08/10/2020
Pour le commun des mortels, la psychomotricité est souvent assimilée au fait de bouger son corps de manière bien coordonnée, en équilibre. L’amalgame psychomotricité = parcours psychomoteur = gymnastique pour les enfants est facile à faire ...
Pourtant, la psychomotricité c’est bien plus que cela.
C’est une approche tellement riche de la manière dont se construit l’être humain.
Elle considère l’intrication des différents mécanismes en jeu dans le développement de l’enfant : des mécanismes, certes, moteurs (et même sensorimoteurs). Mais également affectifs et cognitifs.
Et c’est justement au centre de tous ces 3 pôles que se situe la psychomotricité. Plus que la somme de ceux-ci, elle constitue l’essence même de ce qui les relie.
On ne peut pas juste bouger, juste ressentir des émotions ou juste réfléchir. L’être humain fait toujours les 3 en même temps.
Sensorimotricité 🌀 Affectivité 🌀 Fonctions cognitives : chacun de ces 3 pôles de développement influence donc les deux autres.
La manière dont ces 3 pôles s’articulent, au sein de la fonction psychomotrice, détermine une façon toute personnelle d’entrer en relation avec l’environnement, avec soi-même, avec les autres.
Pour votre enfant, le développement psychomoteur représente donc un processus neurophysiologique complexe, dépendant de son milieu de vie, de son entourage relationnel et des expériences qu’il pourra y faire pour se construire, s’édifier.
Car il s’agit bien d’un édifice à ériger, à renforcer, à stabiliser, à ajuster en fonction des évènements.