Raconte moi une couleur

Raconte moi une couleur Raconte moi une couleur est une page dédiée à l'accompagnement émotionnel de l'enfant et un support à la parentalité positive.

Accent particulier sur la bibliothérapie créative

18/02/2026
03/02/2026
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25/01/2026

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Le TDAH chez les filles : quand le trouble devient invisible...

Pendant longtemps, le TDAH a été pensé, décrit et repéré à travers un modèle très masculin.

Un enfant qui court, dérange, coupe la parole, bouge sans cesse, dérange la classe.

Ce modèle existe… mais il ne raconte pas toute l’histoire.

Chez beaucoup de filles, le TDAH prend une autre forme.

Plus discrète, plus intériorisée, souvent plus coûteuse sur le plan émotionnel.

Et c’est précisément pour cela qu’il passe si souvent inaperçu.

Une hyperactivité qui ne se voit pas toujours

De nombreuses filles qui ont un TDAH ne sont pas forcément agitées dans leur corps.

Elles sont agitées dans leur tête.

Leurs pensées vont vite, parfois trop vite.

Elles anticipent, analysent, imaginent, se projettent sans arrêt.

Elles peuvent sembler calmes, posées, sages… alors que leur cerveau ne s’arrête jamais.

À l’école, elles tiennent souvent.

Elles observent, imitent, se suradaptent.
Elles apprennent très tôt à faire “comme il faut”.

Mais cette adaptation a un prix.

Fatigue, anxiété, perfectionnisme, peur de l’erreur, sentiment de ne jamais en faire assez.

Le TDAH est là, mais il ne dérange pas l’extérieur.
Il épuise l’intérieur.

Une socialisation qui pousse à se contenir

Les filles sont très tôt encouragées à être calmes, agréables, attentives, polies, responsables.

Quand elles sont agitées, impulsives ou trop expressives, la pression sociale est souvent plus forte que pour les garçons.

Beaucoup apprennent donc à retenir.
À masquer.
À faire passer les autres avant elles.

Ce mécanisme peut faire croire qu’elles n’ont pas de difficultés... alors qu’elles dépensent une énergie énorme pour tenir.

Attention aux raccourcis

Il est essentiel de le dire clairement :
toutes les filles qui ont un TDAH ne sont pas calmes, discrètes ou intériorisées.

Certaines filles sont aussi très hyperactives dans leur corps.

Elles bougent beaucoup, parlent fort, coupent la parole, prennent de la place, ont du mal à rester assises, explosent émotionnellement.

La différence, ce n’est pas l’absence d’hyperactivité.

C’est la manière dont elle est tolérée et interprétée.

Chez les filles, l’agitation physique est souvent jugée plus sévèrement, plus rapidement corrigée, parfois même plus honteuse socialement.

Beaucoup apprennent donc à la masquer, mais pas toutes.

Le TDAH chez les filles est donc très hétérogène.

Il peut être silencieux ou bruyant, intérieur ou visible, contrôlé ou débordant.

Ce qui les relie, ce n’est pas la manière dont ça se voit.
C’est la manière dont leur cerveau fonctionne.

Un diagnostic souvent tardif

Parce qu’elles dérangent moins, les filles sont moins repérées.

On parle plus souvent d’anxiété, de timidité, de manque de confiance, de sensibilité.

Le TDAH passe en arrière-plan.

Beaucoup de femmes découvrent leur TDAH à l’âge adulte.

Après des années à se sentir “bizarres”, trop sensibles, trop intenses, trop fatiguées, trop instables.

Ce diagnostic tardif n’est pas un détail.

Il explique beaucoup de parcours chaotiques, d’estime de soi abîmée, de stratégies de survie.

Quand la fatigue devient émotionnelle

Se contenir en permanence crée une fatigue invisible.

Les filles avec un TDAH ont souvent une grande intensité émotionnelle, une empathie forte, une hypersensibilité.

Mais elles ont appris à ne pas trop montrer.

Cela peut conduire à des effondrements, des crises, des périodes de retrait ou de grande culpabilité.

Pas parce qu’elles sont fragiles.
Parce qu’elles ont tenu trop longtemps.

Ce que ça prépare à l’âge adulte

Une fille qui grandit en se suradaptant devient souvent une femme qui s’épuise.

Perfectionnisme, peur de décevoir, difficulté à poser des limites, sentiment de ne jamais être assez.

Comprendre le TDAH chez les filles, c’est souvent comprendre des femmes entières.

Conclusion !

Le TDAH chez les filles n’est pas rare.

Il est simplement moins visible.

Et ce qui est invisible est trop souvent ignoré.

Changer le regard, c’est offrir à des milliers de filles la possibilité de grandir sans se perdre.

Pour retrouver mes autres articles et réflexions :
https://tdaquoi.com

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13/01/2026

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04/01/2026
https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=122116933623033940&id=61581018204949
27/12/2025

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Pourquoi y a-t-il « plus » de TDAH, de TSA, d’enfants HP et neuroatypiques aujourd’hui ?

C’est une question qui revient sans cesse...

Une question parfois sincère, parfois teintée de doute.

Et souvent accompagnée d’une affirmation qui divise :

« Avant, ça n’existait pas. »

Ou encore : « On met des étiquettes à tout le monde. »

Je prends le temps d’y répondre calmement...

Non pour imposer une vision, mais pour éclairer une réalité complexe, trop souvent simplifiée.

Les enfants n’ont pas changé, notre regard oui !

Il est fondamental de le dire clairement :

Il n’y a pas soudainement plus d’enfants ayant un TDAH, un TSA ou à haut potentiel.

Il y a surtout plus d’enfants reconnus, compris et identifiés.

