01/04/2026
Ce post résonne profondément avec ce que nous vivons sur le terrain chaque jour.
La distinction entre patient et client est souvent perçue comme un débat éthique. En réalité, c'est un faux dilemme. Protéger quelqu'un, c'est aussi lui proposer ce dont il a besoin pour aller mieux. Ne pas le faire par pudeur commerciale, c'est parfois le desservir.
La posture est effectivement LE levier que l'on sous-estime le plus en pharmacie. Un pharmacien qui assume son expertise ne vend pas. Il guide. Il conseille. Il protège.
C'est exactement ce que nous observons lors de nos check-ups en officine : les pharmacies qui performent ne sont pas celles qui ont les meilleurs prix ou le meilleur emplacement. Ce sont celles où le titulaire a une posture claire, une identité affirmée et une équipe alignée derrière lui.
Merci pour ce partage Eagle Academy
Le pharmacien a-t-il des patients ou des clients… ou les deux ?
Patiens : celui qui endure / qui souffre.
Cliens : protégé / personne sous la protection de quelqu’un.
Les personnes qui souffrent sont donc sous la protection du pharmacien.
Remarquez : quiconque a des clients, les a sous sa protection.
Est-ce que le pharmacien doit apprendre à vendre ? Est-ce éthique ?
Vendre (Vendere) :
- Venum : vente, marchandise, chose à vendre.
- Dare : donner.
Vendre, c’est donner. Il s’agit d’un acte d’échange.
Quand un patient/client fait confiance au pharmacien, il se fie à lui.
Ne pas proposer les produits qui vont lui permettre d’aller beaucoup mieux, beaucoup plus vite… serait-ce alors une faute ?
De mon côté, quand un client sort sa carte bleue, je me réjouis : c'est la condition sine qua non pour pouvoir l'aider.
Merci à Amandine Liénard et Jérémy Tondeur, fondateurs de Pharmhelp, pour leur confiance.
Lors d’un team-building dense, intense et joyeux, nous avons travaillé sur la posture (mentale et physique) du pharmacien, sa gestuelle, son langage, mais sa posture avant tout.
Car là est sans doute LE levier clé : la posture, l’identité.
À l’échelle de l’entrepreneur, cela se comprend aussi.
Tant qu’il se voit comme un exécutant, l’entrepreneur exécute et est balloté par le torrent des urgences.
Dès qu’il affirme sa posture (son identité) de dirigeant, il prend de la hauteur (Vole avec les Aigles 😊), décide en se basant sur de la data, et pose des actes précis.
Je dis « acte » et non « action », car une action peut être inconsciente. Un acte, non.
Le pharmacien doit à son tour assumer son autorité, son « expertience » comme dirait mon ami Marc DESCHAMPS, mélange d’expertise et d’expérience.
Exercices, partages, jeux de rôles (dont certains filmés et débriefés au scalpel), tel fut le menu.
Gastronomique !