MaMatriochka

MaMatriochka Alexandra:Sage-Femme

Je vous accompagne en pré et postnatal. Un peu d’humour, beaucoup de vrai et tout mon coeur de sage-femme🫶🪆

St-Ghislain, Jurbise, Mons-Borinage, Bernissart

A mes heures perdues:

Créatrice de contenu en carton sur la maternité.

Bref.Elle était enceinte pendant la canicule.Il faisait chaud.Très chaud.Genre flan vanille dans le four en mode chaleur...
24/05/2026

Bref.

Elle était enceinte pendant la canicule.

Il faisait chaud.
Très chaud.
Genre flan vanille dans le four en mode chaleur tournante.

Elle a essayé de dormir.
Sur le côté gauche.
Avec 3 coussins, un ventilateur et un glaçon dans le soutien-gorge.
Spoiler : elle a dormi 42 minutes.
En 7 fois.
Et elle s’est réveillée en sueur, collée au drap comme un panini.

Elle a voulu s’habiller léger.
Mais même sa robe fluide a dit : « Nope »
Ses cuisses se sont fait un câlin permanent.

Son corps a décidé de faire de la rétention d’eau.
Beaucoup.
Genre elle a enfilé ses chaussures.
Et elles lui ont dit non.
Ses chevilles ont disparu.
Son alliance aussi.

Elle a tenté de boire 2 litres d’eau.
Mission réussie.
Elle a fait 34 allers-retours aux toilettes.
Dont 12 pour rien.
En plus les toilettes sont à l’étage 😅

Elle a pensé à la piscine.
C’était blindé.
Y’avait un enfant qui hurlait.
Et une vieille qui jugeait.
Elle a renoncé.

Elle a demandé à son mec de faire quelque chose.
Il a soufflé sur elle.
Elle a failli lui jeter le brumisateur.

Elle a mis ses pieds dans une bassine.
Elle a envisagé de vivre nue dans le frigo.
Mais y’avait plus de place à cause de la pastèque.

Elle a pleuré.
Un peu à cause de la chaleur.
Beaucoup à cause du combo chaleur/hormones/chaussettes de contention.

Bref.

Elle était enceinte pendant la canicule.
Et elle a survécu.

À moitié fondue, 100 % héroïne et en ayant l’impression d’être un dragon de game of thrones.

Et sa sage-femme lui a dit 🫶

🌿 Bois régulièrement (même sans soif) : petites gorgées, souvent.

🧊 Mets tes pieds au frais (eau, brumisateur, gant glacé, bouteille gelée sous les mollets : tout est bon).

🧍‍♀️ Évite de rester debout trop longtemps et surélève tes jambes dès que tu peux.

🍉 Privilégie les fruits gorgés d’eau, les repas légers, les vêtements amples et les siestes à l’ombre.

👂Et surtout : ne minimise pas ton inconfort. La chaleur, enceinte, c’est rude.
Repose-toi.
Hydrate-toi.

🪆🫶
Et râle si t’as besoin… c’est thérapeutique 🤫

Le soleil tape.Le body colle.Le bébé transpire du duvet derrière les oreilles…Et vous, vous regardez votre nourrisson co...
22/05/2026

Le soleil tape.
Le body colle.
Le bébé transpire du duvet derrière les oreilles…

Et vous, vous regardez votre nourrisson comme si vous étiez responsable personnellement du réchauffement climatique.

Bref.
C’est l’été 🔥

Et soudain, une question surgit toutes les 12 minutes :

« Mais il a chaud là non ?! »

(Oui. Comme nous tous. Bienvenue en enfer version mignonne.)

☀️ Première chose : on respire.

Un bébé supporte la chaleur…
Mais pas n’importe comment.

Alors voici le guide de survie spécial canicule + parentalité + transpi collective 👇🏼

🤱🏼 Bébé allaité ?

Tétées à la demande.
Encore plus que d’habitude parfois.

Le lait maternel s’adapte.
Hydratant, nourrissant, réconfortant…
Le couteau suisse du nourrisson.

En gros : bébé gère mieux son été que nous avec notre ventilateur Lidl à bout de souffle.

🍼 Bébé au biberon ?

