10/02/2026
Il y aura toujours une bonne raison pour se couper de sa joie.
Car,
il y aura toujours des guerres,
il y aura toujours des violences,
il y aura toujours des moments douloureux dans la vie.
Tout simplement parce que la vie est aussi injuste. L’injustice existe depuis que l’humanité existe, et elle fera toujours partie de nos vies.
On peut donc, pour différentes raisons, pour différentes « bonnes causes », se couper de sa joie de vivre et se culpabiliser de vivre tranquillement alors que tant de gens souffrent.
C’est exactement ce qui m’est arrivé lors de la situation en Iran. Je me suis sentie impuissante. Et c’est vrai : je suis impuissante face à cette situation.
Mais au-delà de cette impuissance, je me suis coupée de ma joie en me disant qu’il était indécent de me sentir heureuse alors que le peuple iranien est en train de se faire massacrer.
Puis une réflexion m’est venue : si je me coupe de ma joie de vivre, c’est justement comme ça que l’extrémisme gagne.
C’est exactement ce qu’ils cherchent : couper la vie. Et lorsqu’ils ne peuvent pas tuer, ils coupent la joie de vivre et le plaisir de vivre.
Si moi, ici en Europe, bien installée en Belgique, je me coupe de ma joie, je ne fais que perpétuer cela. Je deviens mon propre tortionnaire. Je continue, malgré moi, à leur donner raison.
C’est à ce moment-là que ma culpabilité est tombée. Une culpabilité presque culturelle, héritée de certaines traditions religieuses qui nous fait croire que ressentir du plaisir dans sa vie serait presque un péché.
Alors je vous invite à accueillir votre ressenti.
À accueillir votre joie de vivre.
À vous laisser vivre, justement, sans la couper.
Parce que peut-être que la vraie résistance, ce n’est pas de résister, mais de se laisser vivre et de sentir le plaisir de vivre.