Spotted : Soigner au Québec

  • Home
  • Spotted : Soigner au Québec

Spotted : Soigner au Québec Soigner en 2026 : au coeur du système. Témoignages, opinions et solutions. Par les soignants, pour les patients.
(1)

Envoyez un message privé à la page, il sera publié anonymement. Merci de suivre les règles du professionnalisme et de la confidentialité.

Médecin de familleExemple de paperasse stupideJ'ai rempli le formulaire pour crédit d'impôts au provincial pour une pte....
05/03/2026

Médecin de famille

Exemple de paperasse stupide
J'ai rempli le formulaire pour crédit d'impôts au provincial pour une pte. La famille me revient qq mois plus t**d car avait oublié de me faire remplir le formulaire fédéral. Je le remplis encore et je l'envoie par courriel. Le bureaucrate fédéral me demande qlque mois plus t**d de signer à la main au lieu de manière électronique 🙃

04/03/2026

Médecine de famille et résultats du CaRMS : un signal préoccupant

Près de 150 postes en médecine de famille sont demeurés vacants au Québec au premier tour du jumelage CaRMS — le pire résultat des cinq dernières années. Cela signifie que trop peu d’étudiants en médecine choisissent la médecine de famille comme spécialité.

Ce constat doit nous interpeller collectivement.

La médecine de famille demeure centrale dans l’accès aux soins au Québec. Pourtant, depuis plusieurs années — et particulièrement ces derniers mois — elle se retrouve au cœur de débats publics particulièrement intenses.

Or, les perceptions que l’on projette — et que l’on nourrit — à propos d’une profession finissent toujours par influencer les choix de la relève.

Si nous voulons assurer l’avenir de la première ligne, il faudra redonner à la médecine de famille la reconnaissance qu’elle mérite. Un premier pas a été réalisé avec la dernière entente-cadre avalisée en décembre dernier. Mais il faudra plus qu’une entente pour redorer le blason d’une profession de plus en plus boudée par la relève médicale.

Les médecins de famille en exercice doivent se sentir appréciés, sentir que le travail est bien organisé — et avoir de bonnes raisons de dire aux étudiants en médecine : « Vas-y, oui, choisis la médecine de famille! »

La FMOQ continuera de travailler avec les acteurs du réseau à cette indispensable valorisation de l’expertise des médecins de famille, afin que la profession demeure attrayante et que la population québécoise puisse pleinement en bénéficier — car elle en a besoin plus que jamais.

03/03/2026

Médecin

+54 % de postes vacants en médecine de famille au Québec en un an; un signal d’alarme majeur

Les résultats du match CaRMS viennent tout juste de tomber et les chiffres sont SANS équivoque.

Au premier tour l’an dernier, le Québec comptait 98 postes non comblés en médecine de famille.

Cette année : 151 postes vacants.
-------------
Voici les résultats des CARMS (le match de spécialité pan-canadien, annuel).

Le match était aujourd’hui donc les résultats sont sortis il y a quelques minutes.

La colonne de droite montre le nombre de postes de résidence vacants. Je vous montre seulement med fam, pour supporter mon point: une catastrophe absolument totale.

Le Québec est boudé par les résidents, qui choisissent 1) de ne PAS aller en médecine de famille et 2) de ne pas appliquer au Québec s’ils viennent de l’extérieur ou 3) de quitter le Québec et faire leur formation ailleurs.

Ce qui est ahurissant, c’est que même dans des endroits qui ne sont pas “régionaux” (exemple, ULaval Maizerets, 11 UNFILLED SPOTS. Ils avaient ZERO empty slots après le match l’année dernière. C’est un GMF en plein coeur de Québec).

Au total, 98 slots unfilled au premier tour l’année dernière en med fam au Québec, contre 151 cette année.

Gatineau, 11 unfilled.

Faites le tour des colonnes vous mêmes, c'est une catastrophe totale.

01/03/2026

Je suis médecin de famille depuis 15 ans.

Je savais cette semaine que j’allais être pas mal occupé. De garde à l’hôpital la fds dernière, ayant une semaine pleine au bureau … j’ai tenté du mieux que j’ai pu de faire toute mes tâches avant la semaine de relâche. Cette année je peux avoir congé pour la relâche avec mes enfants, je veux partir la tête tranquille.