Même combat.

Il peut réclamer plus souvent.
On suit son rythme.

Et NON, on ne donne pas d’eau avant diversification.
Même si tantine Josiane insiste.
Même s’il fait 34 degrés.
Même si vous-même envisagez de vous allonger dans le bac à légumes du frigo.

🍦 Le hack de l’été ?

Les mini-glaces au lait maternel ou au lait infantile.

Oui oui.

Ça existe.
Et honnêtement voir un bébé tenir sa mini glace comme un patron de plage sous Ibiza… ça vaut tout l’or du monde.

🧴👒 Les sorties ?

Chapeau.
Lunettes.
Crème solaire.

Le trio indispensable.

Même si bébé retire tout avec la rage d’un adolescent qu’on force à mettre un pull.

🏖️ Entre 11h et 16h ?

On évite le soleil.

Je sais.
Vous aviez prévu une balade « sympa » »

Mais finalement vous serez dans le noir, volets fermés, à regarder la météo comme un thriller psychologique.

🚫 Petit point poussette.

Le drap posé par-dessus « pour faire de l’ombre »?

On évite 😬

Même avec de bonnes intentions, ça peut transformer la poussette en mini four chaleur tournante où l’air circule mal.

L’idéal : ombre, aération, ombrelle, canopy…
mais on laisse l’air passer 👌🏻

Parce qu’un bébé en sueur façon mozzarella gratinée, ce n’était pas le projet initial.

🧺 Niveau vêtements ?

Le minimum syndical.

Coton léger.
Body fin.
Ou juste la couche.

Parce qu’à 30 degrés, même les adultes rêvent de vivre nus dans une bassine.

🚿 Et pour les occuper ?

Eau.

Toujours l’eau.

Piscine gonflable.
Débarbouillette fraîche.
Spray.
Bassine.

🛏 Les siestes ?

Dans la pièce la plus fraîche.

Ventilateur OUI… mais jamais dirigé sur bébé.

🤱 Le portage ?

Oui. Mais version respirante.

Tissu léger.
Bébé peu couvert.
Et pauses régulières à l’ombre.

Petit check utile : nuque humide oui, trempée non.
Et on garde toujours les voies respiratoires bien dégagées 👌🏻

Parce que sinon au bout de 20 minutes vous obtenez : un bébé mariné et un parent en cuisson vapeur.

💦 Et vous dans tout ça ?

Vous buvez aussi.

De l’eau.
Pas du rosé.
(Malheureusement.)

Parce qu’un parent hydraté est un parent opérationnel 💪🏽

Bref.

L’été avec un bébé, c’est : des bodies humides,
des siestes stratégiques, des tétées en sueur,
et des parents qui googlent : « Température normale bébé nu ».

Mais vous savez quoi ?

Vous gérez déjà très bien 🤍

Bel été à tous 🫶🪆

✍️

Bref.Parfois la parentalité, elle frappe fort.Les nuits sont courtes.Les pleurs sont longs.Et les doutes prennent toute ...
15/05/2026

Bref.

Parfois la parentalité, elle frappe fort.

Les nuits sont courtes.
Les pleurs sont longs.
Et les doutes prennent toute la place.

Alors les parents me regardent et demandent doucement :

« Vous pensez qu’on fait bien ? »

Bref.

Je vois leurs cernes.
Leurs épaules fatiguées.
Leurs mains qui tiennent leur bébé comme si tout leur monde tenait là.

Et dans leurs yeux, il y a toujours la même question :

« Est-ce que je suis un bon parent ? »

Les bons parents posent souvent cette question.

Les bons parents doutent.
Les bons parents cherchent.
Les bons parents veulent tellement bien faire qu’ils oublient parfois de voir tout ce qu’ils font déjà.

Moi je vois :

les nuits passées à bercer,
les bras qui ne lâchent pas,
les regards pleins d’amour même dans l’épuisement.

Je vois des parents qui tiennent debout juste parce que leur enfant a besoin d’eux.

Et parfois, l’amour ressemble simplement à quelqu’un qui reste debout à 3h du matin.

Bref.

Alors je leur dis souvent la même chose.

Votre bébé n’a pas besoin de parents parfaits.

