12/04/2026
"𝐋’𝐡𝐞𝐫𝐛𝐞 𝐜’𝐞𝐬𝐭 𝐧𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞𝐥 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐦𝐨𝐧 𝐜𝐡𝐞𝐯𝐚𝐥, 𝐝𝐨𝐧𝐜 𝐜’𝐞𝐬𝐭 𝐛𝐨𝐧 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐮𝐢"
Certes, mais ça dépend...
C'est une phrase qu'on entend très, très souvent, et bien sûr elle part d'une intuition imparable : le cheval est un herbivore, il a évolué pendant des millions d'années dans des prairies, donc l'herbe est forcément l'aliment idéal pour lui.
Sauf que l'herbe qui pousse dans vos pâtures aujourd'hui n'a plus grand-chose à voir avec celle que broutaient les ancêtres de votre cheval.
[ 𝐴𝑝𝑟𝑒̀𝑠 𝑜𝑛 𝑝𝑒𝑢𝑡 𝑝𝑎𝑟𝑙𝑒𝑟 𝑑𝑢 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑞𝑢𝑒 “ℎ𝑒𝑟𝑏𝑖𝑣𝑜𝑟𝑒” 𝑐̧𝑎 𝑣𝑒𝑢𝑡 𝑑𝑖𝑟𝑒 𝑞𝑢’𝑖𝑙 𝑚𝑎𝑛𝑔𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑣𝑒́𝑔𝑒́𝑡𝑎𝑢𝑥 𝑒𝑛 𝑔𝑒́𝑛𝑒́𝑟𝑎𝑙, 𝑒𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑞𝑢𝑒 𝑑𝑒 𝑙’ℎ𝑒𝑟𝑏𝑒 𝑒𝑛 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑐𝑢𝑙𝑖𝑒𝑟... 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑐’𝑒𝑠𝑡 𝑢𝑛 𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒 𝑠𝑢𝑗𝑒𝑡 😉 ]
Il y a quelques millénaires, les chevaux sauvages parcouraient des steppes immenses, semi-arides, couvertes d'une végétation rase, fibreuse, pauvre en sucres et extraordinairement diversifiée.
Des dizaines d'espèces de graminées, des plantes aromatiques, des herbacées ligneuses : un buffet varié mais frugal, qu'ils consommaient en marchant des kilomètres chaque jour.
Leur métabolisme s'est construit là-dessus : 𝐮𝐧 𝐨𝐫𝐠𝐚𝐧𝐢𝐬𝐦𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐜̧𝐮 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐞𝐱𝐭𝐫𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐦𝐚𝐱𝐢𝐦𝐮𝐦 𝐝𝐞 𝐧𝐮𝐭𝐫𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐝'𝐮𝐧𝐞 𝐚𝐥𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐚𝐮𝐯𝐫𝐞, 𝐞́𝐭𝐚𝐥𝐞́𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝟏𝟔 𝐚̀ 𝟏𝟖 𝐡𝐞𝐮𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐛𝐫𝐨𝐮𝐭𝐚𝐠𝐞 𝐪𝐮𝐨𝐭𝐢𝐝𝐢𝐞𝐧.
Et maintenant, regardez ce qui pousse dans la majorité de nos prairies : la plupart d’entre elles sont dominées par un petit nombre de graminées fourragères sélectionnées pour l'élevage de ruminants : ray-grass anglais, dactyle, fétuque élevée...
Ces variétés ont un point commun : elles ont été façonnées par des décennies de sélection agronomique pour 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐢𝐫𝐞 𝐛𝐞𝐚𝐮𝐜𝐨𝐮𝐩 de biomasse, 𝐫𝐞𝐩𝐨𝐮𝐬𝐬𝐞𝐫 𝐯𝐢𝐭𝐞 après consommation et surtout fournir une 𝐞́𝐧𝐞𝐫𝐠𝐢𝐞 𝐫𝐚𝐩𝐢𝐝𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐧𝐢𝐛𝐥𝐞.
Et pour cause : elles doivent nourrir des ruminants dont le métabolisme exige des quantités massives de sucres. On les a donc sélectionnées pour 𝐦𝐚𝐱𝐢𝐦𝐢𝐬𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐭𝐞𝐧𝐞𝐮𝐫 𝐞𝐧 𝐬𝐮𝐜𝐫𝐞𝐬 𝐬𝐨𝐥𝐮𝐛𝐥𝐞𝐬, et notamment en fructanes.
