18/02/2026
Je ne suis pas tombée amoureuse du turban pour des raisons esthétiques.
Je suis tombée amoureuse de ce qu’il permet.
Au départ, il y avait des femmes.
Des femmes en transformation.
Des femmes fragilisées parfois, mais toujours profondément vivantes.
En tant que maquilleuse, j’ai toujours vu le maquillage comme un outil de réappropriation.
Pas pour cacher.
Mais pour accompagner.
Et puis, j’ai découvert le turban.
Au début, il était là comme une réponse à une situation précise.
Une perte de cheveux.
Une étape de vie.
Un besoin de douceur.
Un complexe.
Mais très vite, j’ai compris que ce n’était pas seulement un accessoire fonctionnel.
C’était un objet de réconfort.
Quand une femme mettait un turban, quelque chose changeait.
Pas seulement dans son apparence.
Dans sa posture.
Dans son regard.
Dans sa présence.
Le turban n’était pas en train de cacher quelque chose.
Il était en train de soutenir quelque chose.
Avec le temps, j’ai aussi réalisé que le turban ne devait pas être enfermé dans une seule histoire.
Il n’appartient ni à la maladie, ni à la religion, ni à une catégorie.
Il appartient à la personne qui le choisit.
On peut porter un turban parce qu’on traverse une épreuve.
On peut le porter parce qu’on se sent vulnérable.
On peut le porter parce qu’on le trouve beau.
On peut le porter parce qu’on en a envie. Simplement...
Le turban ne demande aucune justification.
Pour moi, il représente la force tranquille.
Tantôt discret , tantôt imposant ... Il accompagne mon humeur .
Il enveloppe sans contraindre.
Il protège sans cacher qui l’on est.
C’est pour cela qu’il a trouvé une place naturelle chez Bulle de Vie.
Pas comme un symbole de maladie.
Mais comme un symbole de présence à soi.
Aujourd’hui, je vois le turban comme un compagnon.
Un allié silencieux.
Un geste d’amour envers soi-même.
Et je crois profondément que chacun et chacune devrait se sentir libre de s’en emparer, sans étiquette, sans regard extérieur, sans permission.
Parce que parfois, se sentir libre de porter ce qu'on veut , quand on le veut et comme on le veut, c’est le début du bonheur.