Il a besoin de vos bras, votre odeur, votre présence.

Et ça… vous le faites déjà.

Parce qu’au fond, la vérité est simple :

Les parents regardent leurs erreurs.

Les bébés, eux, voient leur refuge.

Bref, ils ont cru qu’ils étaient de mauvais parents.

🫶🪆

✍️MaMatriochka

😘🫶
12/05/2026

😘🫶

👩🏻‍⚕️Journée des infirmières 👩🏻‍⚕️

Bref. Je suis sage-femme.

Elles sont infirmières.

On n’a pas forcément le même uniforme.
Pas le même métier.
Pas toujours les mêmes horaires.

Mais on a le même objectif : Faire front.

Pour les familles.
Pour les bébés.
Pour les mères.
Pour les moments de panique comme pour ceux d’espoir.

On s’est croisées en néonat.
En salle d’op.
Aux urgences.
Souvent en courant.

On ne fait pas le même boulot,
et c’est justement ça qui fait notre force.

Nos métiers sont différents,
mais leur richesse est dans cette complémentarité :
vous portez les soins, on porte les naissances — ensemble, on porte les familles.

Vos gestes complètent les nôtres, vos savoirs renforcent les nôtres,
et dans ce tissage de compétences, on crée quelque chose de grand.
De vrai.
D’humain.

Alors oui, parfois on s’épuise.
Parfois on s’oublie.
Et parfois… on se juge.
« On aurait dû… »
« Pourquoi t’as pas fait ? »

On remet en question, on refait le match à froid,
comme si on avait eu le temps de poser un replay entre deux alarmes et trois urgences.

Mais on n’oublie pas que chacun fait au mieux.
Avec ce qu’il sait.
Avec ce qu’il vit.
Avec ce qu’il porte.
Et parfois… avec ce qu’il ne dit pas.

C’est pas toujours évident de voir ce que fait l’autre.
De comprendre les choix. Les galères. Les défis.
Les horaires explosés, les émotions qui débordent,
et la charge mentale planquée derrière un sourire fatigué.

Parce qu’il n’y a rien de simple dans ce qu’on fait.
Juste du cœur, du courage, et parfois du chaos.
Et heureusement, de la solidarité aussi 🫶
Même quand on se parle en demi-mots,
Même quand on se croise plus qu’on ne se voit.

Bref. Je suis sage-femme.

Et j’admire les infirmières.

Bonne fête les filles et les gars aussi 😁

🫶🪆

Bref. C’est la fête des mères.Y’a celles qui ont mis 12 heures à accoucher.Celles qui ont mis 12 ans à tomber enceintes....
10/05/2026

Bref. C’est la fête des mères.

Y’a celles qui ont mis 12 heures à accoucher.
Celles qui ont mis 12 ans à tomber enceintes.
Celles qui ont mis 12 minutes à aimer un enfant qui n’était pas né de leur ventre.

Celles qui ont accouché dans la joie, dans l’urgence, dans un cri, dans un silence.
Celles qui ont crié sur leur mec, sur la sage-femme, sur la Terre entière…

Et qui ont pleuré au premier cri.

Celles qui n’ont pas porté, mais qui ont aimé dès le premier regard.
Celles qui élèvent un enfant qui n’est pas le leur, mais qui est tout pour elles.
Celles qui élèvent solo, duo, trio, ou en coloc parental.

Celles qui ont deux enfants, deux chats, un boulot à plein temps, et une charge mentale plus lourde que la NASA.
Celles qui élèvent avec amour, maladresse, instinct…

Celles qui allaitent.
Celles qui donnent le biberon.
Celles qui donnent tout, même quand elles n’ont plus rien en stock.

Celles qui se demandent si elles sont à la hauteur.
(Spoiler : elles le sont.)

Celles qui courent entre la crèche, le boulot, les lessives et le sentiment de ne jamais en faire assez.

Celles qui pleurent un tout-petit, un très grand, ou un rêve jamais devenu vrai.
Celles qui portent une absence.
Celles qui deviennent mères autrement.
Celles qui deviennent mères sans l’avoir prévu.

Celles qui tombent. Qui tiennent. Qui recommencent.