Les 𝐟𝐫𝐮𝐜𝐭𝐚𝐧𝐞𝐬, ce sont des glucides de réserve que les graminées des zones tempérées stockent dans leurs tiges et leurs gaines.
Contrairement à l'amidon (que l'on trouve dans les céréales), les fructanes ne sont pas digérés dans l'estomac ni dans l'intestin grêle du cheval : ils arrivent intacts dans le gros intestin, où ils provoquent une 𝐟𝐞𝐫𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐫𝐚𝐩𝐢𝐝𝐞 𝐞𝐭 𝐛𝐫𝐮𝐭𝐚𝐥𝐞.
Le pH chute, les populations bactériennes bénéfiques s'effondrent, des endotoxines sont libérées dans la circulation sanguine.
C'est précisément ce mécanisme qui est aujourd'hui identifié comme l'un des principaux déclencheurs de la 𝐟𝐨𝐮𝐫𝐛𝐮𝐫𝐞 𝐝'𝐨𝐫𝐢𝐠𝐢𝐧𝐞 𝐚𝐥𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞.
Et le problème ne s'arrête pas aux variétés présentes :
𝐋𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐬𝐬𝐞 𝐣𝐨𝐮𝐞𝐧𝐭 𝐮𝐧 𝐫𝐨̂𝐥𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐢𝐝𝐞́𝐫𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥'𝐚𝐜𝐜𝐮𝐦𝐮𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐟𝐫𝐮𝐜𝐭𝐚𝐧𝐞𝐬.
Pour comprendre pourquoi, il faut regarder ce qui se passe dans la plante :
Pendant la journée, quand il y a du soleil, la 𝐩𝐡𝐨𝐭𝐨𝐬𝐲𝐧𝐭𝐡𝐞̀𝐬𝐞 tourne et la plante fabrique des sucres.
🌡 Si les températures sont suffisamment élevées (au-dessus de 5 à 10°C selon les espèces), la plante utilise ces sucres immédiatement pour croître : elle produit de nouvelles cellules, elle s'allonge ou elle talle.
🌡 Mais quand les températures restent basses (typiquement au début du printemps), la machinerie de croissance tourne au ralenti : les enzymes responsables de la division cellulaire et de l'élongation des tissus sont ralenties par le froid.
La photosynthèse, elle, continue de fonctionner tant qu'il y a de la lumière. Résultat : 𝐋𝐚 𝐩𝐥𝐚𝐧𝐭𝐞 𝐟𝐚𝐛𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐮𝐜𝐫𝐞𝐬 𝐪𝐮'𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐧𝐞 𝐩𝐞𝐮𝐭 𝐩𝐚𝐬 « 𝐝𝐞́𝐩𝐞𝐧𝐬𝐞𝐫 », 𝐞𝐭 𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐬𝐭𝐨𝐜𝐤𝐞 𝐬𝐨𝐮𝐬 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞 𝐝𝐞 𝐟𝐫𝐮𝐜𝐭𝐚𝐧𝐞𝐬.
C'est pour ça que les moments les plus critiques sont :
- 𝐋𝐞𝐬 𝐣𝐨𝐮𝐫𝐧𝐞́𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐬𝐨𝐥𝐞𝐢𝐥𝐥𝐞́𝐞𝐬 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐟𝐫𝐚𝐢̂𝐜𝐡𝐞𝐬 du printemps (et de l'automne),
- Et 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐚𝐭𝐢𝐧𝐬 𝐪𝐮𝐢 𝐬𝐮𝐢𝐯𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐧𝐮𝐢𝐭𝐬 𝐟𝐫𝐨𝐢𝐝𝐞𝐬.
La plante a accumulé des sucres toute la journée sans pouvoir les investir dans sa croissance, et le lendemain matin, votre prairie ressemble à un tapis vert tout à fait ordinaire, mais 𝐬𝐚 𝐭𝐞𝐧𝐞𝐮𝐫 𝐞𝐧 𝐬𝐮𝐜𝐫𝐞𝐬 𝐬𝐨𝐥𝐮𝐛𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐞𝐮𝐭 𝐚𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐝𝐨𝐮𝐛𝐥𝐞́ 𝐩𝐞𝐧𝐝𝐚𝐧𝐭 𝐥𝐚 𝐧𝐮𝐢𝐭.
C'est aussi pour cette raison qu'une prairie qui a été pâturée tout l'hiver ne présente pas du tout le même profil de risque qu'une prairie mise au repos.
