24/05/2026
👉🏻 Choisir son « psy » : entre feeling... et repères solides
On entend souvent : “fais confiance à ton intuition”.
C’est vrai. Mais quand on cherche un psy, on a aussi besoin de points d’appui clairs pour ne pas se perdre.
𝗩𝗼𝗶𝗰𝗶 𝗾𝘂𝗲𝗹𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗿𝗲𝗽𝗲̀𝗿𝗲𝘀 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝘀𝗼𝘂𝘁𝗲𝗻𝗶𝗿 :
🪷 𝑫𝒆𝒔 𝒃𝒂𝒔𝒆𝒔 𝒑𝒓𝒐𝒇𝒆𝒔𝒔𝒊𝒐𝒏𝒏𝒆𝒍𝒍𝒆𝒔 𝒔𝒐𝒍𝒊𝒅𝒆𝒔
Un praticien, c’est aussi une formation, un cadre, une éthique.
Vous êtes en droit de vous poser des questions.
Ce n’est pas un détail. C’est ce qui garantit une pratique vivante… et responsable.
Pour ma part, un praticien formé mais qui n’est pas/plus en travail, en supervision (supervisé par un collègue/formateur) ou en intervision (en discussion clinique avec d’autres professionnels), c’est un NO-GO ⛔
🪷 𝑼𝒏 𝒄𝒂𝒅𝒓𝒆 𝒄𝒍𝒂𝒊𝒓 𝒆𝒕 𝒔𝒆́𝒄𝒖𝒓𝒊𝒔𝒂𝒏𝒕
Les modalités doivent être compréhensibles : tarifs, durée des séances, fréquence, annulation…
La disponibilité aussi compte : un cadre trop flou ou instable peut insécuriser.
🪷 𝑳𝒂 𝒎𝒂𝒏𝒊𝒆̀𝒓𝒆 𝒅𝒆 𝒕𝒓𝒂𝒗𝒂𝒊𝒍𝒍𝒆𝒓
Toutes les thérapies ne se ressemblent pas.
Certaines vont explorer en profondeur, d’autres vont davantage orienter vers le changement.
Mais souvent, ce qui aide vraiment, c’est la possibilité de faire les deux :
➡ comprendre d’où vient ce qui fait souffrance
➡ et expérimenter d’autres façons de faire, dans le présent
Le choix de la méthode dépend aussi de la nature de la demande du patient. Certaines approches sont plus adaptées à la prise en charge des traumas par exemple, etc.
Je pense également aux patients neuro-atypiques (TSA, TDA/H, HPI, HPE, …) qui ont tout intérêt à se diriger vers un profil de praticiens qui pourront comprendre leurs fonctionnements spécifiques et leur proposer une approche adaptée.
🚦Si un praticien développe une vision sectaire de sa pratique, s’il a arrêté de se questionner ou ne peut plus voir ou comprendre l’intérêt d’autres courants que le sien, il a perdu sa curiosité intellectuelle mais aussi sa capacité a évalué ses limites et celles de sa pratique. Ce qui, à mon sens, n’est pas sécure pour le patient.
𝗟𝗲 𝗹𝗶𝗲𝗻… 𝗲𝘁 𝗰𝗲 𝗾𝘂’𝗶𝗹 𝘃𝗶𝗲𝗻𝘁 𝘁𝗼𝘂𝗰𝗵𝗲𝗿
On ne choisit pas seulement une “méthode”. On choisit une personne.
Le ressenti compte :
→ se sentir accueilli·e
→ pouvoir parler librement
→ sentir si quelque chose circule, se met en mouvement
En psychanalyse notamment, le lien (le transfert) est au cœur du travail.
Le fait de choisir un homme ou une femme peut avoir du sens, en fonction de ce qu’on vient mettre en mouvement.
𝗥𝗲𝘀𝘁𝗲𝗿 𝗮𝘁𝘁𝗲𝗻𝘁𝗶𝗳 𝗮̀ 𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗶 𝗱𝗲́𝗿𝗮𝗻𝗴𝗲
Un patient est en droit de s’interroger. Toujours.
🚩 Quelques signaux qui peuvent alerter :
➡ se sentir jugé·e, influencé·e ou culpabilisé·e
➡ un praticien qui impose ses opinions ou prend trop de place
➡ un flou sur le cadre ou des changements répétés
➡ une relation qui devient confuse, trop proche voire envahissante
La thérapie peut remuer mais elle ne doit pas faire perdre ses repères.
𝗘𝘁 𝗽𝘂𝗶𝘀… 𝗶𝗹 𝘆 𝗮 𝗹𝗲 𝗳𝗲𝗲𝗹𝗶𝗻𝗴
Il y a ce qui nous échappe un peu :
un nom qui revient, une recommandation au “bon moment”, un hasard heureux.
Parfois aussi, malgré tous les critères, on sent que ce n’est pas le bon endroit.
💭 𝗖𝗵𝗼𝗶𝘀𝗶𝗿 𝘀𝗼𝗻 𝗽𝘀𝘆, 𝗰𝗲 𝗻’𝗲𝘀𝘁 𝗻𝗶 𝘂𝗻 𝗰𝗵𝗼𝗶𝘅 𝗽𝘂𝗿𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝗻𝗲𝗹, 𝗻𝗶 𝘂𝗻 𝘀𝗶𝗺𝗽𝗹𝗲 𝗲́𝗹𝗮𝗻 𝗶𝗻𝘁𝘂𝗶𝘁𝗶𝗳.
C’est trouver celui ou celle avec qui quelque chose peut commencer.
Et surtout, c’est un choix qui peut évoluer : on a le droit d’essayer… et de réajuster.
𝑇𝑒𝑥𝑡𝑒 𝑑𝑒 𝑆𝑎𝑚𝑖𝑎 𝐶ℎ𝑎𝑚𝑎𝑘ℎ - 𝑃𝑠𝑦𝑐ℎ𝑎𝑛𝑎𝑙𝑦𝑠𝑡𝑒
𝔹𝕝𝕠𝕢𝕦𝕖𝕣 𝕦𝕟 𝕔𝕣𝕖́𝕟𝕖𝕒𝕦 𝕒𝕧𝕖𝕔 𝕊𝕒𝕞𝕚𝕒 :
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