J’ai fini la semaine complètement vidé. J’ai du faire plus de 30-40h de paperasse en plus de mes heures de cliniques avec les patients …après 12 jours de travail consécutifs.

Je me suis demandé mais comment est-ce possible que cela se détériore d’année en année.

Même si notre gouvernement affirme vouloir diminuer notre paperasse, sur le terrain rien de tangible n’est visible.

Voici des exemples:
- je prescris un médicament à un patient. Je prescrits la 1ere dose que le pharmacien peut ajuster selon efficacité jusqu’à la dose maximale. L’assureur du patient demande que je prescrive chaque dose (donc chaque étape) alors je dois valider avec le pharmacien la dose efficace à renouveler à long terme.
- je dois faire une lettre pour confirmer auprès du gouvernement que je suis le md d’un patient depuis tant d’années.
- je dois fournir un formulaire à un assureur pour le remboursement d’un médicament alors que la RAMQ rembourse la médication.
- je dois justifier à la RAMQ la prescription d’un médicament efficace (pt anciennement couvert par un assureur privé) … mais qui ne répond pas aux critères que la RAMQ a décidé de rembourser.
- je reçois un rapport d’un physio pour un patient mentionnant le besoin d’une radiographie. Cependant pas toujours facile de se fier aux notes manuscrites pour savoir quelle radio prescrire sans avoir vu le patient…. Et là je dois soit voir avec le physio ou ajouter le dit patient à un horaire déjà complet.
- je reçois un rapport d’hospitalisation d’un patient qui a eu une maladie rare et peu courante. Dans le sommaire il est écrit que le md de famille doit faire le suivi de certains bilans (à prescrire) et revoir le patient. Mais aucun détail sur quel bilans, quand les faires et quoi surveiller au suivi. Le patient n’avait pas non plus les informations. Alors je fais quoi? Je dois valider avec le spécialiste ce que je dois faire.
- j’ai du aussi fournir des document à la CNESST : contester un refus ou un rapport d’évaluation du BEM (la durée de la maladie est plus longue que prévu selon l’expert qui a vu le patient 30 minutes). Je traite des humains, pas des statistiques.
- je dois fournir une attestation de grossesse (un simple papier avec la date prévue d’accouchement) pour les employeurs de mes patientes enceintes pour confirmer qu’elles sont vraiment enceinte et qu’elles ne mentent pas sur leur date. Un rapport d’échographie n’est pas suffisant.

Bref ce n’est qu’un petit échantillon.

Mon expertise c’est la médecine, j’espère que je pourrai faire plus de médecine de de tâches administratives… car c’est cela qui m’empêche de prendre de nouveaux patients.

01/03/2026

Je suis une infirmière clinicienne avec 13 ans d’expérience. Je travaille actuellement en rôle élargi dans les communautés autochtones ainsi que dans les urgences en région éloignée.
Je demeure à Trois-Rivières et je prends souvent plusieurs semaines de congé chez moi pour me ressourcer et voir mes proches. J’ai tenté une approche auprès du CIUSSS MCQ pour offrir du dépannage sporadique selon leurs besoins, peu importe le département. J’aurais accepté d’être orientée de façon aléatoire et j'aurais probablement pu effectuer une cinquantaine de quarts par année.

Mais non.

On m'impose une disponibilité minimale de 4 jours par quinzaine.

Finalement, ils n’ont pas besoin de moi. 🫡

01/03/2026

Je suis médecin de famille. Je dois avouer que ce n'a pas été une semaine facile. Alors que dans notre clinique on multiplie les efforts pour aller chercher des centaines d'inscriptions de plus pour répondre à l'appel, la guerre psychologique reprend de plus belle avec des histoires sur nos forfaits et les IPS (le tout moussé par les IPS qui on décidé de partir sur le pied de guerre au sujet des inscriptions autonomes). Tout ce que je lis cette semaine se résume à: les médecins de famille sont des crosseurs qui empochent leur forfaits et laisse les patients sans suivi. Ensuite je regarde ma pratique que j'essaie de faire avec le meilleur de ce que j'ai à offrir, dans laquelle je mets tant de temps, et je me demande à quoi ça sert? Mais vraiment à quoi ça sert d'être médecin de famille. On est méprisé par nos collègues spécialistes, méprisés par le gouvernement et les médias, méprisé par les commentateurs.

