07/01/2026
Parfois, je me dis que je vais prendre des vacances de la politique, couper tout pendant quelques semaines (quelques mois ?), pour recharger les batteries, me consacrer à d'autres occupations importantes — enfin, vous voyez.
Mais ce n'est pas possible : nous vivons une période de régression sociale tellement grave, nous faisons face à des mesures tellement bêtes et méchantes que je ne parviens pas à rester silencieux.
Voici un nouveau sommet qui est atteint : les cantines scolaires sont touchées par l'augmentation de la TVA. C'est un service social qui est rendu là, un service de base qui contribue grandement à ce que beaucoup d'enfants aient accès à une alimentation de qualité (particulièrement à Liège, où la qualité des repas scolaires est aujourd'hui remarquable, même si ça n'a pas toujours été le cas).
Après la suppression de la gratuité des repas scolaires dont bénéficiaient les (55.000) élèves des écoles connaissant le plus de difficultés sociales, voilà donc l'ensemble des cantines scolaires mises en difficulté par la coalition des droites. Et même les crèches sont touchées (1000 enfants, rien qu'à Liège !) comme me le précise mon camarade Davide Arcadipane, dont toutes les personnes qui suivent les enjeux d'alimentation à Liège savent le rôle essentiel qu'il a joué et continue à jouer pour des repas scolaires sains, locaux, bio.
Vous avez voté pour Les Engagés parce que c'est le parti de la famille, le parti des , blablabla ? Voilà le résultat !
Je suis vraiment curieux de voir si les élus locaux de ce parti vont avoir le courage de bloquer la mesure (Carine Clotuche ? Benjamin Hurard ? Vous en pensez quoi ? Vous allez laisser passer ça — aussi — en silence ?). Ils en ont parfaitement le pouvoir : ils tiennent les instances internes de ce parti et peuvent exiger de celui-ci qu'il fasse de ce point une question de gouvernement.
Encore trois ans et demi à tenir jusqu'aux élections. Ça va être long, très très long. Et les dégâts vont être immenses.
PS : On m'informe que cela concerne aussi les repas livrés à domicile pour les personnes dépendantes ou les repas dans les maisons de repos (alors que celles-ci sont déjà coûtent déjà souvent plus cher que le montant de la pension de leurs résidents). Les personnes qui ont décidé de ces règles mesurent-elles les conséquences ? Dans l'affirmative, c'est grave. Dans la négative aussi.
[Proposition d'action, à diffuser : interpellez les élus Engagés de votre commune et demandez-leur s'ils sont d'accord avec cette mesure et, dans la négative, ce qu'ils comptent faire pour la bloquer. Je pense que si quelques milliers de personnes conjuguent leurs efforts en ce sens, ça aura de l'effet.]