Une parcelle broutée en continu a un couvert ras, des plantes qui n'ont pas eu le temps d'accumuler de grandes réserves ; la repousse printanière y est progressive, les plantes sont jeunes mais leur biomasse reste limitée.
À l'inverse, une prairie fermée depuis l'automne a pu accumuler de la hauteur et des réserves tout au long de l'hiver.
Alors quand les températures remontent, cette végétation plus développée a une capacité de photosynthèse (et donc de fabrication de sucres) bien supérieure.
L'herbe y est plus haute, plus dense, et potentiellement plus chargée en fructanes.
Ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut pas mettre ses prairies au repos hivernal (𝑐'𝑒𝑠𝑡 𝑚𝑒̂𝑚𝑒 𝑖𝑛𝑑𝑖𝑠𝑝𝑒𝑛𝑠𝑎𝑏𝑙𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑎 𝑠𝑎𝑛𝑡𝑒́ 𝑑𝑢 𝑠𝑜𝑙 𝑒𝑡 𝑑𝑢 𝑐𝑜𝑢𝑣𝑒𝑟𝑡 𝑣𝑒́𝑔𝑒́𝑡𝑎𝑙 !), mais qu'au moment de la réouverture printanière, 𝐢𝐥 𝐟𝐚𝐮𝐭 𝐚𝐝𝐚𝐩𝐭𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐠𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐧 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐞́𝐪𝐮𝐞𝐧𝐜𝐞.
Votre cheval, lui, ne fait pas d’analyse du taux de sucres solubles dans l’herbe : il ne sait pas que cette herbe-là contient parfois bien plus de sucres que ce que son organisme est capable de gérer.
Il mange ce qu'il trouve, parce que c'est ce que font les chevaux.
[ 𝐼𝑙 𝑚𝑎𝑛𝑔𝑒 𝑎𝑢𝑠𝑠𝑖 𝑐𝑒 𝑞𝑢’𝑖𝑙 𝑡𝑟𝑜𝑢𝑣𝑒 𝑏𝑜𝑛, 𝑒𝑡 𝑐𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑠𝑢𝑟 𝑐𝑒 𝑝𝑜𝑖𝑛𝑡-𝑙𝑎̀ 𝑖𝑙 𝑎𝑖𝑚𝑒 𝑏𝑖𝑒𝑛 𝑙𝑒𝑠 𝑐ℎ𝑜𝑠𝑒𝑠 𝑠𝑢𝑐𝑟𝑒́𝑒𝑠 ... 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒𝑠 ! (𝑒𝑡 𝑐𝑒 𝑛’𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑒𝑛 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑠𝑎𝑖𝑠𝑜𝑛 𝑑𝑒𝑠 𝑐ℎ𝑜𝑐𝑜𝑙𝑎𝑡𝑠 𝑑𝑒 𝑃𝑎̂𝑞𝑢𝑒𝑠
𝑞𝑢𝑒 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑝𝑜𝑢𝑟𝑟𝑒𝑧 𝑚𝑒 𝑑𝑖𝑟𝑒 𝑙𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑟𝑎𝑖𝑟𝑒 😛) ]
Attention, 𝐣𝐞 𝐧𝐞 𝐬𝐮𝐢𝐬 𝐩𝐚𝐬 𝐞𝐧 𝐭𝐫𝐚𝐢𝐧 𝐝𝐞 𝐝𝐢𝐫𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐥'𝐡𝐞𝐫𝐛𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐦𝐚𝐮𝐯𝐚𝐢𝐬𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐡𝐞𝐯𝐚𝐮𝐱.
Ce serait absurde, et c'est un discours que je combats tout autant que le « C'est naturel donc c'est bon ».
La très grande majorité des chevaux peuvent vivre à l'herbe sans problème, et le pâturage reste le mode d'alimentation le plus cohérent avec leur physiologie.
Ce que je dis, c'est que « l'herbe » est un mot bien trop vague pour décrire une réalité qui va d'une steppe mongole à une prairie normande dominée par des graminées fourragères haute teneur en sucres. Ce n'est tout simplement pas le même aliment, et ça ne se gère pas de la même façon.