Celles qui aimeraient juste aller aux toilettes. Seules.

Celles qui trouvent la tétine à tâtons à 3h du matin.
Celles qui font un gâteau pour l’école… et oublient la farine.
Celles qui ont googlé « à quel âge on redort ? » à 2h38.

Celles d’hier, d’aujourd’hui, de demain.

Celles d’ici. D’ailleurs. De toujours.

À vos forces. À vos failles. À votre histoire ❤️

Bref. C’est la fête des mères.

Et vous méritez une standing ovation.
Ou juste 10 minutes de silence… et un café chaud ☕️

Bonne fête, les héroïnes du quotidien 🫶

✨La maternité a mille visages,
et ils méritent tous d’être célébrés✨

🫶🪆

✍️MaMatriochka

Avant d’avoir des petites traces de mains sur les fenêtres, des miettes dans le soutif et des « MAMAAAAAN J’AI FAIM » la...
09/05/2026

Avant d’avoir des petites traces de mains sur les fenêtres, des miettes dans le soutif et des « MAMAAAAAN J’AI FAIM » lancés 14 secondes après un repas complet…

On a été ronde d’amour 😌🤍

À l’occasion de la Fête des Mères, j’ai envie de vous inviter à partager vos baby bump ♥️

Ceux qu’on photographiait sous tous les angles…
ou ceux qu’on cachait derrière un coussin à 8 mois parce qu’on se trouvait « rayonnante » comme un phoque fatigué échoué sur une plage. 🫠

Première grossesse :
48 photos par semaine.
Application grossesse.
Lumière naturelle.
Main délicatement posée dessous façon déesse de la fertilité.

Puis les autres (parfois) :
une unique photo floue prise dans le miroir de l’ascenseur entre deux machines et une gourde qui fuyait dans le sac à langer.

Mais derrière ces photos…

Il y a Des femmes en train de fabriquer un être humain.
Tout en oubliant pourquoi elles étaient entrées dans la cuisine.
En se demandant si leur nerf sciatique était possédé par le démon.
Et en perdant leur souffle juste en mettant des chaussettes.

Franchement ?

C’est quand même assez badass. 😌

Alors aujourd’hui :

balancez vos baby bumps, vos plus beaux souvenirs en commentaire 🤍

Les glamours.
Les flous.
Les sublimes.
Les « je prenais juste une photo pour vérifier si mes pieds existaient encore ».

Parce qu’on mérite aussi de célébrer cette version-là de nous.
Celle qui portait la vie… et parfois aussi 14 kilos d’eau, de fatigue et d’envies de croissants à 23h42. ✨

Puis demain, on n’oublie pas de souhaiter une Bonne fête des mères à toutes celles qui maternent, portent, aiment, doutent, recommencent… et continuent malgré tout 🌷

Allez j’ouvre le bal : 2017 & 2023 🫶🪆

📸Luca Pistone - Photography
📸 Laëtitia Croes photographe

Bref. On leur a demandé de faire un projet de naissance.Ils ont cru qu’il fallait rendre un TFE. Avec bibliographie et a...
08/05/2026

Bref. On leur a demandé de faire un projet de naissance.

Ils ont cru qu’il fallait rendre un TFE.
Avec bibliographie et annexes.

Elle a cherché sur internet.
Elle est tombée sur un PDF de 9 pages.

Elle a fermé l’onglet.
Et a ouvert un paquet de Tuc.

Alors elle a essayé d’écrire ce qu’elle voulait.

Accoucher naturellement.
Mais avec la péridurale.
Pas trop tôt.
Mais pas trop t**d non plus.

Bref : je veux accoucher sans souffrir, sans culpabiliser, et avec des gens sympas.

Est-ce qu’on peut commander ça quelque part ?

🌿Je veux qu’on me parle avec douceur.
Mais pas PENDANT UNE CONTRACTION.
Sinon je risque de te mordre.

🌿Je veux de la lumière tamisée.
Mais pas au point qu’on me cherche les fesses à la lampe frontale.

Lui a ajouté :

🌿Je veux être là pour elle.
Mais aussi m’asseoir à un moment.
Et manger un truc.
Et savoir où est la machine à café.
Et si j’ai le droit de pleurer un peu sans que tout le monde me prenne pour un fragile.