Ces enfants existaient déjà.

Ils étaient simplement décrits autrement :

– rêveurs
– turbulents
– difficiles
– hypersensibles
– immatures
– instables
– en décalage

Beaucoup ont grandi sans explication, avec un sentiment diffus de ne jamais être « comme il faut ».

Ce qui a changé, ce n’est pas l’enfant.

C’est la capacité des adultes à mettre du sens sur ce qu’ils observent.

Les avancées scientifiques n’ont rien inventé...

La science n’a pas créé le TDAH, le TSA ou le haut potentiel.

Elle a permis de mieux comprendre le fonctionnement du cerveau, du développement de l’enfant, de l’attention, de la régulation émotionnelle et sensorielle.

Aujourd’hui, on distingue mieux ce qui relève :

– d’un fonctionnement neurologique particulier
– d’un tempérament
– d’une difficulté passagère
– d’un trouble durable

Ce n’est pas une mode.

C’est une lecture plus fine de la réalité humaine.

Un monde finalement moins tolérant aux différences invisibles...

Le contexte actuel joue un rôle majeur dans cette impression d’augmentation.

L’école exige :

– de rester concentré longtemps
– d’inhiber ses impulsions
– d’apprendre tôt, vite et de manière parfois standardisée

La société impose :

– une forte stimulation
– du bruit
– les nouvelles technologies et les écrans omniprésents
– un rythme rapide

Les enfants dont le fonctionnement est atypique ne vont pas plus mal qu’avant.

Ils sont simplement plus en décalage avec un système rigide, ce qui rend leurs difficultés visibles.

Et ce qui devient visible finit par être nommé.

Nommer n’est pas étiqueter !

C’est l’un des malentendus les plus fréquents.

Identifier un fonctionnement, ce n’est pas réduire un enfant à un mot.

Ce n’est pas l’enfermer dans une case.

Ce n’est pas nier sa personnalité, ses forces ou son potentiel.

Au contraire...

Nommer permet :

– d’adapter les attentes
– de proposer des aménagements justes
– de diminuer la culpabilité
– d’éviter des sanctions inutiles
– de restaurer l’estime de soi

L’étiquette enferme.

La compréhension libère.

Sans mots, il ne reste que des jugements...

Lorsqu’on refuse de nommer les différences, que se passe-t-il ?

L’enfant est interprété à travers le prisme du comportement :

– il ferait exprès
– il ne ferait pas assez d’efforts
– il manquerait de volonté
– il serait mal élevé
– il est immature
– il n'est pas autonome

Sans explication, il n’y a que des reproches.

Sans compréhension, il n’y a que de la pression.

Un diagnostic ne définit pas un enfant.

Il le protège.

Pourquoi cette reconnaissance dérange-t-elle autant ?

Parce qu’elle oblige à regarder une réalité inconfortable : le système n’est pas adapté à tous les enfants.

Reconnaître les profils neuroatypiques, c’est admettre que :

– l’égalité ne suffit pas
– certains ont besoin d’ajustements spécifiques
– la norme n’est pas universelle

Cela remet en question des certitudes profondément ancrées.

Et toute remise en question provoque des résistances.

Ces enfants ne demandent pas des privilèges...

Les enfants ayant un TDAH, un TSA, HP ou neuroatypiques ne demandent pas de passe-droits.

Ils demandent des conditions leur permettant de fonctionner sans se détruire.

Ils ne cherchent pas à être différents.

Ils le sont déjà.

Ce qu’ils demandent, c’est qu’on cesse de les forcer à rentrer dans un moule qui ne respecte pas leur fonctionnement.

Respecter les avis contraires sans nier la réalité...

Oui, certains craignent une surdiagnostication.

Oui, certains estiment qu’on en parle trop.

Ces interrogations existent et méritent d’être entendues.

Mais nier l’utilité de ces reconnaissances, c’est oublier tous ceux qui, sans elles, ont grandi dans l’échec, la honte ou l’incompréhension.

Conclusion : mettre des mots pour mieux accompagner...

Il n’y a pas plus d’enfants « à problèmes » qu’avant.

Il y a moins de silence, moins de déni, et un peu plus de conscience.

Nommer, ce n’est pas enfermer.

C’est donner des clés.

Et derrière chaque diagnostic,
il n’y a pas une case,
il y a un enfant qui cherche à être compris...

Pour prolonger la réflexion et découvrir d’autres articles :
https://www.tdaquoi.com

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21/12/2025

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Lorsque vous ne réalisez pas votre valeur et la grandeur en vous, n'importe qui peut vous faire vous sentir inférieur......
21/12/2025

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Our Story

Désirant, comme toutes, être parfaite pour mes chérubins: j’ai pris Le chemin de la parentalité positive et de l’acceuil des émotions chez l’enfant par l’idée qu’il est possible d’apprendre à être le parent qu’on voudrait être…Ainsi je chemine, je progresse, je suis en perpétuelle formation…Et , je ne suis pas au bout, je ne le serai jamais mais j’ai tellement envie de partager avec vous ce chemin déjà parcouru, le cheminement de mes lectures, mes observations , ma « boîte à outils » perpétuellement en évolution (bibliothérapie créative, éducatrice Kimochis, yoga, ambassadrice d'autils à la parentalité bienveillante, formée en reconnection émotionnelle enfant) et expériences magiques avec les enfants et leurs émotions… ​J'ai choisi le terme "Accompagnatrice d'émotions" car par la notion d'accompagnement , je cherche à m'inscrire dans une sphère qui serait bienveillante, respectueuse et constructive… Donner les clés en quelques sortes....et surtout des outils pratiques à mettre en application directement. ​