10/10/2019
Cette transcription d'un inventaire m'aura pris quelques jours, mais ça a été un vrai plaisir de la rédiger par rapport à d'autres calligraphies de notaire bien plus difficile à déchiffrer que j'ai pu rencontrer 😅📖🕯️.
Mais c'est le métier qui rentre toujours un peu plus car la paléographie est une partie essentielle du travail pour en découvrir toujours plus sur nos ancêtres !
Ici, il s'agit d'un inventaire après décès de 1807 de Jean Baptiste FARGES, meunier de Naves, commune de 1500 âmes près de Tulle en Corrèze (19). II y vivait avec sa fille et son gendre. Ce sont eux qui requerront cet inventaire pour ne pas confondre leurs affaires propres de celles du fils mineur habitant également avec feu son père.
Les trois couples héritiers y participent comprenant les époux : BRUDIEU, LAVAL et BOULHIAC qui sont tous mariés aux trois filles Jeanne FARGES. En effet, dans cette fratrie tous les fils se prenomment Jean et les filles Jeanne. Simple, non ? Et tellement compliqué à la fois pour nous généalogistes 😆.
Ce moulin situé au lieu de La Vigne a traversé 3 générations de FARGES au moins depuis les alentours de 1680 avec Jean puis son fils Pierre, son petit fils Jean et enfin son arrière petit fils Jean Baptiste. Ils ne meulaient que la farine comme la pluspart des autres 21 moulins que comptait la paroisse de Naves. Seulement quatre moulins meulaient également du seigle, du froment, du foulon ou encore du papier.
Deux spécialistes, un raccomodeur de moulin et un charpentier, accompagnent cet inventaire pour expertiser les biens délaissés et leur état. L'état est d'ailleurs quelque peu inquiétant, des "meulles" et des "poultres" sont hors de service ou presque, le canal qui conduit l'eau doit aussi être remis à neuf. Les réparations s'élèvent à 150 francs, ce qui semble largement envisageable quand on constate l'ensemble de la valeur des biens. Cependant, ceux-ci sont plutôt d'utilité pratique, sans richesse aucune et même plutôt usés par le temps. La literie est dite mauvaise voir très mauvaise. Le linge est la seule chose en abondance avec 80 "chemiges" d'homme, 42 nappes... Le meunier possédait egalement du bétail: 3 vaches pleines (300 fr) , une ânesse (35 fr) , un cheval (90 fr), 7 brebis mères (35 fr) , 8 agneaux (24 fr), 3 moutons (18 fr), 2 cochons (60 fr). Le moulin, les objets et les bestiaux sont estimés 3448 francs l'ensemble.