Ils se sont demandé s’ils devaient préciser :

– Pas de photo.
– Pas de live TikTok.
– Pas d’interne qui fait une visite guidée de mon col comme s’il commentait un safari.

Elle a hésité à écrire :

🌿 Je veux du peau à peau direct.
Mais si je m’endors, faites-le avec papa.
Et si papa dort aussi, donnez-le à une sage-femme sympa. Ou à une peluche chauffante.
On improvisera.

Elle a tapé « tétine ou pas tétine » sur Google.
Elle est tombée dans un débat qui dure depuis 2006.

Elle a refermé l’ordi.
Et mangé une tablette de chocolat en pleurant un peu. (De fatigue. Ou d’émotion. Ou des deux.)

Finalement, ils ont regardé leur feuille blanche.

Et elle a dit :

« Tu sais quoi ? Mon projet, c’est que tout le monde soit gentil.
Qu’on me respecte.
Et d’avoir mon bébé à la fin. »

Et qu’on me laisse manger des frites après. Et des sushis.

💡Conseil de sage-femme :

Pas besoin d’un roman. Ni d’un plan d’action minute par minute.
C’est pas une to-do list de product manager.
C’est juste une conversation.

Tu dis ce que tu espères.
Ce qui compte.
Ce qui te fait peur.

On écoute.
On ajuste.
Et même si tu changes d’avis 4 fois entre 4 et 7 cm, t’inquiète pas :

On a vu pire.

Pour tous les parents qui ne savent pas s’ils doivent cocher la case « cordon lotus »
ou juste écrire :

Accompagnez-nous à vivre ce moment avec votre expérience, votre bienveillance au rythme de nos choix.

Et comme l’a écrit une abonnée :

« Se préparer à tout, ne s’attendre à rien ♥️ ».

🫶🪆

✍️MaMatriochka

🔄20255mai c’est la Journée internationale de la sage-femme🪆Bref. Je suis sage-femme en salle d’accouchement.On arrive da...
05/05/2026

🔄2025

5mai c’est la Journée internationale de la sage-femme🪆

Bref. Je suis sage-femme en salle d’accouchement.

On arrive dans le service à 6h47.
On commence à 7h.
À 6h48 : « 63 dilatation complète ! »

OK. Pas de café.

Quand on rentre dans la salle:

Le papa est blanc.
La maman est rouge.
La sage-femme de nuit est verte.

On tente un sourire :

« Bonjour, je suis la sage-femme. »

La patiente hurle :

« J’m’en fous c’est quand la péridurale ?! »

Parfois ça dure 2 heures.
Parfois 20 minutes.
Parfois c’est calme.

Mais c’est un piège.

Le calme n’existe pas.

C’est juste le temps que le téléphone décide de re-sonner.

📞 «Y a un SAMU qui arrive»
📞 «J’ai perdu les eaux »
📞 «J’ai avalé un chewing-gum, c’est grave?»
📞 « Vous avez le code du wifi ? » … (non!)

Il est 3h du matin. On est trois.

Parfois y a rien.
D’autres fois, il y a sept femmes en travail.

On jongle entre une césarienne en urgence,
une réa néonat où t’oublies de respirer,
un accouchement en mode fusée (pas le temps de mettre les gants, t’attrapes la vie à main nue).
et ce liquide amniotique qui vise juste dans ton décolleté d’uniforme mal ajusté.

Mais une garde, c’est une mosaïque.

C’est une maman paniquée à 2h du mat’.
Un papa qui tourne de l’œil pendant un TV.
Une ado paumée qu’on soutient d’un regard.
Un bébé qui t**de à pleurer.
Un autre qui crie fort et remet tout le monde en vie.

C’est des urgences vitales.
Des moments suspendus.
Des banalités pleines de douceur.

C’est tout ça à la fois.

Et on tient.
Parce que c’est réel. Parce que c’est fort. Parce que c’est nous.

Des fois, on sort de la salle, les bras tremblants, l’uniforme taché, les cheveux en bataille.

