Séverine Stas - Nutrithérapeute

Séverine Stas - Nutrithérapeute Nutrithérapeute certifiée CFNA - Membre agréé UDNF
L'alimentation au coeur de la santé. Approche globale, bienveillante et confortable.

Perte de poids, thyroïde, ménopause, retour de l'énergie, sommeil, immunité, douleurs chroniques...

02/06/2026

🧩🌿 Autisme et nutrition : que nous dit la recherche ?

À l’occasion de la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, il est essentiel de rappeler que les troubles du spectre de l’autisme (TSA) sont des troubles neurodéveloppementaux complexes, multifactoriels et très hétérogènes.

La recherche s’intéresse aujourd’hui de plus en plus aux interactions entre :
🔹 microbiote intestinal
🔹 immunité
🔹 inflammation de bas grade
🔹 perméabilité intestinale
🔹 alimentation et comportements alimentaires sélectifs

De nombreuses personnes avec TSA présentent également des troubles digestifs, une hypersélectivité alimentaire ou certaines carences nutritionnelles pouvant influencer la qualité de vie.

👉 Plusieurs axes nutritionnels sont actuellement étudiés :
• 🦠 le microbiote intestinal et l’axe intestin-cerveau
• 🧬 les mécanismes neuro-immunitaires et inflammatoires
• 🥦 l’impact des habitudes alimentaires et des déficits micronutritionnels
• ⚡ le stress oxydatif et la fonction mitochondriale

⚠️ Les connaissances restent encore incomplètes et parfois contradictoires.

À ce jour, aucun régime ou complément ne “guérit” l’autisme.
En revanche, une approche nutritionnelle individualisée peut parfois contribuer à :
✔️ améliorer le confort digestif
✔️ corriger certaines carences
✔️ soutenir la qualité de vie et le bien-être global

💬 Mieux comprendre la complexité des TSA, c’est aussi promouvoir un accompagnement plus global, plus individualisé et plus respectueux des besoins de chacun.

🔎 Publications scientifiques :
Microbiote et autisme :
https://www.frontiersin.org/journals/neuroscience/articles/10.3389/fnins.2025.1587818/full
Axe intestin-cerveau et TSA :
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK573606/
R***e microbiote-immunité-autisme :
https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC11936958/

26/05/2026

Le lipoedème est une pathologie chronique du tissu adipeux qui touche presque exclusivement les femmes, caractérisée par une augmentation disproportionnée de la graisse sous-cutanée dans les jambes, les hanches et parfois les bras, souvent associée à douleur, fragilité des tissus et ecchymoses fréquentes. Cette graisse est résistante aux régimes et à l’exercice, et la cause reste mal comprise.

Une étude pilote récente a comparé le profil du microbiote intestinal de femmes atteintes de lipoedème à celui de femmes sans cette condition.

🧠 Pourquoi le microbiote intestinal est important ?

Le microbiote — l’ensemble des bactéries qui vivent dans notre intestin — contribue à réguler la digestion, l’inflammation, le métabolisme et l’immunité. Des altérations de ces populations bactériennes (dysbiose) peuvent favoriser un environnement métabolique défavorable, avec inflammation et perturbation du métabolisme des graisses.

📊 Résultats clés de l’étude :

- Bien que la diversité globale des bactéries n’ait pas été différente, certains groupes de bactéries spécifiques (familles et genres) étaient significativement différents chez les femmes atteintes de lipoedème, notamment des réductions de Eggerthellaceae et des augmentations de Propionibacteriaceae et Acidaminococcaceae.
- Ces différences étaient corrélées à des marqueurs de composition corporelle défavorables (par exemple plus de graisse intramusculaire et moins de masse maigre), suggérant une interaction possible microbiote-tissu adipeux dans cette condition.

🔍 Ce que cela signifie :

Cette première exploration indique que le microbiote intestinal pourrait être différemment structuré chez les personnes avec lipoedème, et potentiellement impliqué dans les voies métaboliques et inflammatoires qui caractérisent la maladie. C’est une piste prometteuse pour mieux comprendre cette pathologie encore trop méconnue, ouvrir des approches thérapeutiques et renforcer l’importance d’une vision globale du métabolisme, de l’inflammation et de l’intestin.

26/05/2026

🧠 Alimentation et santé cognitive : et si la nutrition faisait partie de la solution ?

Une étude récente montre qu’un programme basé sur le régime méditerranéen pourrait améliorer certaines fonctions cognitives chez les adultes âgés.

👉 Pourquoi cela fonctionne-t-il ?

Parce que ce type d’alimentation agit sur plusieurs mécanismes clés :
🔹 réduction de l’inflammation chronique
🔹 amélioration du stress oxydatif
🔹 soutien du fonctionnement cérébral
🔹 effets positifs sur le microbiote intestinal

🥦 Le régime méditerranéen, c’est notamment :
• fruits et légumes
• poissons riches en oméga-3
• huile d’olive
• alimentation peu transformée

🔎 Référence scientifique :
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41978123/

👉 Ce que cela nous rappelle : l’alimentation ne nourrit pas seulement le corps… mais aussi le cerveau.
⚠️ Bien sûr, il ne s’agit pas d’un traitement à lui seul, mais d’un levier complémentaire dans une approche globale de la santé.

