22/05/2026
Vous utilisez l’Exalang 8-11 ? Alors ce post devrait vous intéressez!
Saviez-vous que, pour l’épreuve de répétition de non-mots, le seuil le plus pertinent ne serait pas forcément celui qu’on applique “par habitude” ?
Dans le mémoire de Labbé (2014), plusieurs épreuves ont été comparées pour identifier des enfants avec TDL :
L’objectif : étudier leur sensibilité, leur spécificité, à différents seuils : –1, –1,25 et –2 écarts-types.
Et les résultats sont loin d’être anecdotiques.
Pour la répétition de non-mots de la L2MA2, la spécificité est très élevée : les enfants contrôles sont bien reconnus comme tels. Mais la sensibilité est plus faible : quelque soit le seuil choisi, trop d’enfants avec TDL risquent de ne pas être repérés.
À l’inverse, la répétition de non-mots de l’Exalang 8-11 présente de bons taux de sensibilité et de spécificité aux trois seuils étudiés. Au seuil de –1,25 écart-type, la sensibilité = 90% et la spécificité = 100%.
Pour l’ELO, le meilleur seuil est –2 écarts-types =sensibilité : 90% ; spécificité : 95%.
Il n’existe donc pas de seuil universel !
C’est tout l’intérêt d’étudier le pouvoir discriminant : ne pas choisir un seuil parce qu’il est statistiquement “classique”, mais parce qu’il permet réellement de distinguer au mieux les enfants avec et sans trouble.
En pratique, cela change la question à se poser. Au lieu de demander : “Ce score est-il sous la norme ?”
Il faut aussi se demander : “Ce seuil permet-il réellement d’identifier les enfants concernés, sans multiplier les erreurs de classification ?”
C’est exactement le type de données psychométriques dont nous avons besoin pour utiliser nos tests avec plus de précision, de prudence et de rigueur clinique.
Lien vers le mémoire : https://matheo.uliege.be/handle/2268.2/712