Tu croises le regard de ta collègue.
Elle dit rien.
Juste : « T’as besoin d’un Kinder ou d’un câlin ? »
Pour moi ? Les deux 🙈

Quand on appelle une collègue. Elle court.
Elle sait.

Parce qu’on se parle sans parler.

Un regard = « Viens vite »
Un soupir = « C’est pas facile mais j’gère »
Un silence = « J’ai besoin que tu restes là »

Et puis y a les fous rires.

Les fous rires de dégénérées.

Ceux qui partent de rien, ou de trop.
Un slip filet à l’envers.
Le frigo qui fait coin-coin.
Une collègue qui perd une chaussure en plein sprint.
Et ma spécialité : la tartine grillée.

Enfin, « grillée ».
Je la mets juste un peu, puis j’oublie, évidemment.
Résultat : fumée, odeur de charbon, alarme…

Et dans un élan de panique absolue (et de lucidité douteuse),
je fais ce que toute sage-femme rationnelle ferait à 4h du mat’ :
je balance la tartine par la fenêtre pour pas déclencher l’alarme incendie.
Une trajectoire digne des JO.
(Depuis on nous a confisqué le grille-pain. Mea Culpa).

Des fous rires où c’est parfois impossible de se reprendre.
Le rire de l’une entraînant celui de l’autre.

C’est souvent grotesque.
Toujours magique.

Ça fait tout oublier, même que t’as pas dormi depuis deux jours.

C’est notre soupape. Notre bouffée d’oxygène dans le chaos.

On a des larmes contenues quand un bébé ne pleure pas tout de suite.

On a des moments de grâce.
Quand un tout petit humain arrive et que le monde s’arrête.
Juste une seconde.
Juste une respiration.

Et tout vaut la peine.

On se dispute parfois.
Parce qu’on est à bout.
Parce qu’on a mal dormi.
Parce qu’on fait parfois le taf de 3 personnes sans reconnaissance.

Mais on s’aime fort.

Sans condition.
Sans jugement (ou juste un peu 🤭).

On se serre les coudes.
On se couvre.
On se connaît.
On sait qui a besoin d’un câlin.
Qui a besoin d’un Kinder.
Et qui a juste besoin qu’on ferme sa bouche parce qu’elle va exploser à la remise de service.

Et malgré les horaires éclatés, le stress, les odeurs corporelles pas toujours subtiles,
les cris, les corps en souffrance,
La hiérarchie convaincue qu’on se déplace d’un service à l’autre comme des icônes sur un PowerPoint, peu importe si ça colle ou pas.
Les naissances express, les slips filet, les blouses mises à l’envers, les prénoms surprenants qu’on entend à 5h du matin…

On reste.

Parce que c’est beau.
Parce que c’est dur.
Parce que c’est vrai.

Parce que ça nous prend aux tripes.

Et cette année… j’ai changé de service.

J’ai quitté le bloc direction la maternité pour quelques mois.

Un autre rythme.
Moins de sprint… mais autant de pas.
(voire plus 😅)

J’ai troqué les accouchements en mode fusée contre des bébés qui prennent leur temps…
(parfois vraiment beaucoup leur temps 😅)

Je réapprends.
Je me refais une place.

Et puis… je découvre une nouvelle équipe.

Des regards qui disent « t’inquiètes, on est là » sans faire de grand discours.

Des collègues qui t’adoptent doucement…
sans formulaire officiel ni réunion.

Et finalement, peu importe le service…

on retrouve toujours les mêmes :

celles qui courent,
celles qui gèrent,
celles qui rigolent trop fort,

et celles qui savent exactement
quand t’as besoin d’un Kinder. ❤️

Parce que nos collègues, c’est plus des collègues.

C’est des piliers.

Des sœurs de garde. Des frères d’urgence.
C’est notre deuxième famille.

Notre garde rapprochée.

Bref. Je suis sage-femme. Et j’aime ce bo**el de tout mon cœur.

Bonne fête les filles & Mehdi ❤️❤️❤️

Merci pour tout ce qu’on est. Ensemble 🫶

📸 Cecile K
✍️MaMatriochka

Bref. Personne ne t’apprend… que tu peux aimer…et t’abîmer un peu en devenant parent.Vous pensiez que le plus dur, ce se...
01/05/2026

Bref.

