24/02/2026
𝑪𝒐𝒎𝒑𝒖𝒍𝒔𝒊𝒐𝒏𝒔 𝒔𝒖𝒄𝒓𝒆́𝒆𝒔 𝒅𝒆 17𝒉 : 𝑼𝒏𝒆 𝒅𝒆́𝒓𝒆́𝒈𝒖𝒍𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒏𝒆𝒖𝒓𝒐-𝒃𝒊𝒐𝒄𝒉𝒊𝒎𝒊𝒒𝒖𝒆.
En consultation, le "grignotage de fin de journée" est souvent rapporté avec culpabilité. Pourtant, l'analyse de la biologie fonctionnelle révèle qu'il s'agit d'une réponse adaptative de l'organisme à trois déséquilibres spécifiques:
1️⃣ 𝑳'𝒉𝒚𝒑𝒐𝒈𝒍𝒚𝒄𝒆́𝒎𝒊𝒆 𝒓𝒆́𝒂𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏𝒏𝒆𝒍𝒍𝒆
Un diner à index glycémique (IG) élevé provoque une sécrétion massive d'insuline. Cette réponse pancréatique peut être disproportionnée, entraînant une chute brutale de la glycémie sous sa valeur basale quelques heures plus t**d. Le cerveau, organe gluco-dépendant, perçoit ce signal comme une urgence vitale et déclenche une pulsion irrépressible vers des glucides rapides pour restaurer l'homéostasie.
2️⃣ 𝑳𝒆 𝒅𝒆́𝒇𝒊𝒄𝒊𝒕 𝒆𝒏 𝒑𝒓𝒆́𝒄𝒖𝒓𝒔𝒆𝒖𝒓𝒔 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝑺𝒆́𝒓𝒐𝒕𝒐𝒏𝒊𝒏𝒆
La sérotonine, neurotransmetteur de l'apaisement et du contrôle pulsionnel, est synthétisée à partir du L-Tryptophane. Or, le passage du tryptophane à travers la barrière hémato-encéphalique est facilité par une légère sécrétion d'insuline en fin de journée. Sans une collation stratégique, le taux de sérotonine cérébrale chute, favorisant l'irritabilité et l'attrait pour le sucre, qui agit alors comme une automédication transitoire.
3️⃣ 𝑳𝒂 𝒅𝒚𝒔𝒓𝒆́𝒈𝒖𝒍𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒖 𝑪𝒐𝒓𝒕𝒊𝒔𝒐𝒍 (𝑹𝒚𝒕𝒉𝒎𝒆 𝑪𝒊𝒓𝒄𝒂𝒅𝒊𝒆𝒏)
Le cortisol doit physiologiquement décroître en fin d'après-midi. Cependant, en cas de stress chronique , cette courbe est perturbée. L'épuisement des réserves de glycogène hépatique et la fatigue nerveuse poussent l'organisme à chercher une source d'énergie immédiate pour compenser la baisse de vigilance.
𝑳'𝒂𝒑𝒑𝒓𝒐𝒄𝒉𝒆 𝒕𝒉𝒆́𝒓𝒂𝒑𝒆𝒖𝒕𝒊𝒒𝒖𝒆 :
La fenêtre d'opportunité de 17h
Pour corriger ce terrain, la stratégie ne repose pas sur la restriction, mais sur la restauration des stocks de micronutriments :
• Apport de Tryptophane : Oléagineux (noix, amandes) et graines de courge.
• Cofacteurs enzymatiques : Le Magnésium et la Vitamine B6, indispensables à la conversion du tryptophane en sérotonine.
• Glucides complexes à IG bas : Un fruit ou du chocolat noir à forte teneur en cacao (>85%), pour stabiliser la réponse insulinique sans générer de rebond glycémique.
𝑪𝒐𝒏𝒄𝒍𝒖𝒔𝒊𝒐𝒏 :
Traiter le symptôme (le grignotage) sans corriger la cause (le déséquilibre métabolique) est voué à l'échec. La nutrithérapie permet de rééquilibrer ces leviers biologiques pour retrouver une sérénité alimentaire durable.
𝑺𝒐𝒖𝒇𝒇𝒓𝒆𝒛-𝒗𝒐𝒖𝒔 𝒅𝒆 𝒄𝒆𝒕𝒕𝒆 "𝒇𝒂𝒊𝒎 𝒆́𝒎𝒐𝒕𝒊𝒐𝒏𝒏𝒆𝒍𝒍𝒆" 𝒐𝒖 𝒑𝒖𝒍𝒔𝒊𝒐𝒏𝒏𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒆𝒏 𝒇𝒊𝒏 𝒅𝒆 𝒋𝒐𝒖𝒓𝒏𝒆́𝒆 ? 𝑼𝒏 𝒃𝒊𝒍𝒂𝒏 𝒃𝒊𝒐𝒍𝒐𝒈𝒊𝒒𝒖𝒆 𝒑𝒆𝒖𝒕 𝒊𝒅𝒆𝒏𝒕𝒊𝒇𝒊𝒆𝒓 𝒗𝒐𝒔 𝒅𝒆́𝒇𝒊𝒄𝒊𝒕𝒔 𝒆𝒏 𝒏𝒆𝒖𝒓𝒐𝒕𝒓𝒂𝒏𝒔𝒎𝒆𝒕𝒕𝒆𝒖𝒓𝒔.
📍 Dr Della Bona Rudy –Master en Nutrition et Nutrithérapie.