26/02/2026
Il y a encore une justice en Belgique…
C’est une humiliation juridique totale pour la coalition. Le gouvernement voulait jouer les durs avec sa réforme de l’asile pour décourager les arrivées, mais la Cour constitutionnelle vient de siffler la fin de la récréation. En voulant couper les vivres aux demandeurs d’asile pour « désengorger » le réseau et faire des économies, l’État s’est pris le mur de la réalité : on ne peut pas fabriquer de la misère organisée juste pour faire passer un message politique. La Cour a jugé que les risques de dégâts humains étaient « irréparables ».
Concrètement, la justice suspend deux mesures phares jugées potentiellement inhumaines : le refus d’aider les réfugiés déjà reconnus ailleurs (les fameux « cas Dublin ») et la suppression de l’aide financière quand les centres Fedasil sont saturés. Le raisonnement des juges est implacable et sans appel : laisser des êtres humains sans toit ni nourriture, c’est violer leur dignité fondamentale (article 23 de la Constitution). L’État ne peut pas organiser sa propre défaillance et espérer que la rue règle le problème à sa place en laissant les gens crever de faim.
Ce jugement est un rappel brutal à l’ordre pour le monde politique : la Constitution n’est pas une option, même en temps de crise migratoire. En tentant de priver les plus précaires du strict minimum vital, le gouvernement a franchi la ligne rouge du droit. Il va devoir revoir sa copie et rouvrir le portefeuille, car la stratégie du « pourrissement » pour faire fuir les gens vient officiellement d’être déclarée illégale par la plus haute juridiction du pays.
Source : Cour constitutionnelle (Arrêt 23/2026) – 26 février 2026