Pourquoi je fais encore ce métier? Honnêtement je sais plus. Il y a une limite à ce que je peux tolérer. J'ouvre la radio le matin et on parle de ma job, en mal. J'ouvre le journal et on parle de ma job, en mal. Je vais sur facebook et on parle de ma job en mal. Je vais finir par y croire.

Je vais commencer à préparer mon CV... Pu capab de cette toxicité.

28/02/2026

Je suis une patiente de 27 ans en insuffisance rénale terminale qui est en dialyse depuis 5 ans et je viens de recevoir ma transplantation rénale. Je suis reconnaissante envers tout le personnel et les professionnels de la santé pour les soins merveilleux que je reçois. Sans eux , je ne pense pas guérir aussi vite que je le fais présentement. Je veux juste dire un immense merci à ceux et celle qui nous soigne et qui nous prodigue des soins de qualité, vous êtes de vrais héros pour moi.

28/02/2026

En attente de chirurgie pour un ménisque au genou. Le médecin me dit que l’attente est de 3 mois.
J’attend depuis 5 mois et là on me dit que je suis dans la liste de 0 à 12 mois et que je suis la 20 eme sur la liste et il en opère 3 par mois en moyenne.

Ma situation s’est dégradée de beaucoup. Il refuse de me revoir pour le constater sinon pour l’e donner une injection qui ret**dera ma chirurgie.

Je me suis blessée en avril 2025. J’ai pris un médecin au privé parce que je ne n’avais pas. J’ai fait des mois de physio à mes frais, deux injections à mes frais et une IRM à mes frais également et j’en suis là.

Incapable de marcher plus de 5 minutes, douleur assise et debout, douleur la nuit et mon genou bloque constamment .

4000$ de frais médicaux pour ça en 2025.

Je dois aller au privé me faire opérer car je n’en peux plus de souffrir.

Impossible de me faire opérer ailleurs ça ne se transfère pas mon dossier…

Un autre 5000-6000$ de ma poche pour avoir une chirurgie rapide.
C’est la qu’on est rendus…

28/02/2026

Je suis une patiente.

Je trouve assez facile d'accuser constamment les patients pour les "no shows". Oui, il y en a certainement une partie.

Mais il y a aussi ceci: j'avais RV avec mon cardiologue en après-midi à la clinique externe de cardiologie de l'hôpital HMR.

Je suis malade et impossible de m'y rendre. Depuis 7 hres ce matin (et il est midi 15), j'essaie de les joindre pour les aviser de mon absence et, impossible, la boîte vocale n'est pas vidée.

Je vais donc être classée "no show" alors qu'ils auraient pu être avisés depuis tôt ce matin. 🤷🏻‍♀️

28/02/2026

Médecin spécialiste

Je partage ceci car en ce texte est d’une pertinence cruelle. On a tous entendu parler d’un collègue qui s’est suicidé, un collègue qui a une pratique médicale tellement défensive que cela devient un problème, un collègue qui s’effondre sur la pression… bref, les médecins sont avant tout des humains comme les autres.

« Fatigués d’être des héros en temps de crise et des coupables en temps de paix »

Bonne lecture

———————————————————

Nous ne perdons pas des médecins à cause de l’argent

Nous ne perdons pas des médecins à cause de l’argent.
Nous les perdons à cause de l’épuisement émotionnel.

Un collègue de mon unité a quitté la médecine.
Major de promotion. Médaillé d’or. Des mains brillantes.
Il n’a pas échoué — il a choisi de partir.

Quand je lui ai demandé pourquoi, il m’a répondu simplement :

« Je peux supporter les longues heures de travail.
Je ne peux pas supporter de perdre des patients, puis d’en être tenu responsable. »

Un autre médecin n’a pas quitté.
Il est mort. Par su***de.

Après des mois de gardes incessantes aux soins intensifs, de menaces judiciaires et d’humiliations publiques en ligne.
Il n’y a eu aucun titre dans les journaux. Aucun tollé.
Seulement des funérailles — et un service qui a repris son activité dès le lendemain matin.

Un chirurgien chevronné. Une complication.
Pas une négligence. Une complication.
Cela s’est transformé en mises en demeure et en attaques publiques.

Il est parti.

Il dit qu’il dort mieux.
Il dit qu’il se sent plus léger.
Il dit que le bloc opératoire ne lui manque pas.

Cette phrase devrait tous nous inquiéter.

