20/11/2025
Une explication holistique de la fibromyalgie ...
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Quand le corps s’épuise, quand la douleur s’installe, il arrive un moment où le corps dit stop.
Après le traumatisme, la lutte, le trop-plein d’émotions, le stress qui ne diminue plus, il se met en survie.
Le système nerveux reste figé en mode alerte, comme un soldat qui n’a jamais reçu l’ordre de cesser le combat.
Alors le cerveau, croyant encore au danger, continue d’envoyer des signaux de détresse — même quand tout est enfin calme. La fibromyalgie s'installe.
Aucun examen n'objectivera ces douleurs.
Il devient de plus en plus clair qu'il y a un lien entre traumatisme et douleur. Une forme de somatisation qui ne disparaît que quand esprit et corps se réconcilient, et que le second ne soit plus en hypervigilance.
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Le cortisol — l’anti-inflammatoire naturel.
On parle souvent de traitements, de pilules, d’ordonnances… mais en complément d'une prise en charge médicale et psychologique, quelques gestes simples peuvent amplifier l'atténuation des douleurs :
la lumière du jour,
le mouvement,
la respiration.
Quand la lumière manque, le rythme se dérègle.
Quand le corps ne bouge plus, le système nerveux s’alarme, la fatigue s’installe, la douleur s’amplifie — et le cercle vicieux se referme.
On ne guérit pas en s’arrêtant de vivre.
On guérit en réapprenant à bouger, lentement, patiemment, comme on apprivoise la confiance.
En se respectant, en écoutant son rythme, ses envies et ses besoins.
La plupart des "fibrettes" sont des personnes vives, actives, qui ne s'arrêtent pas. Lorsque la fibromyalgie les terrasse, elles culpabilisent, et ne savent plus se mettre des limites. Elles "exagèrent ", et le corps riposte en relançant un cycle de douleurs.
Le corps n’est ni faible, ni incohérent, ni fou.
Il est simplement resté en mode survie trop longtemps.
Et ce qu’il dit, c’est :
« J’ai eu peur trop longtemps.
Je ne sais pas encore que le danger est passé.
Montre-moi la sécurité. »
Le Parcours Fibromyalgie est un accompagnement psychothérapeutique qui permet de comprendre, mettre en mots et faire la paix avec son passé.
Réapprendre la sécurité
On ne reprogramme pas le système nerveux à coups de volonté.
Ni en forçant, ni en se jugeant, ni en “se motivant”.
On le rééduque avec douceur :
en respirant,
en s’exposant chaque matin à la lumière naturelle,
en marchant lentement, mais souvent,
en étirant le corps plutôt qu’en le contractant,
en lui parlant comme à un enfant effrayé.