19/05/2026

🌍 Journée mondiale des Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin (MICI)

Maladie de Crohn, rectocolite hémorragique…
Des maladies complexes, en forte augmentation, où l’inflammation intestinale s’installe durablement.

👉 Et si notre alimentation jouait un rôle plus important qu’on ne le pense ?

Les recherches récentes montrent que certains facteurs alimentaires sont associés :
🔹 à un risque accru de MICI
🔹 ou à l’évolution de la maladie

🍔 Les facteurs associés à un risque plus élevé :
• consommation élevée de viandes rouges et transformées
• aliments ultratransformés
• alimentation de type “occidental”

🥦 Les facteurs potentiellement protecteurs :
• fruits et légumes
• fibres alimentaires
• certains profils alimentaires riches en aliments peu transformés

👉 Pourquoi ?

Parce que l’alimentation influence directement :
• le microbiote intestinal
• l’inflammation
• l’intégrité de la barrière intestinale

🔎 Référence scientifique (r***e de synthèse) :
https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC11063602/

⚠️ Il n’existe pas de régime unique pour les MICI : les réponses sont individuelles et dépendent de la phase de la maladie.

💬 La nutrithérapie ne remplace pas les traitements médicaux, mais elle ouvre des pistes concrètes pour mieux accompagner le terrain.

15/05/2026

On connaît surtout la mélatonine pour son rôle dans l’endormissement… mais elle agit en réalité sur de nombreux mécanismes du corps, bien au-delà du sommeil.

Une grande analyse regroupant 63 études cliniques s’est intéressée à ses effets sur la santé cardiovasculaire et métabolique. Les résultats montrent que la supplémentation en mélatonine peut :

-Faire légèrement baisser la tension artérielle
-Améliorer certains lipides sanguins (↓ LDL, ↑ HDL)
-Réduire l’inflammation (CRP, IL-6, TNF-α)
-Renforcer les défenses antioxydantes
-Améliorer la glycémie à jeun

⚖️ Le tout sans modifier le poids ni perturber les paramètres métaboliques stables comme l’HbA1c.

Ce qu’on apprend ici :

➡️ La mélatonine a des effets plurifonctionnels — elle influence aussi l’immunité, l’inflammation, le métabolisme et le stress oxydant.
➡️ Elle pourrait soutenir la santé cardiométabolique chez certaines personnes, en complément d’un mode de vie adapté.

Cela ne signifie pas qu’elle “remplace” un traitement, mais que son rôle dépasse largement la simple régulation du sommeil. Une molécule bien plus polyvalente qu’on ne le pense !

13/05/2026

La qualité des glucides compte… dès le premier repas.

Une étude récente montre que des pancakes à base de céréales complètes modifient la réponse métabolique après ingestion.

👉 https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41895826/

➡️ À apport égal, tous les glucides n’ont pas le même impact.

Un rappel important :

la structure alimentaire (fibres, matrice, transformation) influence directement la glycémie et le métabolisme.

Une notion centrale en nutrithérapie, qui privilégie une approche qualitative de l’alimentation, au-delà du simple comptage calorique.

22/04/2026

🧠 Et si certains nutriments jouaient un rôle clé dans la protection de notre cerveau ?
Une publication récente de mars 2026 met en lumière l’importance de certains cofacteurs nutritionnels dans les mécanismes impliqués dans la neurodégénérescence.

🔬 Ce que montre la recherche
Certains déséquilibres biologiques sont au cœur des maladies neurodégénératives :
• stress oxydatif
• inflammation chronique
• accumulation de composés toxiques

➡️ Et plusieurs nutriments interviennent directement dans ces mécanismes :
👉 Vitamines B6 et B9
• impliquées dans le métabolisme de l’homocystéine
• un excès d’homocystéine est associé à un risque accru de déclin cognitif
👉 Glutathion (GSH)
• antioxydant majeur intracellulaire
• protège les neurones du stress oxydatif
👉 Taurine
• rôle dans la régulation du calcium
• effets neuroprotecteurs et anti-inflammatoires

💡 En pratique
Sans parler de “solution miracle”, ces données renforcent une idée essentielle :
✔️ soutenir les apports en micronutriments
✔️ préserver les systèmes antioxydants
✔️ agir en prévention

Parce que la santé cérébrale se construit aussi… dans l’assiette.

