31/03/2026
Il y a trois ans, le 22 mars 2023, le gouvernement Vivaldi commandait la production d’un rapport académique et scientifique sur l’accès à l’interruption volontaire de grossesse en Belgique. 3 ans plus t**d, force est de constater que le dossier est loin d’être une priorité pour le gouvernement. Depuis les élections législatives, 2 propositions de loi, une du PS, l’autre d’Ecolo-Groen, ont été rejetées.
Le document, formulant 25 recommandations unanimes pour améliorer la législation autour des droits reproductifs est mis sous le tapis. Comme le souligne la plateforme Abortion RIghts, c’est un manque de respect flagrant envers le travail de recherche qui a mené à ce rapport, ainsi qu’aux nombreuses mobilisations de la société civile pour faire progresser l’accès à ce soin de santé.
C’est aussi un mépris envers les plus de 400 femmes en Belgique qui, chaque année, sont obligées d’aller avorter à l’étranger.
A ce jour, plus de 29 000 personnes en Belgique ont signé la pétition d’Amnesty International qui exhorte les parlementaires à changer la loi. La Belgique a un devoir d’aligner son cadre législatif sur les obligations internationales en la matière. Il est nécessaire et urgent de supprimer les sanctions pénales à l’encontre des personnes qui avortents ou des médecins qui pratiquent des avortement en dehors du cadre légal, d’allonger le délai d’accès à l’IVG, la suppression du délai obligatoire de réflexion de 6 jours et la suppression de l’obligation de rappel des diverses possibilités d’accueil.
Notre déclaration commune : https://amn.st/6185B65Gqf