07/03/2026
🪷 Je sais que ma posture peut parfois sembler particulière dans ce milieu : je choisis volontairement de ne pas m’associer à des personnes dont je ne partage pas profondément les valeurs. Cela rend sans doute le chemin plus exigeant, mais c’est un choix que j’assume pleinement, et je continuerai à porter ce projet avec cœur, rigueur et le profond respect des valeurs qui me guident.
Ces derniers temps, je vois fleurir de nombreuses conférences et ateliers autour de sujets sensibles : TDAH, hypersensibilité, manipulation, dépendances, dépression, anxiété, burn-out … J’ai vu que nous osions comparer schizophrénie et pervers narcissique..!!!! Stop!
Ces thèmes touchent à l’intime, à la souffrance, à la complexité humaine. Et pourtant, quelque chose m’inquiète : une bonne communication peut parfois donner beaucoup de crédit à des contenus qui manquent de profondeur ou de rigueur.
Ce message n’est dirigé contre personne. C’est simplement une invitation à la vigilance.
En tant que psychologue clinicienne, je sais combien ces sujets demandent de la formation, de la nuance et de l’humilité. Même après des années d’études et de pratique, nous continuons à nous remettre en question, à travailler en supervision, à nous former encore.
Parce que comprendre l’humain ne se résume jamais à quelques concepts séduisants.
Je pense aussi à tous ces professionnels remarquables qui travaillent dans l’ombre : cliniciens, chercheurs, experts de terrain…
Ils ont des choses profondes à transmettre, mais sont souvent moins visibles.
Et peut-être simplement rappeler ceci :
en tant qu’organisateurs comme en tant que participants, nous avons une responsabilité.
Celle de vérifier les parcours.
Celle de cultiver notre esprit critique.
Celle de ne pas confondre visibilité et expertise.
Parce que lorsque l’on parle de la psyché humaine, la rigueur et l’éthique comptent infiniment plus que la lumière des projecteurs.