Partout dans le monde, des médecins quittent la pratique clinique.
Non pas parce qu’ils ne supportent pas le travail difficile,
mais parce qu’ils sont fatigués de porter seuls des issues qui n’ont jamais été entièrement sous leur contrôle.

Fatigués d’être des héros en temps de crise et des coupables en temps de paix.

Fatigués de l’idée que lorsque la biologie l’emporte, quelqu’un doit forcément être fautif.

Fatigués d’exercer sous une suspicion permanente.

La médecine exige la compétence.
Mais elle survit grâce à la résilience émotionnelle.
Et cette résilience est en train d’être brisée.

Quand les meilleurs médecins partent, cela se fait en silence.
Les cas à haut risque sont évités.
La médecine défensive augmente.
La compassion s’effrite.

Peu à peu, le système devient moyen.

Non pas parce que les médecins sont devenus moins compétents,
mais parce qu’ils sont devenus moins disposés.

Les médecins ne sont pas des meurtriers.

Ce sont des êtres humains qui s’épuisent en silence.

Si nous refusons de reconnaître cette vérité, le système continuera de perdre ses meilleurs éléments.

La pénurie ne sera pas seulement numérique.
Elle sera morale.

— d’après Doctors Are Not Murderers, Shome & Heda

Traduit par IA

We are not losing doctors to money.
We are losing them to emotional exhaustion.

A fellow in my unit quit medicine.
Top ranker. Gold medalist. Brilliant hands.
He did not fail. He walked away.

When I asked why, he said:
“I can handle long hours. I cannot handle losing people and then being blamed for it.”

Another doctor did not quit.
He died. By su***de.
After months of relentless ICU duty, litigation threats, and public humiliation online.
There was no headline. No outrage.
Just a funeral. And a department that moved on the next morning.

A senior surgeon. One complication.
Not negligence. A complication.
It spiraled into legal notices and public abuse.
He left.

He says he sleeps better.
He says he feels lighter.
He says he does not miss the operating room.
That sentence should disturb us.

Across countries, doctors are leaving clinical medicine.
Not because they cannot handle hard work.
But because they are tired of carrying outcomes that were never fully in their control.

Tired of being heroes in crisis and villains in peacetime.

Tired of the assumption that if biology wins, someone must be guilty.

Tired of practicing under constant suspicion.
Medicine demands competence.
But it survives on emotional resilience.
And that resilience is being crushed.

When the best doctors leave, it is silent.
High-risk cases are avoided.
Defensive medicine rises.
Compassion shrinks.
Slowly, the system becomes average.

Not because doctors became less capable.
Because they became less willing.

Doctors are not murderers.

They are humans who are burning out quietly.
If we refuse to acknowledge that truth, the system will keep losing its best people.

The shortage will not be numerical.
It will be moral.

. From: The authors of "Doctors Are Not Murderers." Shome & Heda

28/02/2026

Je suis médecin d’urgence, mais aujourd’hui je suis surtout le papa d’une petite patiente qui a fait une convulsion fébrile chez sa grand-mère. On souligne beaucoup l’apport des infirmières et médecins et ils ont été vraiment géniaux au Children, mais aujourd’hui je voulais souligner le travail des paramédics. Alors que deux extraordinaires ambulancières étaient en pause dîner, elles sont passées devant la maison de ma belle-mère et ont vu le camion des premiers répondants, elles sont juste rentrées et aller donner les premiers soins pour l’emmener au Children. D’une gentillesse incroyables et ce sont des qualités que je vois toutes les semaines chez les paramedics que je côtoie à mon urgence. C’est une HONTE nationale qu’ils soient traité avec autant de mépris par notre gouvernement qui veut COUPER leur salaire. Ils sont formés pour faire tellement plus, mais le gouvernement les limite tellement dans leur compétence en comparaison du reste du Canada et des états unis pour ne pas avoir à les payer au juste titre qu’ils méritent, la nouvelle ministre devrait avoir honte.

Address


Website

Alerts

Be the first to know and let us send you an email when Spotted : Soigner au Québec posts news and promotions. Your email address will not be used for any other purpose, and you can unsubscribe at any time.

  • Want your practice to be the top-listed Clinic?

Share

Share on Facebook Share on Twitter Share on LinkedIn
Share on Pinterest Share on Reddit Share via Email
Share on WhatsApp Share on Instagram Share on Telegram