08/01/2026
Vous êtes nombreux à me
Dire que les énergies sont denses et que vous êtes fatigués
Oui, les gens sont fatigués. Et pas une fatigue ordinaire. C’est une fatigue vibratoire profonde, une usure intérieure née de plusieurs couches qui se superposent. D’abord, il y a la pression extérieure. Les médias martèlent sans relâche des récits de manque, de peur et de conflit. Argent, taxes, guerres, instabilité… Ce flux constant maintient les systèmes nerveux en alerte permanente. Le corps, lui, ne sait pas faire la différence entre une menace réelle et une menace répétée par l’information. Il se contracte. Il se défend. Il s’épuise.
Mais il y a une autre fatigue, plus silencieuse, plus insidieuse. Celle de « travailler sur soi » sans cesse. Depuis des années, beaucoup ont sincèrement cherché à guérir, à comprendre leurs blessures, à se transformer. Cette démarche est noble, mais elle est devenue, pour certains, une nouvelle injonction. Comme s’il fallait être en chantier permanent, corriger chaque ombre, décoder chaque émotion, transformer chaque inconfort en leçon. À force, l’âme se lasse. Parce que l’âme ne s’incarne pas pour être réparée indéfiniment, mais pour être vécue.
Et là, il est important de poser une vérité que l’on n’entend pas assez : le repos est aussi un acte spirituel. Le retrait n’est pas une fuite. Le silence n’est pas un abandon du chemin. C’est même parfois l’étape la plus juste. Quand l’intérieur est saturé, continuer à creuser revient à blesser un sol déjà fragile. Il y a des moments où l’énergie ne demande pas d’être travaillée, mais respectée.
Se reposer, vibratoirement, ce n’est pas “ne rien faire”. C’est cesser de se regarder comme un problème à résoudre. C’est revenir à l’intérieur non pas pour analyser, mais pour habiter. Habiter son corps sans vouloir le changer. Habiter ses émotions sans les nommer. Habiter ses envies simples sans les justifier. Faire ce que l’on aime, même si cela ne “sert” à rien. Marcher, créer, rire, ne rien produire. L’énergie se régénère dans la joie tranquille, pas dans l’effort permanent.
Le chaos extérieur, aussi réel soit-il, n’a pas à être intégré en permanence dans ton champ. Résister, aujourd’hui, ce n’est pas lutter. C’est préserver sa fréquence. C’est choisir consciemment ce que l’on laisse entrer. C’est accepter de ne pas tout porter, de ne pas tout comprendre, de ne pas tout transmuter. Le courage, en ce moment, est dans la lenteur. Dans la douceur envers soi. Dans le droit de dire : « je fais une pause ».
Il y a une grande confusion actuelle entre évolution et tension. Or, l’évolution véritable passe par des phases d’intégration, de repos, de vide apparent. Comme la terre en hiver. Rien ne pousse, et pourtant tout se prépare. Si beaucoup se sentent vides, fatigués, démotivés, ce n’est pas un échec spirituel. C’est souvent le signe que l’âme demande à être laissée tranquille un instant, nourrie autrement, sans discours, sans objectif.
Alors oui, il est sain de prendre du recul. De s’éloigner du bruit. De se rappeler que l’être précède le faire. Que l’intérieur n’a pas toujours besoin d’être exploré, parfois juste aimé. Et que faire ce que l’on aime n’est pas une distraction : c’est une reconnexion directe à la source.
Ce temps n’est pas celui de forcer l’éveil. C’est celui de s’asseoir dedans, calmement, et de respirer.
Frederique
www.essentielekilibre.com