14/04/2026

L’obésité n’est plus un problème marginal : elle touche désormais plus d’un milliard de personnes dans le monde… soit 1 personne sur 8. Et un chiffre encore plus alarmant : 1 enfant sur 10 est obèse.
Les grandes études mondiales sont formelles : la malbouffe tue. Le Global Burden of Disease estime que 11 millions de décès prématurés sont liés à une mauvaise alimentation – plus que la pollution de l’air ou même le tabac.
Comme l'illustre le graphique, quand on regarde ce que nous consommons chaque jour, on comprend vite pourquoi.
➡️ Dans l’alimentation moderne, plus de la moitié des produits sont sucrés ou ultratransformés : sodas, barres chocolatées, céréales du petit-déjeuner, biscuits, plats industriels… Ces aliments sont riches en sucres, graisses de mauvaise qualité, additifs et émulsifiants qui perturbent le microbiote, augmentent l’inflammation et poussent au surpoids.
Les enfants sont les premières victimes : leur alimentation est façonnée non pas par leurs choix, mais par un environnement saturé de marketing agressif. Une publicité pour la malbouffe augmente de 45 % le grignotage dans les minutes qui suivent.
💡 La bonne nouvelle ? On peut agir. Même un changement de 10 % dans l’alimentation – remplacer les aliments ultratransformés par des aliments frais – réduit déjà le risque de cancers, de diabète et de maladies cardiovasculaires.
👍 Conseils simples pour protéger votre santé (et celle des enfants)
• Privilégier les aliments frais, locaux et si possible bio.
• Limiter les produits portant une liste d’ingrédients longue ou incompréhensible.
• Boire principalement de l’eau, éviter sodas et boissons aromatisées.
• Proposer aux enfants un environnement sans pub alimentaire (quand c’est possible).
• Réapprendre à cuisiner simple : légumes, légumineuses, céréales complètes, fruits, noix…
Chaque geste compte. Mettre la santé avant les profits, c’est aussi une responsabilité collective. 🌱

Références
NCD Risk Factor Collaboration (NCD-RisC). Worldwide trends in underweight and obesity from 1990 to 2022: a pooled analysis of 3663 population-representative studies with 222 million children, adolescents, and adults, Lancet, 2024, 403 (10431) : 1027-1050. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/38432237/
GBD 2017 Diet Collaborators. Health effects of dietary risks in 195 countries, 1990-2017: a systematic analysis for the Global Burden of Disease Study 2017. Lancet. 2019 May 11;393(10184):1958-1972. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/30954305/
www.unicef.fr/article/une-premiere-mondiale-le-taux-global-dobesite-devance-celui-de-linsuffisance-ponderale-chez-les-enfants-et-les-adolescents-dage-scolaire/
How food environments are failing children www.unicef.org/reports/feeding-profit
Fiolet T, et al. Consumption of ultra-processed foods and cancer risk: results from NutriNet-Santé prospective cohort. BMJ. 2018 Feb 14;360:k322. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29444771/
Veerman JL et al, By how much would limiting TV food advertising reduce childhood obesity ? Eur J Public Health, 2009, 19 (4) : 365-9. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/19324935/
The Lancet, Ultra-processed foods: time to put health before profit, Lancet, 2025, 406 (10520) : 2601 www.thelancet.com/series-do/ultra-processed-food

11/04/2026

🧠 02 avril – Journée mondiale de la maladie de Parkinson

La maladie de Parkinson est souvent réduite à ses symptômes moteurs (tremblements, rigidité…).

Mais en réalité, elle débute bien avant, parfois des années en amont.

👉 Ce que montre la recherche actuelle -> la maladie repose sur des mécanismes biologiques complexes : dysfonction mitochondrialestress oxydatif, inflammation chronique, altérations des systèmes de détoxification cellulaire

Ces déséquilibres contribuent progressivement à la dégénérescence des neurones dopaminergiques.

👉 Autre élément clé : la maladie ne concerne pas uniquement le cerveau.

Le microbiote intestinal et l’inflammation périphérique pourraient également jouer un rôle dans son développement.

💡 Ce que cela change ?

On ne parle plus uniquement de traitement… mais aussi de compréhension des mécanismes en amont.

➡️ Une approche qui ouvre des perspectives en prévention et en accompagnement global.

🔗 Étude : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40362688/

07/04/2026

La santé ne se résume pas à l’absence de maladie.

C’est un état d’équilibre dynamique, influencé chaque jour par nos choix, notre environnement… et notre alimentation.

À l’occasion de la Journée mondiale de la santé, il est essentiel de rappeler que de nombreuses pathologies chroniques (maladies cardiovasculaires, diabète, troubles inflammatoires, certains cancers) trouvent leur origine dans des déséquilibres progressifs, souvent silencieux.

👉 Inflammation de bas grade
👉 Stress oxydatif
👉 Déséquilibres métaboliques
👉 Altérations du microbiote
Ces mécanismes, aujourd’hui bien documentés, constituent des cibles majeures de prévention.

La nutrithérapie s’inscrit précisément dans cette approche : comprendre les mécanismes biologiques pour agir en amont, de manière individualisée, sur les déterminants de la santé.
✔️ Adapter l’alimentation
✔️ Optimiser les statuts micronutritionnels
✔️ Soutenir les grandes fonctions physiologiques
✔️ Prévenir plutôt que subir

Parce que la santé se construit chaque jour, à l’interface entre science et mode de vie.

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