nouvelle Haïti doit naître d’une rupture avec ces mensonges. Nous devons divorcer des discours de division et de tromperie, et rejeter cette soumission à des puissances étrangères qui cherchent à nous imposer des dirigeants qui ne portent pas en eux l’héritage du projet de Dessalines. Pour changer le statu quo, il est indispensable de repartir à zéro – un tabula rasa – qui nous permettra de retrouver notre souveraineté, notre dignité et notre projet national.

La situation est grave, mais pas désespérée. Ce combat pour une Haïti libre, indépendante et prospère dépend de nous tous. C’est ensemble que nous pouvons changer notre destin et refonder cette nation sur les principes d’égalité, de justice et de solidarité.

Dr. Vincent
Citoyen préoccupé de l’avenir du pays

10/18/2024

Aujourd’hui, nous nous trouvons face à une réalité préoccupante et profondément troublante en République Dominicaine. Le traitement réservé à nos compatriotes semble se diriger, sinon vers un massacre physique comme celui orchestré par Trujillo en 1937, du moins vers une violence psychologique et institutionnelle d’une gravité alarmante. Cette situation est la conséquence directe de la manipulation politique des dirigeants dominicains, et peut-être la main des autres pays internationals, accentuée par la montée des tensions après le discours ferme du président Edgard Leblanc.

Personnellement, ayant passé huit années d’études à Santiago, je me suis lié à divers secteurs de la société dominicaine, y compris à la classe dirigeante. Jamais je n’ai subi directement un acte raciste venant de ces cercles influents. Cependant, je peux témoigner que la société dominicaine dans son ensemble est largement façonnée par des perceptions superficielles. Pour beaucoup, l’apparence détermine l’identité : bien habillé, vous pourriez être perçu comme un Afro-Américain, tandis qu’une apparence négligée vous classe immédiatement comme Haïtien. Ce racisme latent, plus subtil mais tout aussi destructeur, alimente les préjugés et conduit à des traitements inhumains.

C’est un peuple émotionnel, attaché à une fausse conception de leur « blanchitude », une illusion qui contraste fortement avec la réalité de leur propre métissage. Mais ne les blâmons pas entièrement. Ne voyons-nous pas, parmi nous, des Haïtiens de couleur qui rejettent leur propre identité ? Comment alors s’attendre à ce que les autres nous respectent si nous-mêmes nous ne valorisons pas notre héritage ?

Aujourd’hui, nous faisons face à une crise d’une autre nature, un massacre non pas avec des armes, mais avec des discours, des décisions politiques, et surtout un abandon par nos propres dirigeants. Les haïtiens en République Dominicaine souffrent parce que nous, en tant que nation, avons échoué à leur offrir des alternatives viables chez eux. Nous sommes confrontés à l’incompétence de nos gouvernants, incapables d’assurer un minimum de dignité à notre peuple.

Mais tout n’est pas perdu. Nous sommes un peuple résilient, capable de renverser le cours des choses, comme nous l’avons prouvé à maintes reprises dans l’histoire. Il est impératif que nous commencions à prendre nos responsabilités en tant que citoyens. Cela signifie exiger des politiciens éclairés, visionnaires, qui priorisent l’intérêt collectif. Nous avons trop longtemps été abreuvés de discours creux ; il est temps de passer aux actes concrets.

Nous devons poser la question cruciale : que faire pour résoudre ce problème d’ici les dix prochaines années ? Il faut engager une réflexion sérieuse et collective sur les actions à entreprendre pour que chaque Haïtien puisse vivre dans la dignité, que ce soit en Haïti ou ailleurs. Nous devons investir dans l’éducation, l’autosuffisance économique et la justice sociale pour créer un pays où il fait bon vivre. Il est impératif que nos gouvernements se mettent au service du peuple, et non l’inverse.

Le moment est venu de changer le cours de l’histoire. Nous avons la force, la volonté et les ressources intérieures pour y arriver, mais il nous faut de la détermination et une vision claire de l’avenir. Que chacun prenne sa part de responsabilité dans cette bataille pour la dignité.

Dr. Vincent
Citoyen préoccupé de l’avenir du pays

10/16/2024

Haïti a choisi d’être pauvre

Les choix que nous avons faits en tant que nation alimentent les réalités que nous vivons aujourd’hui. Prenons l’exemple de la consommation de riz en Haïti : chaque année, nous consommons entre 600 et 610 tonnes de riz, dont 500 tonnes sont importées pour stabiliser le marché. Cela signifie que nous ne produisons que 100 à 110 tonnes localement. Pourtant, en 1986, nous produisions 120 tonnes de riz, et en 1990, nous avions atteint 135 tonnes, en répondant presque à la demande nationale. Aujourd’hui, malgré la croissance de la population, notre production a chuté à 100 tonnes, notamment en raison des politiques internationales qui nous imposent une dépendance accrue aux importations. Ce simple exemple montre clairement la dégradation de notre économie.

Le développement économique n’est pas le fruit du hasard, mais un processus scientifique qui exige planification et rigueur. Cependant, nous refusons de suivre cette voie. Haïti est l’un des rares pays qui n’a pas de ministre dédié à la création d’emplois ou au développement économique. Le développement économique doit être planifié selon une méthodologie scientifique, avec les ressources appropriées et une vision à long terme. Ce n’est pas en changeant simplement de dirigeants que les choses vont s’améliorer ; il faut un véritable changement de cap, un modèle et un plan économique clair pour les 25 prochaines années. En refusant d’adopter cette approche, nous avons, en tant que nation, fait le choix de rester pauvres.

Ce dont nous avons besoin, ce n’est pas une simple réforme, mais une transformation profonde. Nous devons arrêter de répéter les mêmes erreurs du passé. Il est temps d’être responsables et de cesser d’applaudir la médiocrité. Chaque fois que vous soutenez un dirigeant corrompu, vous hypothéquez l’avenir de la prochaine génération. Le taux d’inscription des jeunes dans les universités diminue, l’exode des jeunes vers l’étranger augmente, et l’inflation est à un niveau alarmant de 30 %. Ce contexte dévastateur reflète la gravité de la situation dans laquelle nous nous trouvons.

Il est essentiel de comprendre que le statu quo ne changera jamais de lui-même. C’est à nous de forcer ce changement. Après 220 ans d’une gouvernance répétitive et inefficace, il est impératif de réinventer notre manière de faire de la politique. Nous devons élaborer des stratégies de développement économique axées sur la productivité nationale et renforcer notre sécurité pour encourager l’investissement et la croissance.

Dr. Vincent
Citoyen préoccupé de l’avenir du pays

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