La vraie question n'est jamais « 𝐸𝑠𝑡-𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑚𝑜𝑛 𝑐ℎ𝑒𝑣𝑎𝑙 𝑝𝑒𝑢𝑡 𝑎𝑙𝑙𝑒𝑟 𝑎̀ 𝑙'ℎ𝑒𝑟𝑏𝑒 ? » mais plutôt 𝐪𝐮𝐞𝐥 𝐜𝐡𝐞𝐯𝐚𝐥, 𝐬𝐮𝐫 𝐪𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐩𝐫𝐚𝐢𝐫𝐢𝐞, 𝐚̀ 𝐪𝐮𝐞𝐥 𝐦𝐨𝐦𝐞𝐧𝐭, 𝐞𝐭 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 ?
👉🏼 Un cheval en bonne santé métabolique, sans surpoids, peut parfaitement déprimer vos parcelles au printemps et pâturer toute la saison, à condition que l'accès soit progressif et la gestion adaptée.
👉🏼 Un cheval sujet au syndrome métabolique, en surpoids ou atteint de Cushing aura besoin d'un calendrier et de modalités très différents.
👉🏼 Et entre ces deux extrêmes, il y a autant de situations que de chevaux.
𝐂’𝐞𝐬𝐭 𝐥𝐚̀ 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐚 𝐠𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐩𝐫𝐚𝐢𝐫𝐢𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐧𝐝 𝐭𝐨𝐮𝐭 𝐬𝐨𝐧 𝐬𝐞𝐧𝐬
Le pâturage tournant, l'adaptation du temps de présence, la connaissance de la composition de ses prairies, le suivi de l'état corporel de chaque cheval, la transition alimentaire progressive au printemps...
Tout ça, ce sont des outils qui permettent de faire du pâturage un allié plutôt qu'un risque.
Ils demandent de l'𝐨𝐛𝐬𝐞𝐫𝐯𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧, de la 𝐦𝐞́𝐭𝐡𝐨𝐝𝐞 et une bonne 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐫𝐞́𝐡𝐞𝐧𝐬𝐢𝐨𝐧 de ce qui se passe à la fois dans la plante, et dans l'organisme du cheval.
La composition de vos prairies, c'est aussi quelque chose sur lequel vous avez des leviers à long terme. Et sur ce point, 𝐥𝐚 𝐝𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬𝐢𝐭𝐞́ 𝐯𝐞́𝐠𝐞́𝐭𝐚𝐥𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐯𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐦𝐞𝐢𝐥𝐥𝐞𝐮𝐫𝐞 𝐚𝐥𝐥𝐢𝐞́𝐞.
Une prairie riche en espèces (𝑔𝑟𝑎𝑚𝑖𝑛𝑒́𝑒𝑠 𝑣𝑎𝑟𝑖𝑒́𝑒𝑠, 𝑙𝑒́𝑔𝑢𝑚𝑖𝑛𝑒𝑢𝑠𝑒𝑠, 𝑝𝑙𝑎𝑛𝑡𝑒𝑠 𝑎𝑟𝑜𝑚𝑎𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒𝑠, ℎ𝑒𝑟𝑏𝑎𝑐𝑒́𝑒𝑠 𝑑𝑖𝑣𝑒𝑟𝑠𝑒𝑠...) offre au cheval la possibilité de faire ce pour quoi il est programmé depuis des millions d'années : choisir, sélectionner, varier, et autoréguler partiellement son ingestion en fonction de ce que son organisme lui réclame.
Alors la prochaine fois que quelqu'un vous dit que l'herbe c'est forcément bon parce que c'est naturel, répondez-lui qu'un champignon vénéneux aussi, c'est naturel... mais c’est pas forcément bon pour autant ^^ 🍄
La question n'a jamais été de savoir si c'est naturel. La vraie question, c'est : 𝐄𝐬𝐭-𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐜'𝐞𝐬𝐭 𝐚𝐝𝐚𝐩𝐭𝐞́ 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐜𝐞 𝐜𝐡𝐞𝐯𝐚𝐥-𝐥𝐚̀, 𝐬𝐮𝐫 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐩𝐫𝐚𝐢𝐫𝐢𝐞-𝐥𝐚̀, 𝐚̀ 𝐜𝐞 𝐦𝐨𝐦𝐞𝐧𝐭-𝐥𝐚̀ ?
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Je suis Marie-Laure Guénot, fondatrice de TERRES ET CHEVAUX et du bureau d’études ÉQUI SYSTÈME.
Depuis 12 ans, j'accompagne particulier·es et professionnel·les dans la conception d'écuries éco-gérées et la gestion agro-écologique des terres.
Actuellement, je porte également le projet de L’ÉQUICENTRE à Villefranche-de-Rouergue, un tiers-lieu équin à vocation sociale et éducative.