Personne ne t’apprend… que tu peux aimer…
et t’abîmer un peu en devenant parent.

Vous pensiez que le plus dur, ce serait le manque de sommeil.

Vous vous êtes trompés.

Le plus dur… c’est de ne pas vous perdre en même temps.

Parce que oui.

Vous vous aimez.

Mais vous vous agacez plus vite que vous ne vous embrassez.

Vous vous parlez…comme à des collègues fatigués.
Pas comme aux personnes que vous avez choisies.

Tu peux gérer ?
C’est ton tour.
Tu as pensé à… ?

L’amour devient logistique.

Vous planifiez des nuits.

Tu ne te regardes plus.

Vous vous croisez.

Vous ne vous choisissez plus.

Vous vous répartissez.

Et puis un jour…ça te frappe.

Sans prévenir.

En plein milieu de rien.

« Qu’est-ce qu’on devient ? »

Pas dans une dispute.

Pas dans un drame.

Non.

Dans un silence.

Dans un moment banal.

Quand vous êtes côte à côte… mais loin.

Parce que vous ne vous êtes pas quittés.

Vous vous êtes éloignés… doucement.

À coups de fatigue.
De charge mentale.
De « on verra plus t**d »

Et le « plus t**d »… il n’est jamais venu.

Le couple, c’est censé être un pilier.

Mais personne ne vous dit que :
un pilier fatigué… ça finit par fissurer.

Et parfois…

tu tiens plus pour les enfants
que pour vous.

Et ça… ça pique un peu trop quand tu le penses.

Mais malgré tout ça… il reste quelque chose.

Un truc discret.
Presque étouffé.
Mais vivant.

Dans un regard qui dure une seconde de trop.
Dans une main qui frôle sans faire exprès.
Dans un souvenir qui revient sans prévenir.

Ce n’est pas la fin.

C’est un endroit du couple où beaucoup s’arrêtent…

Alors qu’il faudrait, peut-être, juste… recommencer autrement.

Pas redevenir comme avant.

Mais réapprendre à se choisir au milieu du bruit.

Parce que la vérité, c’est que :

➡️ Vous ne manquez pas d’amour.

➡️ Vous manquez de vous.

Bref.

Parce qu’avant d’être des parents fatigués…
vous étiez un couple amoureux.

Et ça… ça ne disparaît pas. Ça se transforme ♥️

🫶🪆

✍️MaMatriochka
🎨Yehuda Devir

« Personne ne nous apprend que devenir mère,  c’est monter dans une barque ».Sans forcément savoir ramer.J’ai fait une e...
30/04/2026

« Personne ne nous apprend que devenir mère,
c’est monter dans une barque ».

Sans forcément savoir ramer.

J’ai fait une escapade à Porto.
Et dans une gare, je suis tombée sur ça.

Un panneau en azulejos.
Bleu. Calme en apparence.

J’ai eu envie de m’arrêter …

Parce que je n’ai pas vu une scène d’avant.
J’ai vu une scène que je connais par cœur.

Une barque.
Des femmes.
Un bébé.

Et toujours la même évidence :

La maternité, c’est une traversée.

Il y a celle qui porte.
Celle qui soutient.
Celle qui surveille.

Et au milieu…un tout petit être qui ne sait pas encore à quel point ça peut tanguer.

Personne ne parle.
Mais tout est là.

La fatigue.
Le doute.
La force.
Le lien.

Et surtout… ce besoin immense de ne pas être seule dans la barque.

Dans mon métier, je le vois tous les jours.

Des femmes qui avancent.
Même quand elles ont peur.
Même quand elles ne savent pas comment.

Et parfois… tout ce dont elles ont besoin,
c’est quelqu’un qui reste avec elles à bord.

Ce tableau est ancien.
Mais ce qu’il raconte… ne l’est pas.

Alors aujourd’hui, j’avais envie de partager ça.

Parce qu’on parle beaucoup de naissance.
Mais pas assez de la traversée.

Et on ne devrait jamais laisser une femme ramer seule.

🫶🪆🇵🇹

✍️MaMatriochka
💙Jorge Colaço

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